Angela Davis, cette icône « antiraciste » dont nos écoles portent le nom
La militante communiste américaine Angela Davis poursuit son combat contre toute forme d’oppression capitaliste, patriarcale, suprémaciste. Dans un livre qu’elle publie, elle milite pour une abolition du système carcéral. Des engagements révolutionnaires et anarchistes qui sont couronnés alors que le nom de l’Afro-Américaine continue d’orner le fronton de nos écoles.
Angela Davis continue d’être une icône de la gauche radicale. L’ancienne activiste des Black Panthers, qui signait, en 2021, une tribune fustigeant la « mentalité coloniale » française, publie Abolition. Politiques, pratiques, promesses (Au diable vauvert). Une bonne occasion, pour L’Humanité, de faire sa une de ce lundi 22 décembre sur son héroïne qui reçut le prix Lénine de la paix en 1979 ; une distinction délivrée par les autorités soviétiques et réservée aux sommités de la grande cause ouvrière internationale. « Nous, abolitionnistes, affirmons que non seulement nous ne voulons pas d’incarcération de masse, mais que nous ne voulons aucune incarcération. » À 81 ans, Angela Davis n’a rien perdu de son idéologie. Elle voit dans la prison une institution « obsolète », dans laquelle toutes les « idéologies les plus rétrogrades » trouvent refuge. Ainsi du « racisme », de la « suprématie blanche », du « patriarcat ». La militante invite à « reprendre le combat pour les idées socialistes et communistes » et s’inquiète de la montée aux États-Unis, sous l’impulsion de l’administration Trump, et dans le reste du monde, « des mouvements réactionnaires, masculinistes et suprémacistes ».
La Seine-Saint-Denis, département militant
La gauche est visiblement ravie de donner en exemple aux petits Français une telle égérie. En Île-de France, ce sont pas moins de cinq établissements scolaires qui portent le nom d’Angela Davis. À Bezons, dans le Val-d’Oise, dans la municipalité communiste de Grigny, dans l’Essonne. La palme revient au département de la Seine-Saint-Denis. À La Courneuve en 2013, à Montreuil en 2019, l’ouverture de nouveaux établissements maternelles et primaires donnent l’occasion aux communes de consacrer la militante « des droits de l’homme ». À Bobigny, le conseil départemental profite d’une reconstruction totale de l’ancien collège pour donner le nom d’Angela Davis au nouvel établissement qui ouvre ses portes en 2024. « Donner à ce collège le nom d’Angela Davis est plus qu’un simple hommage, c’est une ambition, s’émerveille le président socialiste du département, Stéphane Troussel. Figure emblématique de la lutte pour l’égalité, la justice et la liberté, Angela Davis incarne des valeurs universelles qui résonnent avec la mission même de l’éducation : former des citoyen.ne.s éclairé.e.s, engagé.e.s et solidaires. »

Capture écran La Courneuve
Rappelons que si les communes, conseils départementaux et régionaux ont dans leurs prérogatives la gestion, respectivement, des écoles maternelles et primaires, des collèges et des lycées, ils soumettent, à tout le moins pour avis, au ministère de l’Éducation nationale le nom des établissements. Celui-ci n’a visiblement, dans ces cas précis, rien trouvé à redire.
Les écrivains maurrassiens traqués
L’exemple de ce collège de Bobigny est à mettre en lumière avec la polémique qui éclata; la même année; au lycée Thierry-Maulnier. Au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, les écologistes s’insurgent contre le nom de cet ancien fidèle de Charles Maurras que porte cet établissement niçois. Élu à l’Académie française en 1964 , ami de Robert Brasillach, Thierry Maulnier écrivit longtemps dans les colonnes du quotidien royaliste L’Action française. Il n’en fallait pas plus à la gauche pour obtenir gain de cause. Le lycée est rebaptisé lycée Mélinée-et-Missak-Manouchian par la région en hommage à un couple de résistants. Le même processus d’intimidation avait obligé le conseil général des Hauts-de-Seine à renoncer au collège Kléber-Haedens, du nom d’un brillant écrivain de droite, affilié lui aussi au maurrassisme.
En 2023, Valérie Pécresse, présidente LR du conseil régional d’Île-de-France, s’opposait à ce que le nouveau lycée de Saint-Denis soit dénommé Angela Davis et obtenait gain de cause. Un choix qu’elle avait pourtant validé initialement. Il fallut attendre des propos polémiques de l’Afro-Américaine pour que la droite change d’avis. En matière de culture, la gauche mène toujours le bal.
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42 commentaires
Comme si la Gauche française avait besoin de renforts américains pour gangréner notre société avec son idéologie destructrice , qui œuvre a effacer notre Histoire millénaire .
l’abolition de la prison
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Normal, elle veut libérer ses copains pour qu’ils continuent leur « bizness » !
Angela Davis dont le souvenir et le nom s’accompagnent du rance idéologique des années 70…
Taubira, Badinter étaient dans sa lignée : on en voit les résultats…
Plus les socialistes et consorts seront de ce « socialisme » là, plus ils s’enfonceront : c’est tout bénéfice pour la suite.
Ces gens de gauche ne sont que des fourbes et des provocateurs , je les subis depuis ma naissance mais je résisterai toujours .
Idem pour moi, c’est épidermique et instinctif, jamais pu les encaisser !!! Et leurs « idées » n’en parleront pas
A l’école leur endoctrinement ne m’a pas atteint, enfin ça allait encore à cette époque de toute façon j’ai du être immunisée lol