Avec Philippe VI à Versailles, Macron soigne son image
Ce 13 janvier 2026, le château de Versailles s’est à nouveau imposé comme un théâtre majeur de la diplomatie française, offrant son décor solennel et chargé d’Histoire à une visite d’État peu commune : celle du roi Philippe VI d’Espagne, accompagné du Président Emmanuel Macron. Cette rencontre entre les deux chefs d’État s’inscrit alors dans une tradition diplomatique ancienne, mais elle marque surtout un événement exceptionnel, puisqu’il s’agit de la première visite d’un roi d’Espagne à Versailles depuis près de 120 ans. Un retour hautement symbolique, qui renvoie aux origines mêmes de la dynastie des Bourbons d’Espagne.
Retour aux origines
Les premières heures de cette journée exceptionnelle ont été marquées par un accueil au palais de l’Élysée, où le roi Philippe VI a été reçu pour un déjeuner officiel avec Emmanuel Macron. Dans l’après-midi, le Président et le monarque ont rejoint le domaine, entièrement fermé au public, afin de préserver la solennité de la rencontre et d’assurer la sécurité de ces visiteurs de marque.
Au cœur du somptueux palais, le roi d’Espagne et le Président français ont ensuite découvert ensemble l’exposition temporaire « Le Grand Dauphin – fils de roi, père de roi et jamais roi », consacrée à la vie du fils aîné de Louis XIV. Cet héritier malheureux, n’ayant jamais accédé à un quelconque trône, est pourtant l’ancêtre direct de la lignée royale espagnole actuelle. Le choix de cette visite souligne les liens dynastiques unissant la France et l’Espagne depuis le début du XVIIIe siècle, lorsque Philippe V, petit-fils de Louis XIV, accéda au trône espagnol en 1700. Cette filiation historique s’est notamment illustrée lors du séjour à Versailles du roi Alphonse XIII, arrière-grand-père de Philippe VI, dernier souverain espagnol à y être accueilli avant la visite actuelle.
La dernière visite royale espagnole à Versailles
En effet, la précédente venue d’un roi d’Espagne à Versailles remonte aux 1er et 2 juin 1905. À cette époque, Alphonse XIII effectue alors une visite officielle en France, accueilli par le président de la République Émile Loubet. Cependant, le contexte est alors particulièrement tendu, car le jeune souverain vient d’échapper, la veille, à un attentat anarchiste lors de son séjour à Paris. L’incident a provoqué la mort d’un cheval et blessé près d’une vingtaine de personne. Malgré ce climat d’insécurité, la visite est maintenue afin de donner le change.
À Versailles, Alphonse XIII parcourt les salons d’apparat et les jardins, conscient de marcher dans les pas de ses glorieux ancêtres français. Lorsqu’Alphonse XIII quitta le château en franchissant ses grilles dorées, il était loin d’imaginer que plus d’un siècle s’écoulerait avant qu’un autre souverain espagnol ne les franchisse à son tour.
Versailles, au service de la gloire macronienne
Depuis, Versailles est devenu, et particulièrement sous la présidence d’Emmanuel Macron, un véritable outil de mise en scène du pouvoir. Le chef de l’État a ainsi multiplié les réceptions officielles dans ce cadre prestigieux, transformant le palais des rois en vitrine de la diplomatie française au service de sa gloire.
En mai 2017, tout juste élu, Emmanuel Macron choisit de recevoir Vladimir Poutine à Versailles, lors de l’exposition consacrée à Pierre le Grand. Un geste fort, destiné à afficher un dialogue exigeant avec la Russie, bien avant que le président russe ne devienne l’ennemi numéro un de l’Europe après l’invasion de l’Ukraine. Par la suite, Macron a également convié à Versailles plusieurs figures majeures de la scène internationale. Nul n'oublie, ainsi, la visite, en 2023, du roi Charles III, reçu dans la galerie des Glaces, ainsi que, l’année précédente, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Même Brigitte Macron s’est prêtée à ce jeu de mise en scène en recevant, en 2018, les conjoints de nombreux dirigeants lors des commémorations du centenaire de l’armistice, parmi lesquels Melania Trump, Charlène de Monaco ou Sara Netanyahou.
À travers ces visites, Emmanuel Macron donne l’impression de préférer les ors anciens et majestueux de la monarchie à ceux plus récents de la République. Comme s’il se plaisait à endosser, le temps d’une réception, un statut plus prestigieux que le sien et qu'il était enclin à envier l’aura de certains souverains et hommes politiques. Une façon de compenser une terne fin de quinquennat ?
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63 commentaires
Macron se sauvant a Versailles avec Philippe VI. a autorisé les manants ( agriculteurs) à mâcher vers l assemblée nationale.. et personne pour lui demander l’origine des produits utilisés lors du repas offert. Et oui on n’entend jamais les cuisiniers de l’elysée, du sénat,de l assemblée, des conseils régionaux venir sauver nos agriculteurs. Pensez vous qu’ils se fournissent avec des produits bourrées de chimie ukrainiens ou américains?? Alors mr les cuisiniers du gouvernement vous aussi venez soutenir notre agriculture..
Ce qui arrive à Macron s’explique très simplement: en réalité, il aimerait être un monarque, et non un président républicain. Il en va de même pour Pedro Sánchez, le président espagnol. Sánchez est même encore plus vulgaire.
« Philippe », ouf, et non pas le ridicule Félipé « à la franchouillade !
Monsieur Macron devrait savoir que dans une mise en scène monarchique, on ne met pas, comme il le fait depuis plusieurs mois, la main gauche dans la poche. A-t-il des problèmes au bras gauche? A-t-il des problèmes avec la gauche et lui faut-il des soutiens de ce côté?
oui, et l’autre main derrière le roi… il ne peut pas s’empêcher de papouiller!
Le petit président aime côtoyer les VIP’, royaux , acteurs mannequins , chanteurs . Et il possède l’arme fatale « Versailles » il se voit en Roi Soleil!
Le coût de l’entretien de Versailles est probabllement ben supérieur aux recettes des entrées des visiteurs, alors, autant qu’il serve de cadre prestigieux à quelques évènements diplomatiques.
Soigner son image ? Soigner une loque reste une loque.
Il ne s’agit pas de Philippe VI, mais de Felipe VI. Et on doit vraiment condamner cette attitude incorrecte de Macron avec ses mains dans les poches, qui méprise les règles de bienséance.
inimaginable une tenue pareille de celui qui devrait représenter la France avec un grand F …Non ce n’est pas possible que son majordome le laisse faire..!.la pour sur il mérite une gifle comme elle sait le lui donner en d autres occasions. J’ai honte.. Mal élevé et insolent provocateur. Les autres chefs d’état préfèrent ignorer cette indélicatesse.
Mains dans les poches pour une photo officielle avec le roi d’Espagne ? C’est le signe d’une désinvolture et d’une vulgarité qui déshonore la fonction présidentielle.
Même remarque : le petit bourge n’a pas de manières.
Macron est le MAITRE étalon de la vulgarité
Où était donc la Reine d’Espagne?