Blasphème dans une église : l’évêque de Bayonne demande « réparation »
Ce dimanche 29 juin, dans la petite commune d’Arbérats-Sillègue (Pyrénées-Atlantiques), le rideau s’est levé sur une scène à peine croyable dans l’église du village, transformée pour l’occasion en salle de spectacle. L’humoriste activiste basque Ane Lindane a fait son entrée « en scène » en mimant une masturbation avec un crucifix, qu’elle a ensuite jeté à terre, debout sur l’autel de l’église, en hurlant « Dieu est mort ». Une « improvisation », dit-elle, qui n’était que le début de son spectacle, programmé dans le cadre du festival Euskal Herria Zuzenean (EHZ). Deux cents spectateurs, visiblement conquis, ont applaudi à la scène scandaleuse.
La séquence obscène, filmée et relayée sur les réseaux sociaux dès le week-end, a d’abord fait réagir les catholiques basques et hispanophones. En France, c’est l'eurodéputée ECR Laurence Trochu qui a ouvertement dénoncé ce qu’elle qualifie d’« attaque directe contre la foi chrétienne ».
Ce dimanche, dans le village basque d’Arbérats-Sillègue, une militante d’extrême gauche s’est livrée à une mise en scène profanatoire à l’intérieur même d’une église… sous les applaudissements du public. Une nouvelle attaque directe contre la foi chrétienne, dans le silence… pic.twitter.com/uPKC5bRhKd
— Laurence Trochu (@LaurenceTrochu) July 2, 2025
Sans accord, ni du curé, ni du diocèse
Contacté par Boulevard Voltaire, le bureau de l’évêché de Bayonne a tenu à remettre les choses au clair. Non, « bien qu’assez peu fréquentée », l’église d’Arbérats-Sillègue n’est pas désacralisée. Et ce dimanche 29 juin, elle a bel et bien été utilisée sans que le diocèse ne soit « préalablement sollicité ni consulté ». Même le curé affectataire n’était pas informé, alors que lui seul peut donner son accord pour l’utilisation de l’édifice, à condition que le contenu soit compatible avec la dimension sacrée et cultuelle du lieu.
En l’occurrence, c’est un prêtre auxiliaire desservant le secteur qui a donné son accord au maire de la commune, « sans imaginer une seconde qu’un tel sacrilège pouvait s’y produire », défend l’évêché. Un communiqué officiel a, depuis, été publié : l’évêque, Mgr Marc Aillet, y dénonce un « sacrilège qui appelle un acte de réparation ».
Elle assume et s’en amuse
Mais loin de prendre conscience du mal commis et de vouloir réparer quoi que ce soit, Ane Lindane a préféré tourner l’affaire en dérision. Sur son compte Instagram, elle dit être désolée pour « cette vidéo lamentable », avant d’affirmer, faussement penaude, que « ce n’était pas elle mais le diable » qui la possède. L’humoriste, militante des cause féministe, LGBT, palestinienne et anticléricale revendiquée, a profité du tollé pour faire la promotion de son spectacle. Dans un message publié en espagnol sur les réseaux sociaux, elle écrit : « Hier, j’ai donné un grand monologue au festival Euskal Herria Zuzenean. Dans une église non désacralisée, 200 personnes ont fait trembler les fondements du catholicisme à grands éclats de rire. Nous avons souillé, blasphémé et dénoncé les abus sexuels de l’Église. »
Dans le quotidien espagnol El País, elle assume sa démarche qui, selon elle, visait à « pointer du doigt ces réalités, les ridiculiser, les humilier et leur pisser dessus ». La scène, affirme-t-elle, relevait d’une « fiction comique », d’une performance destinée à dénoncer les abus dans l’Église. Que des milliers de croyants puissent être blessés par cette séquence n’ébranle en rien sa certitude : l’humour, surtout quand il attaque les catholiques, est une vertu dont elle a le devoir d’user.
Le festival EHZ, entre valeurs affichées et transgression gratuite
Le festival, qui se targue de défendre des « valeurs sociales et écologistes » telles que « le féminisme, l’anticapitalisme, l’écologie, la liberté sexuelle, la justice sociale, l’internationalisme, la pluralité culturelle ainsi que la lutte contre les exclusions multiples », présentait l’artiste comme adepte d’un « humour pointu et amer qui ne plaira pas à tout le monde ». À qui donc est-il censé plaire, cet humour qui se veut humiliant, crasseux, égocentré ? Pour un festival qui prétend combattre « les offenses, les exclusions et autres formes de comportements inappropriés », et qui entend créer un espace « où toutes les personnes puissent se sentir respectées », on repassera.
On attend toujours, du côté des organisateurs et de la mairie, qui n’ont pas encore répondu à nos sollicitations, un mot d’explication. Qui a validé cette séquence ? Qui a estimé qu’elle avait sa place dans une église ? Et qui, maintenant, réparera l’humiliation faite aux catholiques français et au-delà ? L’artiste enragée, le maire écolo, le festival militant ? Après tout, insulter les catholiques n’engage à rien. Ils vous tendront toujours l’autre joue.
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110 commentaires
Répétition en église de cette » comique », pour produire une » répétition générale « en parterre intérieur de mosquée…?
tout simplement diabolique !!!
Je dirais que ce n’est pas avant tout une attaque contre la foi chrétienne. C’est avant tout une attaque contre Dieu et c’est beaucoup plus grave et c’est aussi ce qui nous révolte.
Cette « humoriste » oserait-elle faire la même chose dans une mosquée? On peut en douter.
Ce sont encore et toujours les catholiques qui sont visés , les représailles ne sont pas à craindre .
Et pendant ce temps la presse s’acharne sur l’enseignement privé catholique dont tous les enseignants seraient des pervers ,de toute évidence ces pervers ne sont pas là ou l’on nous le fait croire !
Pourquoi ne vont-ils pas faire çà dans une mosquée ?
Et tous ces crétins et toutes ces crétines , prêts à tout pour se faire connaître .
Les spectateurs auraient dû la sortir de l’Eglise vite fait ! mais sans doute que ceux qui étaient venus connaissaient « l’humoriste » et savaient à quoi s’attendre puisqu’ils l’ont applaudie. Pauvre France !
Au delà du sacrilège qui n’aurait pas été accepté dans une autre religion, c’est tout le manque d’éducation de ce pays qui ici, est mis en évidence.
Deux cent personnes qui applaudissent un tel spectacle, et dans une région profondément attachée à la culture catholique… quelle dégradation civilisationnelle !!!
Quant au maire…
Il existe une éducation en France, il s’agit de la christianophobie dont les médias se font les relaies .
Elle n’aurait pas fait ça dans une mosquée et le maire qui autorise ça devrait demissionner il insulte la fonction de maire honte à lui.
On laisse tout faire lorsqu’il s’agit de la religion Catholique j »espère que les électeurs s’en souviendront.
Une question s’impose : donnerait-elle ce spectacle dans une mosquée ? Et bien sûr, pas avec une Croix, mais par exemple avec un portait du « prophète ». Et maintenant que dans notre chère république, le blasphème n’existe plus, comment condamner cet acte immonde ?
@Agcha : « Et maintenant que dans notre chère république, le blasphème n’existe plus, comment condamner cet acte immonde ? » Comment ? la liste des moyens est trop longue pour l’explicité ici, mais je suis certain qu’avec un peu d’imagination vous aller en trouver un qui vous convient.
J’espère que le prêtre auxiliaire se fera taper sur les doigts. Faut-il être niais pour donner son accord à un spectacle initié par un maire écolo. Et voilà le résultat. Toujours est-il, qu’en tant que chrétien je me sens insulté et demande aussi réparation.
Vous demandez réparation à qui ? Y a t il dans ce pays encore quelqu’un pour entendre votre demande et y répondre ?
Mais au maire, aux organisateurs et à cette … Rassurez-vous, je sais qu’il s’agit d’un voeu pieux.
C’est quand même bizarre que ce soit toujours dans des églises que des cas comme cela se passent. On ne voit jamais ce type d’artiste faire cela dans des mosquées! Comment des gens comme cela peuvent espérer être respecter alors qu’ils ne respectent pas les autres?
@AopBlue : « ce type d’artiste » ??? rien que l’expression m’interroge sur la définition de ce qu’est un artiste.
Si la gauche était respectueuse d’autrui et pas que des racailles ça se saurait!
Ah! c’est sûr qu’elle n’aurait pas osé dans un lieu de culte musulman sinon la menace de mort n’aurait pas tardée. Et ça, elle le sait très bien. Dégueulasse !
Et le maire, peut-il rester en place ? Je ne le crois pas.
Que les habitants demandent sa démission !