[ANIMAUX] « Décoloniser » les relations homme-animal : le wokisme a encore frappé
Professeur des universités en éthologie et primatologie, Cédric Sueur était récemment l’invité de l’émission La Terre au carré, présentée par Mathieu Vidard, sur France Inter. Il était interrogé sur son nouveau livre : Décoloniser notre rapport aux animaux (Odile Jacob). Un réquisitoire obstiné contre la civilisation occidentale.
On connaît la charge idéologique du concept de « décolonisation ». Un mouvement né de l’union de la théologie de la libération et l’indigénisme révolutionnaire qui part du principe que l’emprise du colonialisme a été telle qu’il est nécessaire, aujourd’hui, de décoloniser à peu près tout : l’éducation, le savoir, l’économie, la cuisine, la sexualité, l’histoire de l’art, etc. Comme tout principe révolutionnaire, il se dévore lui-même. Certains décolonialistes « racisés » reprochent aux chercheurs décolonialistes occidentaux d’être « les héritiers du système moderne/colonial ». Le serpent (à plumes ?) se mord la queue.
Mauvais Occident, mais bon sauvage
Cédric Sueur innove en ajoutant une catégorie à décoloniser : notre rapport aux animaux. Selon lui, les animaux d’élevage, sauvages, domestiques - comme le reste du monde -, ont fait l’objet d’une conquête, d’une colonisation, d’un esclavagisme. Ils sont victimes d’une « exploitation systémique ». Le mal est par essence « occidental », fruit d’une vision chrétienne de la nature (où, selon l’auteur, « les animaux ont été créés pour être dominés »), de la vision mathématique (tout est chiffres), de la vision capitaliste (tout est marchandise). Qu’une vision chrétienne de l’économie s’oppose au capitalisme, que l’homme à la tête de la création soit synonyme de responsabilité et non de domination sont des idées inaccessibles aux décolonialistes. La vie exemplaire de saint François d'Assise ? Connaît pas.
À cet Occident malfaisant, notre auteur oppose d’autres cultures, d’autres ethnies (pas plus précisément désignées) qui auraient un rapport tout en délicatesse avec les animaux, et infiniment respectueux. Lointain écho du mythe occidental du « bon sauvage » ? Mathieu Vidard passe un document sonore qui traite des chiens de traîneau utilisés par les Inuits. Après tout, les Inuits les font travailler, les utilisent, non ? Inutile d’insister : Cédric Sueur veut bien dire du mal des Européens, mais il ne dira pas de mal des Inuits - parce qu’il n’est pas anthropologue, explique-t-il. Et parce que les Inuits « peuvent avoir une certaine réciprocité, donc des échanges réciproques et une considération envers des animaux autres que leur ethnie (sic) ». Ça vasouille.
Spécisme structurel
Continuons : notre « spécisme » structurel explique qu’« on n’accepte pas, en tant qu’Occidentaux, de manger du chien, mais on mange du cochon ». Vieille rengaine des antispécistes qui n’ont toujours pas intégré à leur logiciel les spécificités culturelles qui font que tel animal mangé ici est domestique là-bas, pour des raisons historiques, religieuses, gustatives, que sais-je ? Non, nos tabous gastronomiques seraient basés sur l’idée qu’on se fait des intelligences animales. L’Occidental pense que le chien est plus intelligent que le cochon, donc il mange le cochon, selon Cédric Sueur. Or, nous dit-il, « il n’y a pas de différences cognitives entre eux » - quelques minutes après avoir dit que « le cochon est considéré parfois plus intelligent ». Et plus goûteux ?
La solution à ce mal systémique dont l’Occident est responsable devant l’Histoire ? Les « droits des vivants », théorisés par quelques philosophes. À savoir donner des droits aux animaux, mais aussi à des écosystèmes, à une montagne, une rivière… Oui, oui, mais ! Donner des droits à une montagne peut nuire aux droits des animaux qui y vivent si, par exemple, on y extermine les espèces invasives. Le serpent continue de se mordre quoi vous savez.
Les seules minutes intéressantes de l’émission sont celles où Cédric Sueur traite de la conscience animale et des difficultés des chercheurs à en démontrer l’existence et à l’évaluer : conscience d’accès, conscience phénoménale, conscience de soi. Là, il parle en éthologue et est passionnant. Son décolonialisme est, en revanche, dépourvu de fondements scientifiques. Où qu'on le place sur l'échelle des êtres, l’Homme n’est pas toujours un animal rationnel, à l’évidence.
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25 commentaires
Je peux lui donner quelques idées de combat: une grande absente de ses préoccupations est la terre elle même. L’homme l’a colonisé , il expectore un CO2 nocif à son équilibre thermique à longueur de journée et n’hésite pas à la fouler au pied sans se préoccuper de savoir si ça ne lui fait pas mal. En plus il n’arrête pas de la torturer en faisant des trous partout. On compte sur Cedric Sueur pour mettre fin à ce scandale.
Franchement pas lu l’article, leurs délires me FATIGUENT !!!
Ces gens n’ont pas de vie ???
Encore un pauvre type qui ne doit pas aimé beaucoup les animaux domestiques les chiens surtout.
Wouah ! N’importe quoi. Comment peut-on proférer « sérieusement » de telles conn….. ???! La question que je me pose toujours : « est-ce que ces gens croient VRAIMENT ce qu’ils disent » ? Ce n’est pas une question de souffrance animale (Evidemment que cette souffrance est inacceptable, mais je ne suis pas sûre que nous soyons les pires en la matière…) Vous pensez que dans les fermes aux 10 000 vaches de l’est ou du Brésil ces animaux sont heureux ??! Ici, nos vaches pâturent encore. La plupart des familles « aiment » leur chien ou leur chat, et les tortionnaires d’animaux sont -heureusement- peu nombreux. Mais si je comprends bien ce monsieur, il faut malgré tout que l’occident (oui QUE l’occident. Les méchants, c’est nous) « libère » ses troupeaux, arrête de nourrir ses chiens et chats (ben oui, vive la liberté !) laisse courir les poules hors des poulaillers, et j’en passe ! Ben, je lui souhaite bonne chance. Sa vie va devenir difficile aussi bien en ville qu’à la campagne. Mais ça va avec le reste. Ces gauchos sont des illuminés qui ne connaissent rien à rien mais qui ont un avis sur tout, surtout ce qui ne les concerne pas d’ailleurs… Ces gens ne sont pas formatés normalement. Tout ce qu’ils savent faire est dire du mal de ceux et celles qui savent encore utiliser leur cerveau. C’est vraiment triste de voir où cette idéologie les a menés. On les plaindrait presque…
Fallait-il un article? Oui bien-sur car cela permet de connaître nos ennemis. Mais est-ce que l’idiotie est un sujet intéressant?
J’en ai connu des professeurs beaucoup cherchent surtout comment ils vont pouvoir justifier leur idéologie et à démontrer qu’ils ont raison, parmi les professeurs il y aussi des niveaux très différents et j’en ai connus qui, dans le vie, n’étaient pas très brillants et d’autres qui avaient tellement l’habitude que dans le monde entier on les reçoive avec le tapis rouge qu’il fallait leur parler à la troisième personne, enfin ce ne sont que des hommes.
Mais enc…les mouches, çà par contre, c’est bien, c’est ce que font les gauchistes sans pour autant ouvrir des hôpitaux psy pour se préoccuper des angoisses de ces pauvres bêtes
Ce professeur et Rima Hamas dans le même amphi ça devrait aider nos jeunes étudiants à décrocher un diplôme et un beau métier !
C’est vrais la souffrance animal, souvent je pense a l’abatage culturel, çà n’a pas l’air de mobiliser beaucoup de monde surtout les Woks.
L’effacement de la France devra beaucoup à ses intellectuels en perdition.
C’est woks déphasés commencent à nous pomper l’oxygène chaque fois qu’ils se manifestent c’est pour la restriction d’une liberté
Prochaine étape: la décolonisation du végétal.
Il-y-a-t-il une étude scientifique sur la conscience des gens de gauche ?
Aucun intérêt ! La nature, c’est la loi de la jungle ! Il y a des dominants et des dominés ! Vouloir changer cela est de l’utopie pure et simple
Pauvre garçon, un cas désespéré j’ai peur.
En bref, c’est un végan, c’est tout…
C’est surtout un escrologiste en « déconstruction » ! …
Mais encore une fois les français ont voté. Quant aux wokes, écolos, sont en minorité, mais très très ACTIFS . La majorité des français n
ne l’est pas.
Euh, certes, je ne suis pas végan, mais végétarienne en majorité (je mange des oeufs et du poisson).
or, pour avoir eu des chiens et des chats, et des poules, j’estime que les animaux ont une conscience , de l’empathie , de l’intelligence, parfois plus qu’un humain.
Mais je ne colonise pas mes poules. Certes, je mange leurs œufs , mais ce sont elles qui décident de monter dans mes bras pour faire un câlin (oui, parfaitement), mon chien qui aboie pour sortir dans le jardin ou pour entrer à la maison, qui demande à manger lorsque j’ai du retard pour le repas, qui demande à ce que je le monte sur son fauteuil lorsqu’il a mal à la patte (idem pour le chat).
bref, je suis incapable de manger une poule qui me fait un câlin (de toute façon dès toute toute petite, je n’arrivais pas à manger de la viande tan je trouvais cela mauvais et la donnais à mon chien qui adorait être à mes pieds pendant les repas.) = elles meurent de vieillesse, à l’abris du vent, sur un coussin de foin doux et de senteurs géniales, avec un câlin .