[ANIMAUX] Véganisme : à Rio, le prince William refuse le poisson du chef Jennings
Ce 5 novembre, à Rio de Janeiro, a eu lieu la soirée écologiste de remise du Earthshot Prize. Peu importe les lauréats. Plus intéressant, s’est déroulé en amont un incident opposant le prince William au pirarucu, mythique poisson d’Amazonie, sur fond d'idéologie vegan.
Le pirarucu, poisson roi de l’Amazone
Le Earthshot Prize, qui récompense les « exemples novateurs et révolutionnaires de leadership climatique », est un prix créé et présidé par le prince William. Question conformisme, le prince marche dans les pas de son royal père. Pour régaler tout ce beau monde, Saulo Jennings semblait idéal. Ce chef brésilien a la cote, et pour sa cuisine, et pour la philosophie qui l’inspire. Il aime la cuisine « durable », locale, respectueuse de l’environnement, avec des ingrédients typiquement amazoniens. « Nous mangeons ce que les forêts et les rivières nous offrent », tel est son credo. Qui, identitaire dans l’âme, ne souscrirait à ce sain principe?
Parmi les ingrédients fétiches de Saulo Jennings, le pirarucu, encore appelé arapaïma ou - mais ça fait moins rêver - « morue d’Amazonie ». Un long poisson de trois, quatre mètres, à la chair savoureuse. Un temps menacé par la surpêche, son existence est désormais assurée. Dans ses restaurants, Saulo Jennings décline le pirarucu sous plusieurs formes : en escabèche, en médaillon avec bacon grillé et houmous de haricots de Santarem, mais aussi en « feijoqueca », sorte de feijoade revisitée en ragoût. Tout cela agrémenté de chips de jambu, de mélasse de tucupi… On en a l’eau à la bouche.
À ce sujet — [PEOPLE] Charles III le Vegan
Véganisme sectaire
Problème : le Earthshot Prize ne sert que du vegan - quand on vous disait que, question conformisme, le prince marche dans les pas de Charles III. On aurait pu penser que les organisateurs allaient faire une entorse à leurs principes et valider le menu. Après tout, chez les écolos, l’Amazonie est la référence ultime. Jadis déclarée « poumon de la planète », désormais luttant contre la déforestation et pour la protection de sa faune, de sa flore et de ses Indiens, l’Amazonie est incarnée, à l’international, par la figure iconique de cet autre chef qu’est Raoni, objet d’un infini respect occidental.
Mais voilà, loin de succomber aux charmes du pirarucu, le Earthshot Prize est resté inflexible. Le véganisme n’est pas négociable. Ses prescriptions sont inviolables. Nulle curiosité gourmande ne saurait justifier leur transgression. Les organisateurs assurent que les consignes n’émanent pas du prince William, mais comme il est le fondateur et président de l’organisation, difficile de le dédouaner totalement. Et Saulo Jennings, prié de remballer son pirarucu, a été écarté de l’événement…
Réponse du maître queux
Philosophe, le chef a eu une formule heureuse : lui demander de cuisiner vegan, « c'est comme demander à Iron Maiden [groupe de hard rock, NDLR] de jouer du jazz ». Pour lui, le poisson pirarucu fait partie intégrante du patrimoine, et l’écarter du menu, « c’était un manque de respect pour nos traditions culinaires et pour l’Amazonie elle-même ». Et Saulo Jennings de donner une leçon d’environnement, non pas désincarné, mais territorial : qu’est-ce que l’environnement, si on rejette un de ses éléments ? Qu’est-ce que l’Amazonie sans pirarucu ? « Le principe est universel, rappelle-t-il : connaître le territoire, respecter les rythmes de la nature et valoriser ceux qui le produisent ». Jean-Pierre Coffe ne disait pas autre chose.
Le véganisme interdit la consommation d’animaux mais aussi toute utilisation de leur dépouille. Que les membres du Earthshot Prize ne le sachent jamais : non seulement on mange le pirarucu, mais en plus, sa langue, « très dure et rugueuse », est utilisée par les Indiens comme râpe. Telle est la réalité du monde indien, sur les bords de l’Amazone. Un environnement spécifique, doué comme tel d’une identité. À Rio, il y avait donc face à face des environnementaux mondialistes, portant en bandoulière un véganisme uniformisant et déraciné… et un chef local venu présenter le poisson du coin. Ils l’ont dédaigné ? Honneur à Saulo Jennings et au pirarucu !
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55 commentaires
« Quand tu vas à Rome, fais comme les romains » et plus encore quand il s’agit de visites princières !
Comme dit ma voisine de quai du haut de ses 95 ans, dans son joli aptois: » Les vegan c’est une maladie de riches, s’ils crèvrôtent bin de faim, ils mangeraient comme tout le monde »…
BV n’a t’il pas des articles plus intéressants?… On s’en fout de ce que mangent Pierre et Paul.
non Maria William, moi j’aime bien » voyager » au travers d’une lecture et enrichir ma culture, çà me change de tout les articles plus noirs et tristes les uns que les autres qu’hélas la situation en France oglige à relater ! Comme aurait dit ma grand mère, » ce n’est pas parceque tu n’aimes pas qu’il faut en dégouter les autres », un peu de tolérance que diable !
Vous avez tort, ça nous change de ce que nous lisons quotidiennement trop éprouvant pour le moral alors que cet article est amusant. En France, par exemple, nous avons bien des touristes qui n’aiment pas manger nos escargots de Bourgogne ou certains de nos fromages.
Ben moi, ça m’a intéressé…sauf qu’à part le « surubim » (poisson-chat), j’apprécie pas les poissons d’Amazonie.
J’ai lu pour la descente de police aux 120 morts à Rio je crois. C’est passé crème dans nos médias, personne n’a évoqué le bon petit lula ami du peuple. Mais quelle affaire ce fut avec la douzaine de morts lors d’une même descente avec le même but anti-drogue aux temps de l’infâme bolsonaro, hou là là, pas moyen d’éviter dans les médias. …Quant à l’Amazonie, le délinquant bolsonaro était aux commandes, c’était horrible, maintenant, rien de changé, le petit vieux corrompu est aux commandes, mais là, ça va…
L’opération a été décidée par le gouverneur de l État de Rio qui, comme Bolsonaro, appartient au Parti Libéral, et sans en aviser l’État fédéral.
Ils sont fou! ces « grands Bretons » par toutatis!
Sandrine Rousseau a un nouvel ami : « Prince William » !
Ah ces vegans, qui préfèrent bouffer les emballages et jeter leur contenu.
Le Prince William n’a pas refusé !
D’ailleurs et heureusement que vous précisez dans votre article, que ce refus obstiné n’ai pas dû à une initiative du Prince lui-même, mais bien un refus obstiné des Aya-tollahs de « Earthshot ».
Car William n’est ni végétarien, encore moins vegan.
Le Prince William mange de la viande, par exemple lors des grandes receptions officielles données à Buckingham Palace, ou au Château de Windsor…
De plus William pratique la chasse à courre à Sandringham, domaine privé de la famille Royale de 8.000 hectares situé dans le Norfolk.
Enfin, William porte le titre de Prince de Galles, après son père Charles III, William est donc devenu de fait le manager officiel de « Duchy Original », concept créé par Charles en 1990 faisant la promotion des produits organiques produits dans le duché de Cornouailles, et vendus à Highgrove, propriété privée de Charles, et aussi dans les magasins de la chaîne Waitrose.
Les vegans sont d’un sectarisme indécrottable !
Les Vegans: encore une secte escrolo de plus.
Au fait, où est né le végan???
CQFD
Merci pour cette mise au point, Jack.
Mais c’est embêtant pour ceux qui pensaient que le veganisme avait rendu Kate malade !!!
Ecolo de pacotille. Le prince William ,aurait du venir dans un bateau à rame et non pas dans son jet privé . C’est du grand n’importe quoi.
On s’en fout pas mal des vegans !
Vous avez bien raison.
Je suis végétarienne et pas du tout tentée par le véganisme.
L’écologie, secte imposée par les politico-médiatiques à la recherche d’une notoriétée absente, et qui cherche désespérément à remplacer le catholicisme en utilisant les mêmes ficelles.
On est loin de la dignité et de la classe de la regrettée Élisabeth 2 !
Eh oui, l’Amazonie va être la Palestine des écolos. Ils vont nous vanter l’art de vivre avec le plateau labial en oubliant les horreurs de ces coutumes en Afrique avant la colonisation et encore maintenant dans la vallée de l’Omo en Ethiopie. Vont-ils l’adopter comme le keffieh?
Les bras nous en tombent. Comme ‘lolofi’, je trouve cela vraiment très irrespectueux. Mais l’irrespect, dans bien des domaines entre autre, s’est répandu comme traînée de poudre…(à canon) détruisant au passage toutes formes de traditions sous de faux prétextes, appelés aussi hypocrisie.