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Georges Michel
Journaliste, éditorialiste à BV, colonel (ER)
Nous n’avons pas la réponse. Juste quelques indices.
La reine ne s’écoute pas parler : elle n’a rien à prouver.
Il regrette, il s’excuse, il ne démissionne pas et il n’est pas démissionné. Voilà comment l’on résumera la déclaration du préfet de police Didier Lallement...
Dites-moi ce dont vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer : ainsi pourrait se résumer la « politique » délibérée de ne pas doter les Français de masques.
« Toute la vérité, rien que la vérité », promet-on devant le juge.
Les plus anciens se souviennent peut-être de ces panneaux posés dans les autobus : « Défense de fumer et cracher, parler au conducteur, descendre en marche. »
Parce que le Président se défend, chez nos amis italiens, de tout retard sur les mesures de confinement.
Le Tour de France à huis clos. Personne n’y avait pensé.
Qu'est-ce qu'elle n'aura pas fait pour s'attirer les bonnes grâces du souverain du Macronistan !
On attend avec impatience l’arrêté préfectoral qui osera fixer les conditions réglementaires de la bagatelle afin de respecter les mesures de « distanciation sociale »...
Edicter le couvre-feu partout est une chose. Faire appliquer le couvre-feu par tous en est une autre.
Certes, dans le « bordel ambiant actuel », pour l’instant tout va bien, si l’on peut dire, pour le Président.
Aujourd'hui, la visioconférence a remplacé les visions de la Pythie et la lecture ou télévision du journal quotidien celle des entrailles de poulets. Mais les calamités sont toujours là.
La guerre dans laquelle nous sommes entrés est sanitaire mais elle est aussi psychologique. Et, il faut bien le reconnaître, ça démarre très mal.
On espère juste un truc, c’est que ce non pas « chacun pour soi » mais « chacun chez soi » fera école. À grande échelle.
Dans une démocratie digne de ce nom, disions-nous… Édouard Philippe peut être tranquille.
Jusqu’à présent, elle avait plutôt fait un sans-faute, enfilant correctement les lieux communs sur les plateaux télé comme d’autres des perles d’élevage.
Prenez, par exemple, l’affaire Griveaux. Au départ, la petite affaire devait se dérouler aussi dans la plus stricte intimité.
Tout est grand, chez Juan Carlos, y compris les scandales...
La politique ne se fait peut-être pas à la corbeille, comme disait de Gaulle, mais désormais, nos politiques nous expliquent comment jeter notre mouchoir en papier après usage.
Mieux que les animalistes, tout de même.
Dieu merci - on ne croit pas si bien dire -, il n’est pas encore recommandé aux prêtres de dire la messe avec un masque de protection.
Donc, la pendaison sous l’Ancien Régime pour le détournement de fonds publics. Fort bien. Mais pourquoi en rester là ?
Si ça peut faire revenir les abstentionnistes aux urnes...
« Vous, vous n’êtes rien ! » Mais au fait, ça ne vous fait penser à rien ?

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