[SATIRE A VUE] Sandrine Rousseau crève le plafond de la mauvaise foi

À l'aide de mille et une contorsions, la députée tente de nier l'orientation politique des agresseurs de Quentin.
Capture d'écran X
Capture d'écran X

S'il existait une université de la mauvaise foi, les professeurs montreraient cet extrait vidéo à leurs élèves. L'intervention de Sandrine Rousseau sur le plateau de France Info relève de l'exercice indépassable que des générations d'apprentis gauchistes regarderont le soir, à la veillée. La pendule de la chaîne s'est arrêtée sur 8h30. L'athlète s'est fixé pour objectif de mettre en doute le rôle de l'ultra-gauche dans la mise à mort de Quentin. La barre a été placée très loin du sol. À ces altitudes, une épaisse couche de brume recouvre l'objectif à atteindre. Bien que l'invitée ne sache pas très bien où ses propos vont la mener, elle débute par une superbe négation de l'évidence : « Aujourd'hui, nous ne sommes pas en mesure de dire, de manière factuelle, les antifascistes ont tué. »

Au siège de LFI, le leader avait glissé à l'oreille de Mathilde Panot : « Mignonne, allons voir si elle ose. » Elle a osé. Le cercle des poètes du PS disparu est sous le charme. Le plafond de la mauvaise foi est atteint. Elle ne peut aller au-delà sans s'exposer aux lois de la pesanteur. Les deux journalistes tentent de la faire redescendre. Peine perdue. Sandrine Rousseau ne veut rien savoir de la déclaration du ministre de l'Intérieur affirmant la présence de « l'ultra-gauche à la manœuvre ». Parvenue à cette hauteur de négation du réel, la députée voit clairement le parquet - celui de la magistrature, s'entend - qui « a été extrêmement prudent ».

Encore plus haut dans la stratosphère, il y a cet élément dont personne ne parle et que la députée a rencontré lors de sa sortie du vaisseau spatial. Car ce qui n'est « pas dit dans le débat », c'est « le rôle des renseignements généraux, du préfet, de la police ». Par suite d'une perte de liaison avec la tour de contrôle, la suite de la déclaration ne présente aucun lien avec ce qui précède. La pauvre femme a frôlé la mort lors de ses conférences sur l'art et la manière de s'enliser dans le pétrin de la bien-pensance. Par le passé, des groupuscules, cette fois très bien identifiés, la firent tressaillir par leur présence « intimidante ». La conférencière en perdit le fil de sa démonstration. Elle en était à « Raphaël Arnault est très gentil », lorsque « l'OAS, le GUD et l'extrême droite » l'intimidèrent. Depuis ce jour funeste, la victime vit dans la peur que l'indécence de sa comparaison la disqualifie à jamais. Il est à craindre qu'il ne soit déjà trop tard.

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

134 commentaires

  1. Le 30 décembre 2023 à 90 h 22 min j’avais posté ici même ce petit message.

    « Au temps de ma très lointaine jeunesse quand nous faisions le pitre en société pour essayer de retenir l’attention des adultes, il s’en trouvait toujours un pour nous dire « arrête de faire ton intéressant »… Et tous détournaient la tête. Sans public, nos pitreries n’avaient plus aucune raison d’être et elles s’éteignaient d’elles-mêmes. Je dirai donc « Sandrine, ma petite, arrête de faire ton intéressante ». Et que les journalistes, de Boulevard Voltaire, ou d’ailleurs, détournent le regard de ses lamentables pitreries au risque de la voir twerker sur les bancs de l’Assemblée cette fois après un nouveau tour de chant… Je frémis à l’idée qu’elle puisse envisager un jour une séance de pole dance ou pire de … Que Dieu ou toute autre personne nous en préserve. »

    Aujourd’hui j’ai une petite pensée émue et attristée pour ses proches : il ne doit pas être facile pour eux d’assumer un lien quelconque avec elle. J’imagine les quolibets dont ils doivent être accablés à chacune de ses « interventions » !

  2. l’OAS !!!!!! disparue dans les années 60 !!!! mais elle n’était pas née…et encore moins archenault et ses sbires !!! ils construisent tout un récit….où ils finissent par se perdre eux mêmes…..

  3. Dire que cette gauchiste dogmatique a été vice-présidente de l’Université de Lille ! On comprend mieux le naufrage total de l’université en France en subissant le martyre de ses délires politiciens !

  4. Gavroche était certainement visionnaire quand il chantait :
    Je ne suis pas notaire, C’est la faute à Voltaire, Je suis petit oiseau, C’est la faute à Rousseau. Joie est mon caractère, C’est la faute à Voltaire, Misère est mon trousseau, C’est la faute à Rousseau. Je suis tombé par terre, C’est la faute à Voltaire, Le nez dans le ruisseau, C’est la faute à Rousseau.
    Qui va bientôt nous raconter ses aventures avec Jésus… ou Mathusalem… voire Bouddha.
    Pauvre hère !…

  5. Je crois qu’il faudrait arrêter de parler d’elle, l’invisibiliser. Complètement. Elle ne mérite pas le temps et les lignes qu’on lui consacre. (pire que Royal ? Oui, certainement. Ces gens savent toujours comment se renouveler… en pire ! A ce jeu, ils gagnent à tous les coups).

  6. Sacrée Sandrine, la voilà qui ressuscite l’OAS ! Quelle thaumaturge que cette dame ! Mélenchon devrait la canoniser !

  7. Projet de loi n° « 2026 »
    Sera possiblement punie de 10 ans de prison et de 10 millions d’euros d’amende l’utilisation verbale ou écrite des expressions :
    « Extrême droite »
    « Nationaliste »
    « Complotiste »
    « Conspirationniste »
    « Fasciste »
    (ou autres équivalences ou évocatrices : abréviations, initiales, contorsions sémantiques, périphrases…)

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