Bal révolutionnaire à l’hôtel de la Marine : les morts de la Révolution oubliés ?
Le 27 février 2026, une atmosphère que l’on croyait à jamais effacée de la place de la Concorde s’apprête à renaître. En effet, depuis les galeries de l’hôtel de la Marine, musiques, chants et pas de danse inspirés de la période révolutionnaire réapparaîtront dans les salons d’apparat et se diffuseront symboliquement vers la place, comme pour recouvrir d’un voile festif un espace pourtant chargé d’une mémoire tragique. Car célébrer la Révolution par la danse dans un lieu marqué par tant d’exécutions arbitraires interroge sur la pertinence d’un tel thème qui confronte inévitablement l’élégance de l’événement à la mémoire douloureuse des victimes de la période révolutionnaire.
Un événement valorisant les danses passées
Dans le somptueux écrin de l’hôtel de la Marine se tiendra ainsi un bal d’époque au thème singulier de la Révolution française. L’événement s’inscrit alors dans une série de bals historiques organisés tout au long de l’année, invitant le public à traverser plusieurs grandes périodes de l’Histoire de France par la pratique de la danse, du règne de Louis XV jusqu’à la Libération de Paris en passant par la Belle Époque et les Années folles. Ces soirées, lancées en novembre 2025, prennent place dans les anciens salons du Garde-meuble de la Couronne, restaurés et ouverts au public depuis sa restauration en 2021.
L’initiative revient à Carnets de Bals, association française spécialisée dans la reconstitution et la promotion des danses des salons parisiens. Fondée en 1989, elle mène un travail rigoureux de recherches sur les anciennes pratiques de danses. Son objectif est alors de restituer, avec exactitude historique, les pas, les postures et les codes vestimentaires des bals d’antan, avant de les transmettre au public par des ateliers et des soirées à thème. À travers cette démarche, l’association défend une approche patrimoniale de la danse, conçue comme un véritable outil de médiation culturelle et historique.
Un lieu hanté par les morts
Si l’on ne peut que saluer et encourager ce travail de reconstitution et de transmission, le choix du thème révolutionnaire dans un lieu tel que l’hôtel de la Marine est problématique. En effet, le monument fut loin d’être le théâtre de moment glorieux de notre Histoire lors de la Révolution. Devenu Garde-meuble royal en 1765, il abritait alors un ensemble exceptionnel de mobilier et d’objets précieux destinés aux résidences de la monarchie. C’est dans ces murs que furent entreposés les célèbres joyaux de la Couronne, dérobés lors d’un cambriolage spectaculaire dans la nuit du 16 au 17 septembre 1792. Ce vol, l’un des plus retentissants de l’Histoire de France, entraîna la disparition et la dispersion d’une part considérable du trésor royal, révélant l’incapacité de la Révolution à protéger ses biens.
Depuis les fenêtres du Garde-meuble, on pouvait également observer, quelques mètres plus bas, les nombreuses exécutions qui se succédaient sur la place de la Concorde, alors appelée place de la Révolution. La guillotine y fut installée de manière quasi permanente entre mai 1792 et juin 1794. On estime qu’environ 1.119 personnes y furent exécutées, soit un peu moins de la moitié du total des personnes exécutées à Paris pendant la Révolution. Parmi ces dernières, on compte Louis XVI, le 21 janvier 1793, Marie-Antoinette, le 16 octobre 1793, ou encore Charlotte Corday, Madame du Barry mais aussi plusieurs acteurs majeurs de la Terreur eux-mêmes, tels que Robespierre ou Danton. La place fut, durant de longs mois, un théâtre quotidien de la mort.
Aujourd’hui, l’obélisque, les fontaines et la circulation ont profondément transformé cet espace, au point que le souvenir du sang versé semble s’être estompé. Pourtant, faire résonner à nouveau, depuis l’hôtel de la Marine, des chants et des musiques de la Révolution revient presque à insulter la mémoire des morts. Ainsi, l’équilibre entre valorisation culturelle et devoir de mémoire demeure fragile, mais le respect des victimes et du lieu de leur trépas doit toujours prévaloir, car leur mort rappelle jusqu’où l’homme peut sombrer lorsque la violence devient un instrument politique, et l’oublier revient à accepter qu’un jour puisse de nouveau dresser la guillotine en France.
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9 commentaires
La Gauche tue !!… Elle a toujours tué, tue encore et tuera toujours. Et surtout pour des idées !.. Depuis Ponce Pilate jusqu’à Melenchon, en passant par Henri III, Robespierre, Gambetta, Staline, Hitler, Petain (eh oui, contrairement à ce qu’on croit, ces 2 derniers étaient socialistes), Jules Moch (qui a fait tirer à balles réelles sur des mineurs grévistes) sans compter les déclarations de guerre à l’Allemagne en 1939, la guerre d’Indochine ou celle d’Algérie où Mitterrand a envoyé beaucoup de jeunes français au casse-pipe.
« révélant l’incapacité de la Révolution à protéger ses biens. » Ses biens? Des biens volés par attaque de la royauté à main armée. Aucune propriété légale là dedans.
Faire ce truc bien sur à Paris, ville gauchiste, quand on a vu la cérémonie des JO rien d’étonnant
Il n’y a plus que de l’indécence dans ce pays où le respect et la connaissance de l’histoire ont disparus.
Charmant ..en plein carême en plus.
Ah oui bien vu
La laideur de l’état d’âme des assassins révolutionnaires refait surface aujourd’hui sous les couleurs de LFI et autres malfaisants gauchistes, mais tout cela n’est possible que grâce à la complicité lâchement passive où active d’un ensemble de politiciens et par le truchement de médias serviles.
Les politiciens et les médias serviles dont vous parlez se réclament tous de Sainte Révolution, mère de leur fortune, sans laquelle ils seraient restés stagnants dans leur cloaque.
Les sombres idiots de LFI trimbales une guillotine dans chacun de leur défilé