Au marché « Plaisirs d’hiver » de Bruxelles, une crèche inclusive sans visages…

Comme l’écrit Florence Bergeaud-Blackler, sur son compte X, on est là en présence d’une crèche « charia-compatible ».
Capture d'écran X
Capture d'écran X

C’est la nouveauté du marché de la Grand-Place : une crèche « charia-compatible ». Avec la bénédiction de l’évêque.

Certes, le petit Jésus, couché dans sa mangeoire entre le bœuf et l’âne gris, ne portait pas de couches, sous sa turbulette. Sa maman n’avait sans doute pas la blondeur saint-sulpicienne de nos vieilles statues et son papa n’allait pas au moulin à huile de la crèche provençale. Est-ce une raison pour en faire des marionnettes islamo-compatibles ?

Une réinterprétation déguenillée

Cette année, la crèche de la Grand-Place, à Bruxelles, a fait peau neuve, si l’on peut dire. Exit les grandes figures traditionnelles sculptées dans le bois pour faire place à des poupées de chiffon. Marie et Joseph ne sont pas encore sous la tente, mais c’est tout comme. Question vestimentaire, on dirait deux bédouins du désert, en turban et abaya, et l’on s’étonne qu’un dromadaire n’ait pas pris place près du Jésus lui aussi en guenilles. L’originalité est que tous sont sans visage. À la place, un patchwork de tissus de récupération allant du rose au marron foncé et censés représenter toutes les couleurs de peau.

C’est non seulement d’une laideur à pleurer (mais comme on dit, c'est chacun son goût !), mais l’argument nous paraît singulièrement hypocrite, voire fallacieux. Soucieux de connaître l’intention profonde de Victoria-Maria Geyer, l’artiste qui a réalisé Les Étoffes de la Nativité, nous avons tenté de la joindre. En vain. Son numéro « n’est pas attribué ou n’est plus accessible ». La rançon du succès, sans doute. Il faut donc se contenter de ses explications auprès de La Libre Belgique : « Le visage des personnes est fait dans un tissu qui est composé de toutes les couleurs des ethnies possibles et imaginables afin de ne discriminer personne. » Elle confie également au Soir avoir remporté l’appel à projet de la mairie qui souhaitait faire appel, cette année, à des artistes contemporains. « À ma grande surprise, dit-elle, nous avons remporté le challenge avec notre proposition, sortant radicalement des sentiers battus, tout en célébrant le patrimoine belge et bruxellois. » Nouveau patrimoine, alors, car on a bien du mal à y reconnaître l’ancien. À noter, toutefois, que cette réinterprétation de la Nativité n’a pas décoiffé le haut clergé : « Nous avons eu beaucoup de plaisir à l’imaginer et un très bon retour de l’évêché. » C’est curieux, mais ça ne nous surprend pas.

Satisfaire aux injonctions de l’islam

Disons-le tout net : soit cette dame est d’une grande naïveté, soit elle est d’une tartufferie plus grande encore. Comment ne pas de demander s'il ne s’agit pas, en fait, de satisfaire aux injonctions de l’islam, lequel interdit « les représentations figurées », plutôt que de faire la promotion woke de l’arc-en-ciel humain ?

En effet, on sait que dans l’islam, « la représentation est absolument prohibée à partir du moment où elle reproduit des images dotées d'une âme ». Une exception est toutefois possible, mais à une condition, et une condition seulement : ces représentations « sont permises si les têtes des créatures sont effacées ou dissimulées ».

On est donc bien là, comme l’écrit Florence Bergeaud-Blackler sur son compte X, en présence d’une crèche « charia-compatible ». Elle relève d’ailleurs la grande similitude entre l’image qu’offre cette crèche et la couverture d’un livre pour enfants intitulé Je n’adore qu’Allah.

Un pas de plus dans la dérive de la capitale belge et sa soumission au « Belgikistan » ? Semblable à l’exposition de Montmartre qui « vante la diversité sans un seul "de souche" », comme nous le racontait ici Samuel Martin, le « vivre ensemble » dont Victoria-Maria Geyer prétend faire la promotion se pense sans les Belges.

« Du passé faisons table rase », c’est le rêve de tous les révolutionnaires, civils ou religieux. C’est notre passé, notre culture qu’on efface pour mieux leur substituer le monde qui s’avance derrière les voiles et les keffiehs. Interrogée par Europe 1, Mélissa Amirkhizy, conseillère municipale du Mouvement réformateur dans l’agglomération bruxelloise, dit sa consternation devant l’islamisme qui s’infiltre dans les institutions belges. Et d’énumérer : « À Molenbeek [banlieue de Bruxelles, plaque tournante des terroristes du Bataclan, NDLR], ils ont supprimé la présence de saint Nicolas et ils ont supprimé le repas de Noël pour les seniors. À Bruxelles, ils ont décidé de renommer le marché de Noël "Plaisirs d’hiver". »

Picture of Marie Delarue
Marie Delarue
Journaliste à BV, artiste

Vos commentaires

45 commentaires

  1. J’ai pris les devants , j’ai acheté un tapis de prière pour moi et une burqa pour mon épouse comme cadeaux de fin d’année. Mieux vaut prévenir.

  2. Tout ce qui est dit dans cet article, mérite d’être commenté. Pourtant, une question se pose à moi. : les Belges présentent encore des crèches dans l’espace public. Alors que nous, toujours grands donneurs de leçons, bientôt elles ne seront même plus dans nos églises. Quant aux laïcards de tous poils, qui justement les interdisent. J’espère que les jours fériés offerts par la chrétienté, ils les refusent et… vont… travailler…

  3. Je tiens à exprimer sans détour ma colère face à l’affreuse installation censée représenter une « crèche » sur la Grand-Place de Bruxelles. Ce n’est pas une crèche : c’est une insulte, une caricature, une mise en scène glaciale, dépourvue d’âme, de visage et de sens, qui renie tout ce que Noël représente depuis des siècles.
    Ce spectacle lamentable, payé avec l’argent du contribuable, doit être démonté immédiatement.
    Il défigure la Grand-Place, il offense notre patrimoine et il prive petits et grands de cette émotion douce et chaleureuse qui accompagne traditionnellement la période de Noël.
    Une crèche sans visages, c’est une crèche sans histoire, sans âme et donc une crèche qui ne représente plus rien pour personne.
    Où sont nos souvenirs d’enfance ? Où est la magie ? Où est la joie des retrouvailles en famille ?
    À la place, on nous sert une installation fantomatique, froide, presque hostile — une négation pure et simple de notre héritage culturel et de la fête elle-même.
    À force de vouloir « gommer » les symboles, les autorités bruxelloises finissent par effacer tout ce qui faisait sens.
    On nous parle d’inclusion, alors que la crèche traditionnelle l’était profondément : les Rois mages viennent de Perse, d’Inde et d’Arabie. Il n’y a rien de plus universel. Rien de plus ouvert. Rien de plus humain.
    Ce qui est installé aujourd’hui sur la Grand-Place n’est ni inclusif, ni festif, ni respectueux.
    C’est fade, c’est vide et c’est triste.
    C’est un renoncement culturel.
    Et c’est, surtout, une faute.
    Bruxelles ne mérite pas cette mascarade. Nos enfants non plus. La Grand-Place encore moins.
    Je demande donc clairement : le démontage immédiat de cette installation indigne, et le retour dès l’an prochain d’une crèche véritable — chaleureuse, incarnée, respectueuse de nos traditions et réellement porteuse de sens.
    Il en va de notre mémoire, de notre culture et, très simplement, de notre dignité collective.

    • Capitaliste rebel, comme vous je trouve cela ignoble pour notre civilisation. Nous sommes tombés très bas dans la d’échéance. Je me demande même si nous ne le méritons pas ? Que disent les enfants à leurs parents quand ils passent devant cette crèche et que répondent les parents ? Il faut se réveiller…

    • Merci pour votre commentaire Capitalist rebel, d’une vérité tragique. Mais comme je trouve aussi que la Crèche est universelle et n’a pas besoin de défigurer je me posais la question de savoir pourquoi un des rois mages est un homme noir et dans mon idée, ces rois mages viennent d’une même ligne céleste depuis l’Orient et donc question pour moi, et vous me donner réponse à l’énigme , c’est un Indien, (souvent plus noir qu’un Africain mais avec des traits indo-européens…).Inde, Perse, Arabie, on est sur la ligne, merci à vous.

  4. Bruxelles est un califat , et au sommet de son immeuble forteresse , trône l’impératrice Ursula dans son bureau appartement bunker.

  5. Bruxelles est un califat , et dans au sommet de son immeuble forteresse , trône l’impératrice Ursula dans son bureau appartement bunker.

  6. La Belgique sera le premier califat européen et le grande Bretagne et la France se disputent la place de second. De toute façon on sera sur le « podium ».

    • Non,( j’habite Bruxelles), c’est l’inverse: la Belgique suit toujours la France de quelques années. De plus, on a un premier ministre d’extrême droite flamande, qui ralentira le processus.

  7. Les bras m’en tombent et la fatigue me gagne devant tant d’indigence. Mais je suis sincèrement admiratif des journalistes de BV qui, pour nous informer et qu’ils en soient remerciés, se coltinent des sujets pareils.

  8. Honteux ! Où se trouve l’émerveillement là-dedans ? Aucun. Plutôt effrayant même. Cela relève de la perversité, un point c’est tout.

  9. Presque toute l’UE est dans le suicide (pas besoin de l’assister!) mais pour ce qui concerne les Français, 2027 sera la dernière occasion de se révolter contre les « déconstructions » de toutes sortes. S’ils ne la saisissent pas, ils auront ce qu’ils méritent!

  10. Ce n’est oas une crèche de Bethléem, c’est la naissance de mahomet au milieu du désert.
    Il ne manque que le chameau et le croissant sur la tente.
    Ça s’appelle, mettre sa tête à couper.
    Combien a-t-elle été payée pour une insulte pareille ?

  11. RAPELLEZ VOUS : « Molenbeek » ! …
    TOUT est dit avec cette commune devenue le symbole de l’islamique qui gangrène l’Europe avec des métastases partout dans tous les domaines ! …

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