À Moulins, la gauche vent debout contre un spectacle jugé « identitaire »

Ce spectacle sur l’Histoire de France est pourtant porté par une association apolitique et aconfessionnelle.
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À Moulins, préfecture de l’Allier, la CGT appelle à manifester, samedi 14 juin, devant le Centre national du costume de scène. En ligne de mire : l'autoproclamé « plus grand spectacle immersif et historique d’Auvergne », actuellement en répétition dans les lieux. Depuis plusieurs mois, ce projet dont les représentations se tiendront les 11, 12 et 13 juillet fait l’objet d’un acharnement forcené de la part d’élus et d’associations de gauche, déterminés à obtenir le retrait des subventions publiques qui le soutiennent.

Le motif invoqué : une supposée « stratégie d’implantation d’idées radicales et identitaires en milieu rural ». En réalité, ce que ses détracteurs lui reprochent surtout, c’est d’être partiellement financé par le Fonds du bien commun et dirigé par un président engagé dans une association « chrétienne et enracinée ».

Histoire de France sous suspicion idéologique

Pourtant, « Les Murmures de la Cité », porté par une association apolitique et aconfessionnelle du même nom, se veut un projet de rassemblement, selon son fondateur et président Guillaume Senet. Pensé comme un « voyage dans le temps », le spectacle mobilise plus de 350 figurants et 200 familles bénévoles pour faire revivre aux spectateurs 2.000 ans d’une Histoire de France grandiose. De Vercingétorix à la Libération en passant par Clovis, Jeanne d’Arc, Anne de Beaujeu, Louis XIII ou Napoléon, le récit incarné et populaire est un appel au rêve et à la quête de sens, dans un pays « en mal d’unité », nous explique Guillaume Senet, qui défend un projet « positif », réalisé dans une ambiance « familiale » et « bon enfant ».

L’idée d’un spectacle neutre sur le plan politique, célébrant simplement l’Histoire de France et son patrimoine, ne semble pas convaincre le « Collectif laïque et républicain », créé spécialement pour « dénoncer les visées antirépublicaines et antilaïques » prêtées au projet. Le collectif martèle qu’une structure bénéficiant du soutien du Fonds du bien commun, fondé par le milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin, pourtant aujourd’hui en retrait, ne saurait recevoir d’argent public. Il cible aussi personnellement Guillaume Senet pour son appartenance à Sophia Polis, une autre association à dimension « chrétienne » et « enracinée ».

Une campagne de pression locale

Le « Collectif laïque et républicain » a donc multiplié les pressions auprès des partenaires publics et privés en mettant en avant les engagements personnels de certains membres de l’association pour discréditer le projet ou en rendant visite à des commerçants pour les inciter à retirer les affiches du spectacle. Ce harcèlement ciblé porte ses fruits, puisque l’office de tourisme de Moulins et sa région a retiré la programmation du spectacle de son site Internet, nous informe le président de l'association. Jusqu’ici, la municipalité de Moulins était restée silencieuse face à ces attaques et n’avait pas réagi aux accusations portées par la gauche.

Malgré le climat délétère, les organisateurs ne comptent pas baisser les bras et Guillaume Senet affirme que l’équipe reste déterminée à porter le projet jusqu’au bout, en dépit des attaques extérieures qui visent à décourager et semer les doutes jusque chez les bénévoles. En attendant, les répétitions continuent, portées par l’énergie de centaines de familles convaincues que l’Histoire de France mérite mieux qu’un procès en sorcellerie.

Vos commentaires

46 commentaires

  1. Que la cgt s’occupe de ce à quoi elle était destiné, la défense des travailleurs. Depuis qu’elle s’est lancée en politique, ce n’est devenu qu’une alliée des gauchos islamos écoles et toutes les associations qui mènent le pays droit au bord du gouffre . Coupons leurs les aides à tous . Je n’ai pas envie de voir nos impôts dilapidé pour des abrutis.

  2. La seule identité française qui plait à la gauche laïcarde et « républicaine » c’est probablement la trombine de Mélenchon en train de hurler ses imprécations !

  3. Ne nous plaignons pas, ils n’ont pas osé (pas encore) demander son interdiction.Pourtant grande est la tentation, pour tout sympathisant de gauche, atteint par génétisme de Stalinisme Compulsif, d’appuyer sur le bouton « censure ».

  4. Pourquoi ne pas supprimer les subventions à des syndicats politisés alors qu’ils devraient être apolitiques ? Voilà des économies facilement réalisables. Que les syndicats soient par catégories professionnelles, comme en Allemagne ou aux USA et notre monde s’en porterait mille fois mieux. Le syndicat de la métallurgie s’occuperait de la métallurgie, celui des dockers des dockers, celui des chauffeurs routiers de nos routes et de leur utilisation, celui des électriciens des métiers de l’électricité. Plus de subvention « aucune », les syndiqués assument leurs choix et les représentants syndicaux travaillent… Quel belle perspective, en moins de jours de grève.

    • Les syndicats sont organisés géographiquement ET par branches professionnelles. Ils ne représentent qu’un faible pourcentage des salariés en France, mais leur pouvoir de nuisance, subvention ou pas, est inversement proportionnel à leur représentativité. C’est le droit de grève ne doit être réformé, avec interdiction de bloquer les services publics et assimilés (énergie, transports, santé, etc.).

    • Tout à fait d’accord ! Les syndicats n’ont pas à être les relais de partis politiques qui sont bien suffisants pour ça !

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