À Paris, les « barbares » s’en prennent à… Jeanne d’Arc !

L'outrage commis à Paris révèle la fracture entre une France fidèle à son Histoire et une autre qui la méprise.
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Ce week-end, à la suite de la victoire du Paris Saint-Germain, les rues de Paris ont été le triste théâtre d’une liesse populaire qui a rapidement dégénéré en scènes de chaos. Cependant, au-delà de ces désormais trop familières images d’émeutes urbaines, un geste fut lourd de symbole : celui de jeunes hommes grimpant sans vergogne sur la statue de Jeanne d’Arc, rue de Rivoli, arborant fièrement des drapeaux étrangers, dont un palestinien. Cette scène ubuesque est encore une fois révélatrice de la fracture culturelle qui sépare une nouvelle France d’une autre fidèle à son Histoire et indignée face à de tels méfaits.

Jeanne d’Arc, symbole de la reconquête

Jeanne d’Arc, héroïne bien connue de la guerre de Cent Ans, est devenue au fil des siècles une figure emblématique pour notre pays. Canonisée en 1920, elle incarnait alors pour de nombreux Français le courage, la foi et le patriotisme. Sa statue équestre, érigée en 1874 à proximité de la rue de Rivoli, s’inscrit dans le contexte d’une France meurtrie et humiliée par la défaite de 1870. Symbole de la reconquête nationale voulue par la IIIe République, elle représentait ainsi l’espoir d’une revanche, à l’image de celle que Jeanne mena contre les Anglais, face à l’humiliation prussienne, afin de récupérer un jour l’Alsace-Moselle prise par les Allemands.

Au fil du temps, divers courants politiques se sont approprié ce lieu. L'Action française et le Front national, devenu par la suite le Rassemblement national, ont organisé de nombreux rassemblements devant le monument, renforçant par leurs idéaux la symbolique patriotique de la statue. Elle est ainsi devenue un lieu de mémoire, un point de ralliement pour ceux qui refusent l’effacement d’une France enracinée dans son Histoire millénaire.

Des outrages lourds de symboles

C’est pourquoi l’image de jeunes hommes grimpant sur cette statue, brandissant des drapeaux étrangers, traduit un choc de cultures et, plus profondément encore, une volonté d’appropriation d’un espace symbolique. Qu’ils en aient eu conscience ou non, ces individus ont posé un acte hautement politique en hissant des étendards notamment palestiniens sur le socle d’une figure nationale qui tient, elle, le drapeau français dans sa main droite. Le geste est fort : il signifie le remplacement, le refus d’honorer et de respecter ce que représente Jeanne pour mieux imposer d'autres identités et d’autres idées.

La posture d’un des individus, posant son postérieur non seulement sur un monument mais aussi sur le visage d'une femme, celle de Jeanne d’Arc, constitue un outrage manifeste lors d’une soirée à Paris, que certains sur les réseaux sociaux décrivent comme « une ville sans femmes ». Une attitude obscène qui aurait provoqué un tollé si elle avait visé des figures comme Simone Veil ou Frida Kahlo. De nombreux mouvements féministes auraient crié au scandale. Il semble que Jeanne d’Arc, parce qu’elle ne correspond pas aux profils des bonnes victimes et aux modèles du féminisme actuel, ne puisse pas bénéficier pas du même respect.

Une fracture civilisationnelle

L'incident survenu auprès de la statue de Jeanne d'Arc n’a pas non plus suscité un grand émoi auprès de la sphère politique. La députée européenne Marion Maréchal a exprimé son indignation sur X en dénonçant une profanation ayant eu lieu au lendemain de l’anniversaire de la disparition de la Pucelle d’Orléans, le 30 mai 1431.

Ainsi, ce qui s’est produit rue de Rivoli n’est pas un simple fait divers. C’est une déclaration implicite : celle d’un rejet de l’héritage français, d’un refus d’assimiler ses figures tutélaires et même d’un désir d’humilier ce qu’elles représentent. C’est la marque d’une nouvelle civilisation, qui ne respecte ni les morts, ni les femmes, ni les monuments ; d’une certaine France, celle des barbares, qui s’oppose à une autre, plus ancienne, celle des cathédrales, des saints, des héros, des figures féminines d’exception.

On exige des Français qu’ils respectent les cultures du monde entier, qu’ils se repentent de crimes qu’ils n’ont pas commis, mais curieusement, nul ne demande avec la même force des comptes à ces profanateurs qui, chaque jour, humilient et saccagent notre patrimoine et notre Histoire.

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Eric de Mascureau
Chroniqueur à BV, licence d'histoire-patrimoine, master d'histoire de l'art

Vos commentaires

38 commentaires

  1. Quoi de plus français que ce symbole de la statue de Sainte Jeanne d’Arc . Ce symbole est aussi sacré que le drapeau français. J’ai honte aujourd’hui d’être français.

  2. Vu qu’en France il n’y a pas des tests comme aux usa pour avoir la nationalité (l’histoire, la culture générale, la langue, ne pas avoir profité des aides de l’État…), je pense plutôt qu’ils sont complètement incultes et ignorants de ce qu’ils font. Macron et les politiciens nous parlent d’intégration, cherchez l’erreur.

  3. Evitons les anachronismes, SVP.
    « Alsace-Moselle », c’est en 1940.
    Entre 1871 et 1918, on parle d’Alsace-Lorraine. Il suffit de regarder la carte départementale de 1870 pour voir ce que la France a perdu : toute l’Alsace moins Belfort, 80 % du département de la Moselle, 40 % de celui de la Meurthe, et deux cantons de celui des Vosges.
    En 1871, ce qui reste de la Meurthe et de la Moselle constitue un nouveau département : la Meurthe-et-Moselle ; la région de Belfort reste le « Haut-Rhin » jusqu’en 1919.
    Après 1919, les deux cantons des Vosges restent au Bas-Rhin reconstitué ; la nouvelle Moselle assemble les morceaux annexés de l’ancienne Meurthe et de l’ancienne Moselle. Et le Haut-Rhin reconstitué ne récupère pas Belfort, ce qui nous donne le « Territoire-de-Belfort ».
    Le grand tort est de ne pas avoir recréé les limites départementales d’avant 1870, mais il est vrai que cela posait d’énormes difficultés dans la France de 1919, appauvrie et exsangue.

  4. Le gouvernement ne donne même pas la chance aux français de défendre leur valeur, leur histoire et leur pays! Après il s’étonne de la fidélité des électeurs RN? On est plus que frustré de nous imposer votre lâcheté

  5. Dans le même temps, à Puget-sur-Argens, dans le Var, un homme de nationalité tunisienne a été tué samedi 31 mai à l’arme à feu par son voisin. L’auteur présumé a également blessé une autre personne, de nationalité turque, et a posté sur les réseaux sociaux des vidéos à caractère raciste.
    Une enquête a été ouverte pour « meurtre commis en raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée de la victime à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée commis en concomitance avec un autre crime »
    Les racailles peuvent donc avoir des profils très différents.

    • Vous mélangez tout, comme d’ habitude… Pour justifier un outrage à la France, vous « instrumentalisez » (comme on dit chez vous) un crime odieux et abject, mais qui n’ a rien à voir…

  6. La France sombre chaque jour un peu plus, moralement, économiquement, culturellement.
    Le gauchisme veut notre mort.

  7. Ces gugusses, dont le QI doit péniblement frôler les 70, n’ont aucune notion de rien. Ils ne connaissent ni l’histoire, ni la France, encore moins la Guerre de Cent Ans et Jeanne d’Arc, leur culture se borne à quelques marques qu’ils portent ostensiblement, au rap, au foot, la fumée de cannabis aura emporté tout le reste.
    Ils ne sont rien, ni personne, ne viennent de nulle part, ne vont nulle part et personne n’en veut, surtout pas leur pays d’origine qui s’applique bien à nous les laisser sur les bras. Quand on voit cette jeunesse, il faut plutôt sortir les mouchoirs que les drapeaux.

  8. J’ai 70 ans, et j’ai mal à ma France, mais mal à me rendre haineux de ces barbares, moi qui a été élevé dans le respect de l’autre. Je n’oses même plus chanter « Douce France ».

  9. C’est un fiasco sécuritaire de la part de la fraude qui est à place Beauvau. Je ne vois pas de différence entre Darmanin et Retailleau, ce ne sont pas des ministres mais des chargés de communication.
    Retailleau veut le retour du clivage droite gauche, ces barbares sont le résultat de la politique du clivage droite gauche…

    Retailleau est une arnaque une fraude il parle trop. Comme l’a dit Villepin , Retailleau affiche l’impuissance de l’Etat. Il ne sert rien.

  10. Triste habitude en France de saloper les monuments publics emblématiques. Je ne suis pas sûr que ce serait toléré ailleurs notamment aux États-Unis ou en Russie. Un grillage barbelé devrait être rajouté sur tous ces monuments (comme les piques anti pigeons).

    • Non ! la solution c’est de rétablir la peine capitale ou d’expulser toutes ces racailles ou barbares sans délais et sans procès sinon, nous n’en verrons jamais le bout.

    • j’étais en Russie à l’époque du « mondial ». Tout était calme, et pourtant il y avait du monde. Nos barbares n’avaient sans doute pas assez de pognon, et puis semer le souk en Russie ne se traduit pas seulement par 24h de garde à vue..

  11. Cessons de fabriquer des français de papier.
    La remigration droit être rendue désirable par des incitations de toutes natures.
    Déchéance de nationalité française pour les binationaux délinquants.
    Supprimer le droit du sol.

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