9 août 1945 : Nagasaki, une ville sacrifiée pour la paix mondiale

La capitulation de l'empire du Soleil-Levant mit un terme à la 2nde guerre mondiale, mais pas au calvaire des Japonais.
Champignons atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Par George R. Caron / Charles Levy — Nagasakibomb.jpgAtomic_cloud_over_Hiroshima.jpg, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=12204929
Champignons atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Par George R. Caron / Charles Levy — Nagasakibomb.jpgAtomic_cloud_over_Hiroshima.jpg, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=12204929

Le 9 août 1945, à 11h02, un grondement sourd fend le ciel au-dessus de Nagasaki. Quelques secondes plus tard, une lumière aveuglante efface une partie de la ville. Aujourd’hui, 80 ans après, cette date reste gravée dans l’Histoire comme l’un des moments les plus tragiques du XXe siècle et aussi comme celui qui permit d’entrevoir l’issue d’un conflit sanglant. En effet, le bombardement atomique de Nagasaki, comme celui d’Hiroshima trois jours plus tôt, a précipité la capitulation de l’empire du Soleil-Levant, scellant ainsi à jamais la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Un monde en guerre

En 1945, alors que l’Allemagne nazie a déjà capitulé, le Japon continue de se battre. Le pays est alors encerclé, son économie ruinée et ses grandes villes incendiées par les bombardements conventionnels. Cependant, l’idée même de reddition est impensable, pour les dirigeants japonais. La voie du guerrier que ces derniers suivent, le Bushidô, valorise l’honneur et le sacrifice au détriment de la défaite, même au prix de la mort.

Du côté américain, la guerre a déjà coûté plusieurs centaines de milliers de vies (plus de 400.000). Les combats dans le Pacifique, notamment à Iwo Jima et Okinawa, ont révélé l’extrême ténacité de l’armée japonaise, prête à se battre jusqu’au dernier homme. L’état-major estime qu’une invasion du Japon, prévue pour novembre 1945, pourrait provoquer entre 250.000 et un million de morts parmi les troupes américaines. Un tel bilan est jugé inacceptable.

Cependant, les États-Unis disposent désormais d’une arme nouvelle, dont la puissance apocalyptique a été démontrée en 1945 lors d’un essai dans le désert du Nouveau-Mexique. Le président Truman, après avoir lancé un ultimatum resté sans réponse, autorise alors l’emploi de la bombe atomique pour contraindre le Japon à une capitulation immédiate et sans conditions.

Hiroshima et Nagasaki

Le 6 août 1945 à 8h15, le bombardier américain Enola Gay largue sur Hiroshima « Little Boy », une bombe à l’uranium. La détonation équivaut à 15.000 tonnes de TNT. Une boule de feu s’élève vers les cieux et embrase l’atmosphère : la température grimpe à plus de 5.000 °C. En une fraction de seconde, des dizaines de milliers de personnes sont pulvérisées. Les survivants, brûlés vifs ou irradiés, errent tels des morts-vivants parmi les décombres de leur ville en cendres. Le bilan humain est effroyable : environ 140.000 morts avant la fin de l’année 1945, des victimes qui s'ajouteront aux morts militaires et civils japonais durant ce conflit : au total, plus de deux millions de militaires, entre 500.000 et un million de civils. Bien d’autres périront, dans les années suivantes, victimes de cancers et de maladies liées aux radiations. Malgré cet enfer déclenché sur Terre, Tokyo ne manifeste toujours aucun signe clair de reddition.

Face à l’obstination du gouvernement japonais, les États-Unis décident de frapper une seconde fois. Le 9 août 1945, une seconde bombe, « Fat Man », cette fois au plutonium, est ainsi embarquée à bord du B‑29 Bockscar. La cible initiale, Kokura, est épargnée à cause d’une couverture nuageuse trop dense. Les pilotes se dirigent alors vers Nagasaki, une ville portuaire industrielle nichée entre les montagnes.

À 11h02, la bombe explose à 500 mètres d’altitude. L’effet est tout aussi dévastateur qu’à Hiroshima. Environ 80.000 personnes périssent face à la déflagration qui détruit tout sur plusieurs kilomètres. Par miracle, le jardin de l’Immaculée, le couvent franciscain fondé sur les hauteurs de la ville par le moine polonais Maximilien Kolbe, mort à Auschwitz en 1941, est épargné. On dit même que les personnes qui s’y étaient réfugiées furent préservées des radiations.

Face à cette nouvelle apocalypse, le gouvernement japonais n’a plus aucun choix. Le 15 août, l’empereur Hiro-Hito s’adresse ainsi à la nation pour annoncer solennellement la capitulation et donc la fin de la guerre.

Les hibakusha, des victimes invisibles

Pour atteindre la paix, deux villes entières auront dû être rayées de la carte et plus de 200.000 vies auront dû être sacrifiées. Cependant, la capitulation ne mit pas un terme au calvaire des Japonais. En plus de devoir subir le joug d’une occupation américaine, des milliers de survivants, appelés hibakusha, durent apprendre à vivre avec les séquelles physiques et psychologiques des explosions. Pendant des décennies, ils furent considérés comme des pestiférés et, malheureusement, ostracisés dans la société. Mais au-delà des ruines, des cendres et des larmes, les survivants ont choisi de faire de leur douleur et de leur souffrance un message contre l’utilisation des armes nucléaires. En 2019, lors de la visite du pape François à Nagasaki et à Hiroshima, le souverain pontife avait déclaré : « En à peine un instant, tout a été dévoré par un gouffre noir de destruction et de mort. De cet abîme de silence, aujourd’hui encore, on continue d’entendre, fort, le cri de ceux qui ne sont plus. » « Au nom de toutes les victimes des bombardements et des expérimentations atomiques, ainsi que de tous les conflits, élevons ensemble un cri : plus jamais la guerre, plus jamais le grondement des armes. »

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Eric de Mascureau
Chroniqueur à BV, licence d'histoire-patrimoine, master d'histoire de l'art

Vos commentaires

81 commentaires

  1. « Le calvaire des Japonais », celui des Allemands de Dresde en 1945 – dommage. Fallait pas commencer par provoquer celui des gens de Pearl Harbor et de Londres, entre autres.

  2. Pour la paix mondiale ou pour l’intronisation du règne de l’hégémonie américaine ???? Je dis hégémonie plutôt qu’empire parce que normalement ce dernier se comporte correctement avec les pays sous sa coupe .

  3. Merci à Ravi au lit et Reney pour leurs précieux rappels. Même les Chinois gardent un souvenir abominable des guerriers Japonais, c’est dire !

  4. Voilà ce qui arrive quand on fusille 100 000 personnes à Nankin, et qu’on enterre des personnes vivantes.

  5. Comme dit un peu trop rapidement à mon goût « ces 2 bombardements … [ont] précipité la capitulation de l’empire du Soleil-Levant ». Car les documents déclassifiés ont montré que les USA et le Royaume-Uni savaient que les japonais avaient perdu la guerre. Ils avaient évalué à 4 mois maximum avant que le Japon ruiné et surtout affamé ne capitule. Alors certes des vies alliées ont été épargnées mais pas vraiment des vies japonaises. Ce prétexte de vies épargnées n’est en plus pas celui qui a primé au moment de prendre la décision de larguer la 1ère bombe. Non, ce qui primait était de faire une expérience grandeur nature sur les effets de cette nouvelle technologie. A cet effet, les sites pré-sélectionnés l’ont été du fait de leur géographie puisqu’il fallait une ville dans une cuvette pour optimiser l’effet de la bombe et en particulier celui du souffle de l’explosion.
    Alors, une guerre est terrible, et je ne suis pas anti-américain, mais il faut admettre que les dirigeants américains, grand donneur de leçons n’ont pas cillé au moment de décider de tuer les premiers 80000 morts civils. Était-ce nécessaire ? N’est-ce pas ce qu’on appelle aujourd’hui un crime contre l’humanité, concept que les USA ont pourtant fait émerger en 1945 ?…

    •  » Je ne suis pas anti-américain »…
      Hiroshima et Nagasaki furent choisies parce que c’était des grands centres industriels – autrement dit des lieux de production d’armement car le Japon ne produisait plus que ça.
      Bien sûr que tout le monde savait que le Japon avait perdu plusieurs mois avant la capitulation. De même que tout le monde savait que l’Allemagne nazie avait perdu après le D-Day, Koursk et Bagration. Le problème c’est que ni les dirigeants nazis ni les militaires Japonais ne voulaient le reconnaitre et qu’ils se fichaient comme d’une guigne de ce qui pouvait arriver à leur propre population. Ces deux régimes étaient des régimes TOTALITAIRES qui avaient éduqué leur jeunesse dans l’idée d’une supériorité raciale fantasmée et dans un fanatisme criminel. Les difficultés incroyables rencontrées par les Américains à Iwo Jima ou à Okinawa en Juin 1945 eurent un rôle décisif sur la décision d’utiliser la bombe. Avoir une telle puissance à sa disposition susceptible de stopper la guerre et ne pas l’utiliser n’aurait eu aucun sens. Wikipedia indique que rien que pour Okinawa le Japon a perdu 77 166 soldats, tués ou suicidés (sic), et les Alliés dénombrent 14 009 morts (et un total estimé à plus de 65 000 victimes de toutes sortes). Si Okinawa était stratégique pour y établir des bases aériennes, ce n’était qu’une petite ile. Les suicides furent massifs chez les soldats Japonais code du Bushido oblige, mais également chez les civils qui avaient été formatés pendant des années par la propagande militariste. Ils pensaient que les Américains allaient les brutaliser s’ils se rendaient. Or ce fut tout le contraire qui arriva. Rien que les chiffres pour la seule Okinawa sont du même ordre de grandeur que le nombre de victimes d’Hiroshima ! Alors oui ! Il fallait montrer à Hiro Hito, Tojo et leur clique que la partie avait assez duré !
      Enfin, savez-vous que le nombre de morts estimé par les planificateurs militaires américains chiffrait qu’en cas de débarquement de type D-Day sur l’Ile principale du Japon, le nombre de soldats alliés tués pouvaient aller jusqu’à 700 000 morts et aurait pu se compter en millions pour les civils Japonais compte tenu du fait qu’ils auraient été pris entre le marteau et l’enclume.
      Alors oui ! Hiroshima et Nagasaki étaient un mal ! Mais un mal absolument nécessaire !

    • Ce n’est pas seulement une histoire de nombres de vies épargnées, c’est aussi et d’abord la question de mettre fin et rapidement aux abominations que vivaient les prisonniers alliés dans les camps japonais ainsi que les populations civiles européennes capturées dans les régions dont ils avaient pris le contrôle. Les camps de prisonniers mis en place par les japonais étaient tout à fait du même niveau d’horreur que les camps de la mort nazi que les alliés venaient de libérer. Les dirigeants US avaient conscience d’une urgence.

      Connaissez vous l’histoire absolument insoutenable des 9 survivants d’un équipage de bombardier B29 US tombés aux mains des japonais le 5 mai 1945 à Fukuoka ? Je vous invite à la découvrir. Elle est un exemple du traitement que les japonais infligeaient à leurs prisonniers.

      Sinon quelques propositions de lecture pour finir l’été : Les cages de la Kempetaï, Une enfance dans les camps japonais, Les chevaliers du Bushido (liste non exhaustive).

  6. le japon étant en négociation pour une capitulation, les 2 bombes atomiques n’ont eu aucun influence sur la fin de la guerre, les USA ont procédé à ces bombardements pour 3 raisons : 1- montrer leurs puissance à leur nouvel ennemis 2-montrer aux contribuables US que les milliards de £ ont été dépensés à jute titre en inventant la légende de « la fin de la guerre » et d’ avoir éviter des milliers de morts, 3 – étudier les effets de la bombe atomique sur une population civile… ces 2 bombardements ne sont pas la dernière phase de la guerre mondiale mais la 1ere phase de la guerre froide inventée par les angloaméricains

    • Il y en a une quatrième : les USA voulant être en position de force face à l’URSS pour la répartition des influences en Europe après la victoire contre l’Allemagne, il leur fallait faire la démonstration qu’ils détenaient l’arme nucléaire.

    • C’est ce qu’on appelle une réécriture de l’histoire à postériori.
      Et c’est une bonne récitation en tout point conforme de la version woke qu’on peut lire sur des sites d’extrême gauche.

  7. Pauvres Japonais… Ils ont, fin 1941, attaqué les USA sans déclaration de guerre. L’ambassadeur du Japon était dans le bureau de son homologue Américain en train de parler de paix etbl’assurer des bonnes dispositions du wJapon, alors qu’il savait très bien que les bombardiers avaient déjà décollés pour Pearl Harbourg. Dans les îles du pacifique où ils ont débarqué, ils ont tué des civils comme des bourreaux avec actes de barbarie et torture (au niveau du HAMAS le 27 octobre).. Quand, effectivement, ils ont voulu parler de paix parce qu’ils sentaient qu’ils commençaient à perdre pied, c’était à condition de garder tout le terrain conquis. Même après Hiroshima, il se refusaient à une reddition. Ils ont tué des centaines de milliers de soldats americains. Alors, les « pauvres Japonais »… Quel autre moyen auriez vous eu à proposer, à l’époque pour que cesse cette tuerie. En Europe, pour se débarrasser du 3e Reich, il a fallut presque raser l’Allemagne.

    • Remettre l’Eglise au milieu du village et le facteur sur son vélo ! N’oublions pas non plus les atrocités japonaises en Chine, aux Philippines et en Indochine.

    • En fait si il y a eu déclaration de guerre mais la déclaration est arriver trop tard juste après l’attaque de Pearl Harbor et donc les USA ont pris cela comme une infamie et sont entré en guerre avec le Japon.

  8. On peut tout dire sur l’atrocité de l’emploi de l’arme atomique en Août 45 contre la Japon. Tout comme on peut tout dire sur Dresde. Comme on peut tout dire sur Gaza. Mais on risque de dire n’importe quoi si on ne dit pas tout des raisons et des faits qui ont conduit à ces atrocités. Et ce n’est sans doute pas la meilleure façon de conjurer la guerre et ses atrocité que « d’oublier » ce qu’en sont les causes et origines.
    Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. Matthieu 26/52.
    Il faut croire qu’Il y a ceux qui prennent l’épée, mais on est bien forcé de penser que ce n’est pas le Saint Esprit qui les fera périr.

    • Comme je l’indique plus haut, le 7 décembre 1941, l’ambassadeur du Japon avait la main sur le cœur pour assurer les USA des bonnes intention du Japon, alors qu’il savait pertinemment que les Bombardiers Japonais était déjà en route pour Hawaï. Et cette attaque a été déclenchée sans déclaration de guerre. Alors venir pleurer parce que ça a entraîné un massacre, il fallait y penser avant. C’est étonnant cette manie qu’ont les gens de pleurer sur le lait qu’ils ont eux même renversé.

      • Pas du tout. L’ambassadeur japonais devait remettre au Président US la déclaration de guerre du Japon quelques instants avant l’attaque contre Pearl Harbor. Mais la préparation (déchiffrement) du texte de cette déclaration a pris plus de temps que prévu…

  9. Au vu du nombre de commentateurs qui l’ignorent ou en font fi, on regrette qu’Éric de Mascureau n’ait pas commencé son propos en rappelant l’un des premiers principes de la morale naturelle : « La fin ne justifie jamais les moyens ».
    « Bruno » a raison : dès Midway, les Japonais avaient compris qu’ils ne gagneraient pas cette guerre. Ils n’ont pas tardé à vouloir engager des pourparlers de paix. C’est le refus américain de ces pourparlers et l’exigence d’une « capitulation sans condition » qui a provoqué le « jusqu’au-boutisme » japonais.
    Les Américains ont commis à l’égard du Japon la même erreur qu’ils avaient commise à l’égard de l’Allemagne en exigeant « an unconditional surrender » à Casablanca, le 14 janvier 1943. (« Capitulation sans condition » : Roosevelt reprenait la lamentable exigence de l’Union lors de la guerre de Sécession.) « Je me rendis immédiatement compte que la position de Hitler allait s’en trouver extraordinairement renforcée devant le peuple allemand, et ses propres alliés ; que l’opposition, qui s’était justement manifestée à la fin de décembre par la bouche de Ciano, allait perdre de sa force. Je compris avec non moins de clarté que cette question de la reddition inconditionnelle portait un coup extrêmement dur à l’opposition intérieure allemande. » (Paul-Otto SCHMIDT, Sur la scène internationale avec Hitler, Perrin, coll. « Tempus », n°720, Paris, 2018, pp. 479- 481)
    Enfin, pour présenter les Américains comme des « libérateurs » ou contester le « joug de l’occupation américaine », il faut n’avoir jamais vécu au Japon ou parlé à des Japonais. (Ni même avoir lu Amélie Nothomb !)

    • Si l’on veut avoir une vision globale de cette guerre.
      Ne pas oublier que les Japonnais dans leur conquète expasionniste avaient commis de nombreuses exactions notamment à Dankin en Chine et sur les peuples du Sud Est asiatique ( Cochinchine et autres) qu’ils avaient réduit à un pseudo esclavage. Cela rentre dans le rapport vaiqueur vaincu en extrême orient.
      Donc sans vouloir parler de vengeance on peut parler de juste « retour des choses ».
      Ne pas oublier que Staline après la capitulation Allemande été en train de faire traverser son pays d’Ouest en Est pour attaquer le Japon à revers. La situation aurait été plus compliquée pour les Japonnais mais aussi pour les Américains pour négocier les « conditions » de la capitulation.
      Enfin même si le chiffre des victimes est terrifiant, on peut affirmer que les 2 bombes ont évité un nombre encore plus grand de victimes des 2 cotés et je pense surtout au peuple Japonnais qui aurait été décimé par les bombardements avec des armes comme le napalm, mais aussi par l’armée japonnaise qui se serait de son propre peuple comme des Kamikazes ou des boucliers humains.
      Cela a permis de donner aussi un coup d’arret au principe des guerres mondiales.

      • Répondre au crime par un crime ne sera jamais une attitude juste, ou un « juste » retour des choses ; user du crime pour « donner un coup d’arrêter » sera toujours une attitude moralement condamnable. « Une fin bonne ne rend pas bonne une conduite qui est mauvaise en raison de son objet, car la fin ne justifie pas les moyens. Les circonstances peuvent atténuer ou augmenter la responsabilité de l’auteur, mais elles ne peuvent modifier la qualité morale des actes eux-mêmes. Elles ne rendent jamais bonne une action mauvaise en soi. » (Compendium du Catéchisme de l’Église catholique, n°368)

    • « la même erreur qu’ils avaient commise à l’égard de l’Allemagne » Je ne répondrai qu’à cela. Il fallait donc négocier avec Hitler, avec Himmler avec les donneurs d’ordre de la Solution finale ? l’opposition intérieure allemande ? en 1943, c’est quoi ? En juillet 44 elle est massacrée. Ciano ? Il faudra attendre le 24 juillet 43 pour que cette « opposition » se manifeste en Italie … après la retraite italienne de Russie de janvier et après l’effondrement de la défense italienne en Sicile …
      Autre chose. Si les Américains ont fait une erreur, il faut croire qu’elle a été partagée par les Russes (au prix de 20 millions de morts) par les Anglais, par les Polonais, par les Hollandais, par les Français, et sans doute par bien d’autres, et notamment les Juifs du monde entier.
      Un peuple ne doit JAMAIS oublier qu’il a les dirigeants qu’il mérite. Et pour ce qui est de l’Allemagne je citerai L’étincelle de vie de Remarque qui donne une assez bonne vision des relations entre la société allemande et ses « gouvernants ».

      • « l’opposition intérieure allemande, c’est quoi ? » – C’est Canaris, Rommel, … Schmidt (le propre interprète de Hitler !) et tellement d’autres ! Ces généraux n’attendaient qu’une parole de la part des Alliés : « Débarrassez-vous de votre Chancelier et de son entourage, et nous entamons des pourparlers de paix en vue d’un renversement d’alliance pour sauver l’Europe du communisme. »
        Comme un peu plus tard avec les Japonais, les Américains ont provoqué le jusqu’au boutisme allemand autour de Hitler. Ce dernier s’en félicitait : il déclara fréquemment, à cette époque, à Keitel, à Ribbentrop et à d’autres personnes de son entourage : « Maintenant que l’ennemi nous menace d’une capitulation sans conditions, le peuple allemand me suivra avec une énergie encore plus farouche jusqu’à la victoire finale ». (cité par Paul-Otto SCHMIDT, Sur la scène internationale avec Hitler, Perrin, coll. « Tempus », n°720, Paris, 2018, p. 481)

    • Comment peut-on écrire cela ?
      Si on avait offert une capitulation choisie et partielle à l’Allemagne en 1943, le territoire allemand serait resté en grande partie intact et les horreurs des camps d’extermination se seraient poursuivies tranquillement avec leur effacement derrière.
      Dans les jours précédant la défaite totale du 8 mai 1945, les nazis exterminaient encore et tentaient de brûler et détruire les preuves.
      Même les hommes allemands en âge de combattre, c’est à dire dès 15 ou 16 ans jusque plus de 60 ans, non en uniforme de la Wehrmacht, pouvait être passés par les armes par les SS dans les derniers jours. Une grande partie de la population allemande vivait dans la peur des SS. Les SS n’ont été arrêtés que par l’anéantissement.

  10. Ces deux bombes demeurent un crime inqualifiable et imprescriptible, bien que certains aient toujours l’air, mine de rien, de ne pas s’en douter…

  11. Le calvaire des Japonais n’a pas été pire que celui des Allemands… Ils ont payé les fautes de leurs dirigeants.
    Il n’a pas Été pire que celui des Russes, pourtant vainqueurs.

    • Ne pas oublier que ce sont ces deux peuples qui ont porté ces dirigeants au pouvoir. Les Allemands se sont vautrés quasi immédiatement dans l’antisémitisme et dans l’abjection qui va avec. Les Japonais ont réduit les femmes Coréennes à l’état d’esclaves sexuelles ou ont passé les femmes et les enfants chinois au fil de leur Katana. Etc. etc. etc.

  12. Les japonais n’ont jamais comme l’Algérie demandé réparation pour ces crimes contre l’Humanité. Ils se sont mis au boulot et ont redressé efficacement leur pays. (pas comme les algériens qui n’ont subi aucun bombardement bien au contraire )

    • Crimes contre l’Humanité. Non. Ce n’est pas exact. Pas plus à Dresde qu’à Gaza. Et encore moins en Algérie !!!!!

    • C’est un peu comme les Vietnamiens, plus de 30 ans de guerre contre: les Japonais, les Francais, les Américains, les Chinois…..et ils ne demandent pas de réparation en tendant leur sébille, , ils travaillent!.

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