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Philippe Charlez
Ingénieur des Mines de l'École polytechnique de Mons (Belgique), docteur en physique de l'Institut de physique du globe de Paris, enseignant, membre du bureau politique de Identité-Libertés.
L’homme « blanc, riche, vieux » serait la cause des malheurs présents et passés de toutes les minorités.
Mi-2021, la flambée des prix du gaz a sifflé la fin de la récréation.
Les étés se suivent et se ressemblent, avec leurs cortèges de vagues de chaleur et d’incendies ravageurs...
Sous couvert d’objectifs écologiques, deux études ont fait du nucléaire français leur cible privilégiée.
Est-il pour autant possible de le décarboner en substituant au traditionnel kérosène des carburants verts ?
L’inaction climatique devient donc en France un paravent juridique justifiant de tout.
Restons donc pragmatiques et ne tombons pas dans le piège des grands moralistes de gauche.
Le Président aurait dû se rappeler que nous sommes, en termes d’émissions, le meilleur élève développé du monde.
Historique, ce tournant est surtout symbolique quant à la stratégie énergétique européenne.
La réduction des émissions de gaz à effet de serre ne justifie en rien de renoncer à notre liberté individuelle pour plonger dans un monde totalitaire risquant de faire bien plus de victimes que le réchauffement climatique
Le contribuable doit donc s’attendre à payer trois fois : payer pour la dette d’EDF, payer pour les investissements futurs, payer pour les choix irresponsables du green deal européen !
C’est le gaz qui viendra inexorablement suppléer au déficit d’anticipation politique.
En dehors de tout aspect politique, la France n’a de toutes les façons pas la capacité de sortir à court terme du système électrique européen.
En imposant une doctrine libérale à un secteur inadapté, en supportant l’arrivée des ENR dans le mix électrique et en encourageant l’arrivée d’une myriade de fournisseurs alternatifs, l’Union européenne planta le décor d’une tragédie annoncée !
En ajoutant des sources intermittentes, l’Europe a de facto créé un marché principalement gouverné par… Dame Nature.
Le citoyen européen pourrait, une fois encore, être le dindon de la farce de ce « poker menteur ».
Ni l’économie européenne ni les États-providence ne pourront résister longtemps à une telle inflation.
Dans un calcul bénéfice/risque, une question subsidiaire surgit : est-on certain que cette sobriété malheureuse ne fera pas, à terme, davantage de victimes que le réchauffement climatique ? Le débat est ouvert. 
Le citoyen européen et français risque, une fois encore, d’être le dindon de la farce.
La COP27 aura été, sans surprise, un copier-coller des éditions précédentes avec les jets privés et les hôtels de luxe côtoyant les logements de fortune de militants extrémistes.
La déconfiture d’une filière nucléaire française d’excellence est méthodiquement organisée depuis vingt ans par des écologistes sans scrupules.
Le développement des gaz de schiste en Europe aurait pu nous libérer totalement du carcan russe.
Bruxelles a reconnu l’« exception ibérique » et a autorisé l’Espagne et le Portugal à reprendre leur autonomie électrique en sortant temporairement du système tarifaire européen.
Les Français devront se serrer la ceinture pour que les Allemands, les Italiens ou autres Tchèques puissent éviter un hiver cataclysmique.
Beaucoup pensent pourtant que la visite du Président est principalement motivée par le gaz algérien, substitut possible au gaz russe aujourd’hui très courtisé. Est-ce vraiment raisonnable ?

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