Acculés, Radio France et France TV déposent plainte contre CNews et Europe 1
La meilleure défense, c'est l'attaque. Critiqué de toutes parts, l’audiovisuel public appelle les juges à son secours. Selon les informations du Figaro, Radio France et France Télévisions auraient ainsi assigné leurs concurrents CNews, Europe 1 et le JDD devant le tribunal de commerce de Paris. Les deux groupes publics s’estiment victimes de « dénigrement ». Pointés du doigt après l’éclatement du scandale touchant Thomas Legrand et Patrick Cohen, deux figures de France Inter et France TV, ils dénoncent depuis plusieurs semaine une « campagne de dénigrement systématique et quotidienne », provenant notamment des médias du groupe Bolloré.
Radio France et France TV portent PLAINTE contre CNews, Europe 1 et le JDD pour "dénigrement". pic.twitter.com/73DH7FFTXu
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) November 19, 2025
France Télévisions et Radio France ont ainsi choisi de porter la riposte sur le terrain judiciaire plutôt que sur le fond des critiques. Soit. Mais de quel « dénigrement » parle-t-on ? N’est-il plus permis de se critiquer les uns les autres, fût-ce en des termes crus ? Ou bien est-ce de diffamation que se plaint l’audiovisuel public ? Ce serait assez culotté. En août 2019, France Inter s’en était pris à notre média, le qualifiant de « site de désinformation ». Peut-être Boulevard Voltaire devrait-il, lui aussi, poursuivre certains de ses confrères pour « dénigrement » et « concurrence déloyale » ?
Œil pour œil, dent pour dent
Pour étayer leur thèse victimaire, France Télévisions et Radio France ont réalisé, en septembre dernier, un « best of » d’extraits d’émissions peu amènes à leur endroit. Ce mercredi matin, Europe 1 a rendu coup pour coup, réalisant une compilation du même acabit. On y retrouvait une courte sélection non exhaustive d’attaques particulièrement virulentes à l’encontre de CNews, diffusées à l’antenne du service public : de la journaliste de France Inter Sonia Devillers, qui qualifiait en 2018 la chaîne privée de « version low cost de la Fox News américaine », à la patronne Delphine Ernotte, qui en faisait une « chaîne d’extrême droite », en passant par Thomas Legrand qui la taxait de « non-journalisme ». Si ça n’est pas du « dénigrement », ça y ressemble très fortement.
Ajoutons ici que les critiques adressées aux médias dépendent aussi du statut de chacun. Public et privé ne sont pas tenus aux mêmes devoirs. Pour le dire simplement, le citoyen Pascal Praud a un droit de regard sur le travail de Delphine Ernotte dans la mesure où il lui paie son salaire. L’inverse n’étant évidemment pas vrai. Cette réalité semble être régulièrement oubliée par les employés de l’audiovisuel d’État.
"Radio France et France Télévisions assignent en justice Europe 1, Cnews et le JDD pour "dénigrement"
➡️ Écoutez la réponse de @Laurent7Tessier dans son édito #Europe1Matin #Europe1 pic.twitter.com/EJBrhvQAKO
— Europe 1 (@Europe1) November 19, 2025
Cerise sur le gâteau, France 2 travaille depuis plusieurs mois à un numéro de Complément d'enquête consacré à CNews. « On a une enquête sur la galaxie, la bollosphère et la désinformation », avait été contraint de confirmer le présentateur Tristan Waleckx, au printemps dernier, après que Pascal Praud eut dévoilé le pot aux roses dans son émission L’Heure des pros. S’agira-t-il d’une « enquête » neutre et objective ? Vus l’angle choisi et les termes employés, c’est fort peu probable.
L’obsession Bolloré
Au-delà du service public, c’est l’ensemble de la sphère médiatique qui a pris pour habitude de tomber à bras raccourcis sur le groupe Bolloré. Pas un jour ne passe sans un article à charge contre le « milliardaire breton » et son terrible « empire ». « Le groupe Bolloré, premier actionnaire de Vivendi, en passe d’échapper à une facture colossale » (Le Monde, le 19 novembre), « Sacré-Coeur, soutenu par Bolloré » (Marianne, le 18 novembre), « Médias, édition : pour Bardella, Bolloré paie sa tournée » (Blast, le 16 novembre), « La méthode Bolloré : comment l’industriel breton s’est créé un empire médiatique en vingt ans » (Le Monde, 16 novembre), « Mis en examen pour corruption dans l’affaire des ports africains, Bolloré se pourvoit en cassation pour éviter le procès » (20 Minutes, le 14 novembre), « Vincent Bolloré a menti sous serment » (Politis, le 3 novembre)…
Dans la presse, à la télévision les enquêtes sur Vincent Bolloré se multiplient… notamment depuis que son groupe Bolloré développe à vitesse grand V son empire médiatique.
Vincent Bolloré porte-t-il, au-delà de ses activités économiques, un projet politique ? pic.twitter.com/ALa2D1N9Kh
— INA.fr (@Inafr_officiel) November 16, 2025
Le 17 novembre, un autre média a poussé très loin « l’investigation » sur le cas Bolloré et est allé fouiller son arbre généalogique. « Bolloré le "Breton" est en réalité le descendant d’une vieille famille de banquiers juifs proche de la famille Rothschild », a ainsi découvert le journaliste de gauche Nils Wilcke, sur X, avant de probablement sentir les relents nauséabonds de son propre tweet et de le supprimer à la hâte.
La preuve que dans le cas des médias du groupe Bolloré, le stade du simple « dénigrement » a déjà été dépassé largement.
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73 commentaires
Les médias « alternatifs » sont des vrais pépites. Ils vont remplacer les chaînes d’info, trop politisées!
« Ne m’appelez plus jamais France, la France je l’ai laissé tomber », voilà ce que m’inspire radio France et France tv. Ça fait bien longtemps qu’ils auraient dû perdre le droit d’utiliser France puisqu’ils ne représentent pas du tout la France et les Français.
Nos deux chochottes s’offusquent que la France n’est pas comme elles voudraient qu’elle soit.
Et ça ne va pas aller dans leur sens dans le futur, l’actualité le démontrant au jour le jour.
C’est l’hôpital qui se moque de la charité. Les médias publics qui ne cessent de dénigrer la « bollosphère »… A mourir de rire.
Les choses sont pourtant simples. Une chaine privée, fonctionnant avec des capitaux privées peut se permettre d’avoir la politique éditoriale qu’elle veut, tant que ça reste dans le cadre de la loi. Ca s’appelle la liberté d’expression. Par contre, une chaine publique, financée par les impôts de tous les Français se doit de rester neutre et a l’obligation de s’ouvrit à TOUS les courants de pensée. Et j’aimerais bien que la télé et la radio QUIE JE PAIE, reçoivent et interviewent sans agressivité mes candidats. J’aimerais bien que MES IMPOTS ne soient pas utilisés contre mon gré pour payer des avocats afin d’attaquer juridiquement des stations ou des chaines que j’ai envie d’écouter ou de regarder. Or les certains chroniqueurs dont JE PAIE le salaire, se se targuent de n’offrir leurs micros qu’à ceux qu’ils choisissent et se vante même de les utiliser pour tenter de d’éliminer MES candidats aux élections. Dans ce cas, il faut privatiser ces chaines. Pourquoi pas les vendre à monsieur Pigasse ? On verra s’il aura 4 milliards par ans pour financer des journalistes qui perdent de plus en plus d’audience…
Et si la somme que réclame ces 2 personnes devait être payée par elles est-ce avec nos impôts?
Je cosigne aussi, la suggestion ci dessous de CHARLES à 15h03
Ne soyons pas naïf! Toutes les chaînes d’info continues ont des choix éditoriaux très marqués politiquement ( CNEWS: LR-HORIZON-RECONQUETE; BFM: LFI, SOCIALISTES; LCI: BLOC CENTRAL). Mais ce sont des chaînes privées, alors…Mais l’audiovisuel public n’est pas pluraliste alors que ces groupes sont payés par les impôts des Français. Les thèmes comme l’écologie, le multiculturalisme sont omniprésents et on observe une surreprésentation des invités politique de gauche! Aussi, leur plainte n’est ni fait ni à faire!
Heureusement que les médias privés existent pour informer vraiment.
Je cosigne la suggestion ci dessous de CHARLES à 15h03 ….
Bonne journée
La gauche à toujours été l’antithèse de la liberté. L’esprit étriqué, obtus, c’est l’apanage de la gauche. Encore et toujours.
Faire une pétition demandant que cette plainte soit refusée sauf si payée par le salaire de ces 2 dames
Ces gens pensent-ils ainsi servir le Service Public ? En tant que tel c’est bien là que devraient résider l’objectivité, la neutralité, la vérité. Autant de valeurs bafouées par ceux qui actuellement et provisoirement y tiennent les rênes. Dommage pour eux, car parmi eux ils y a quelques talents qui, ainsi, s’avilissent.
Longue vie à CNEWS
La vérité ça dérange !
Le seul moyen utilisé par la Gauche pour se défendre d’accusations , mêmes fondées et sourcées , reste l’inversion accusatoire . Elle peut compter sur le milieu médiatique pour noyer ces accusations sous une avalanche de pleurnicheries et d’apitoiements . Ce système bien connu des français est de moins en moins efficace , l’érosion des audiences le confime .