[TRIBUNE] Eurobonds : la fuite en avant budgétaire de Macron
La France de Macron s’est surendettée à coups de dépenses inconsidérées . « En même temps », des pans entiers de notre tissu économique ont été bradés à vil prix ; et notre pays s’enfonce dans un déclin dont le corollaire est la résurgence d’un chômage de masse.
Conclusion de notre « Mozart de la finance » : il faudrait réinvestir massivement dans les entreprises européennes. On avance le chiffre d’un financement supplémentaire de 300 milliards d’euros par an – soit, précisément, le montant que les épargnants européens investissent annuellement dans les entreprises américaines. Mais aux yeux de la Macronie, ce financement de l'initiative privée devra être alimenté par… des capitaux publics ! En effet, les investisseurs privés, effrayés par un fiscalisme confiscatoire, se sont détournés vers des cieux plus cléments. L’idée serait donc de recourir à des budgets publics via des euro-obligations.
Les eurobonds
Il s’agirait d’emprunts obligataires libellés en euros et gérés par la Commission européenne depuis Bruxelles. Cet emprunt mutualisé s’inspirerait du plan de relance « NextGenerationEU » post-Covid, d’un montant de 800 milliards d’euros, contracté par Bruxelles en 2021.
En théorie, la France, qui pèse 19 % de l’économie européenne, devrait toucher, à due proportion des 300 milliards émis, 19 % des fonds empruntés, soit 57 milliards par an, et rembourser cette dette à une échéance de 7 à 10 ans. Du moins en théorie, car l’emprunt de 2021 n’a, lui, pas fonctionné ainsi.
Ursula tiendra le chéquier…
En réalité, c’est Madame von der Leyen et les hauts fonctionnaires de Bruxelles qui décideront de la destination des fonds recueillis. Perspective peu rassurante, quand on se rappelle que cette dernière nous a traités avec mépris lors de la conclusion du traité UE-Mercosur.
Il est également probable que Bruxelles s’immiscera dans la redistribution des fonds, quitte à les bloquer temporairement en s’ingérant dans les affaires intérieures des États membres. La Commission pourrait ainsi conditionner ses versements à une politique migratoire plus « accueillante », à des avancées pour certains lobbies LGBTQIA+ ou encore à un élargissement du droit de la nationalité. Rappelons que la Hongrie et l’Italie ont déjà été soumises à de telles pressions.
Quoi qu’il en soit, M. Macron limite déjà le champ des activités éligibles à cet emprunt : un tiers pour la défense et deux tiers pour les « technologies vertes et numériques ». Ce dernier fourre-tout pourrait servir à financer certains projets wokistes chers à Bruxelles. Quant à notre défense, certains euro-cabris tentent une fois de plus de ressusciter le projet de CED – que le Parlement français avait pourtant rejeté définitivement… le 30 août 1954.
Au fait, qui remboursera ? L’emprunt est une drogue dont il est difficile de se désintoxiquer ; mais encore faut-il payer les intérêts et, à l’échéance, rembourser le principal. La France, qui contribue à hauteur de 19 % au budget européen, en serait redevable à due proportion. Ainsi, si l’Europe emprunte 300 milliards par an, par exemple, sur dix ans, le Trésor public français devra, à l’horizon 2035, débourser 57 milliards annuels en plus – soit près de 40 % de son déficit actuel. Où les trouver ?
Les décombres
Imaginons la position du chef de l’État face à ses partenaires européens : quelle humiliation ! Sa capacité d’emprunt est désormais limitée par son train de vie dispendieux et ses mauvais choix économiques. Dès lors, il en est réduit à demander à l’ingénieur allemand ou au dentiste belge de lui prêter de quoi assurer ses fins de mois.
Car après avoir pressuré Nicolas, le contribuable français, Macron rêverait désormais de taper dans la tirelire de Niklaus, l’épargnant européen. Notre Mozart de la finance lui-même déclarait, ce 10 février : « Il faut remobiliser notre épargne. En Europe, avec 30.000 milliards d’euros, on a le plus grand stock d’épargne au monde. Mais elle finance notre dette et, pour le reste, part à l’étranger. » Fin de citation. Tout est dit ! Qui mettra fin à cette mégalomanie aussi budgétivore que toxique ?
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46 commentaires
Il faut supprimer cette UE dévastatrice et ruineuse, les anglais ont parfaitement eu raison et le général De Gaule le ferait immédiatement
L’europe !!!!! Quand vous pensez que Von Der Layen vient de s’augmenter de 2400 €uros !!!! Et les « hauts » fonctionnaires de cette « europe » ; eux aussi ont eu une augmentation de 850 €uros !!! Cherchez l’erreur ! Nous sommes de plus en plus taxés et ces cuistres vivent comme des princes avec l’argent du CONtribuable .
il est tres malade
Avec ces deux là, Molière aurait deux bons personnages pour une nouvelle pièce :
la précieuse ridicule et le tartuffe
Qui payera ? Question bête NOUS bien sur on ne fait que ça PAYER
A un moment quand nous ne pourrons plus comment feront ils ?
Il n’y aura pas de bottes russes à Paris, mais… des casques à pointe, baïonnettes aux fusils…
J’écris ca depuis des années, depuis que j’ai vu la grosse partoune d’helmut écraser la mimine de tonton mitterrand dans les années 80…
Il est pas beau, notre MOI-JE ?
« L’emprunt est une drogue dont il est difficile de se désintoxiquer ». Tout est dit dans cette phrase. Macron est un drogué.
Coluche aurait dit « le crédit c’est super! Quand c’est pas toi qui paye… »
Macron nous hait d’avoir démasqué son incompétence, il nous déteste de le détester, et fera tout le mal possible au pays jusqu’à la « dernière seconde ».
Et il peut continuer sa mégalomanie en toute impunité sans rendre des comptes à la fin du mandat !!C’est cela une démocratie ou une dictature ??
Le meilleur conseil à donner aux français qui ont quelques centaines d’euros sur un compte épargne, serait de leurs dire, soldez ces comptes immédiatement, et prenez l’argent en liquide. C’est le seul moyen de le sauver de la rafle qui se prépare.
La gauche ne se complet que dans la dette, la France et sa dette abyssal avec des députés qui votent pour des sommes fabuleuses a l’Ukraine, le cout de l’immigration associé a des largesses sociales et international ne peut que s’effondrer dans ces conditions.
C’est acté.
Si l’information est exacte, le forcené de l’Elysée, comme le définit M Baudriller a été envoyé aux fraises par l’Allemagne qui comme chacun le sait tient les rênes de l’Europe. Mais le forcené insistera, et l’Allemagne pourrait infléchir sa position, un partage de notre siège à l’ONU ou du feu nucléaire serait de nature à la faire céder, et notre imposteur national y consentirait volontiers, d’ailleurs des discussions sont en cours. Brader le dernier élément de notre souveraineté, et quel élément, serait la cerise sur le gâteau de sa déconstruction du pays, et nous savons car ils l’ont plusieurs fois démontré que les allemands sont très forts pour exploiter nos faiblesses.
Je possède des armes , je suis chasseur – une règle fondamentale dans le maniement des armes consiste à procéder comme si l’arme est chargée , même lorsque l’on pense être certain qu’elle ne l’est pas …. et pour le » bouton rouge » du nucléaire l’esprit premier de cette arme et la règle absolue sont que ce « bouton rouge » ne connaît qu’un seul maître …. L’arme nucléaire ne se partage pas – pouvoir seulement l’imaginer relève de la trahison nationale .
Qui paiera : NOUS comme d’habitude !!!
FREXIT
Sur la photo les deux fossoyeurs de notre industrie et de notre agriculture.
S’il n’y avait que ces deux-là… Mais toutes la classe politique française qui est pro européenne, de LFI au RN, aurait fait la même chose. Le système est verrouillé et la marche forcée vers l’UE Fédérale et la fin des nations est en marche…sans que les français s’y opposent.