Ce 18 janvier à Paris : pourquoi participer encore à la Marche pour la vie ?
MISE À JOUR DU 16 JANVIER : Changement de lieu de rendez-vous !
Ce dimanche 18 janvier, à 14h, la Marche pour la vie partira de la place Vauban (VIIe arrondissement) et non de la place du Trocadéro, comme prévu initialement.
Ce dimanche 18 janvier, à 14h, la Marche pour la vie partira de la place Vauban (VIIe arrondissement). « Notre but, c’est la défense de la vie innocente, de sa conception à sa mort naturelle, mais cette année, on a une insistance sur l’euthanasie parce que c’est l’actualité qui le commande », nous explique Guillaume de Thieulloy, président de la Marche. En effet, après l’adoption, le 27 mai 2025, du texte de loi sur l’aide à mourir, en même temps que celui sur les soins palliatifs, la loi a été examinée en commission au Sénat début janvier et sera débattue par les sénateurs le 20 janvier prochain.
Marie-Lys Pelissier, porte-parole de la Marche pour la vie, nous précise : « C’est pour nous une loi très grave, parce qu’on va mettre dans les hôpitaux le droit à l’aide à mourir et faire passer cette "aide à mourir", comme ils l’appellent, pour un soin. Or, ça pose la question de notre réponse collective à la souffrance. Certes, les personnes en fin de vie souffrent, mais 50 % des Français qui en ont besoin n’ont pas de soins palliatifs. Donc la France, au lieu de répondre réellement par les soins palliatifs, répond par la mort. Ça pose un vrai problème éthique et civilisationnel. » Pour manifester contre cette loi, mais aussi contre les lois qui portent atteinte à la vie humaine (l’avortement, la PMA), les organisateurs attendent dix à vingt mille participants, comme les années précédentes. Pourtant, face à l’absence de résultats concrets, certains pourraient se décourager. Pourquoi continuer à marcher pour la vie ? Participer à cette manifestation a-t-il encore un sens ?

Crédit photo - La Marche pour la Vie
Témoigner et encourager
Pour les indécis qui hésiteraient encore entre une galette des rois entre amis, une après-midi tranquille sur leur canapé ou la Marche pour la vie, les organisateurs de cette dernière ne sont pas à court d’argument ! « Le premier sujet, c’est un sujet de témoignage », commence le président. « Si on n’est pas d’accord, il faut le montrer. Il est important de montrer que toute la France n’est pas d’accord avec l’extermination des innocents, quels qu’ils soient d’ailleurs, en début ou en fin de vie. » L’événement a en effet pour premier but l’expression d’une contradiction par rapport aux positions imposées sur les sujets de la vie, par exemple avec l’inscription de l’avortement dans la Constitution. « Plus on est nombreux, plus ce message va avoir un impact dans les médias mais aussi dans les consciences des gens, parce que notre but premier, c’est de réveiller les consciences », insiste Marie-Lys Pelissier, en parlant de l’importance que chacun se motive pour se joindre, s’il le peut, à la Marche. Pour la jeune porte-parole, le rendez-vous de dimanche est aussi un moyen de refaire le plein de motivation : « Il ne s’agit pas d’être dans l’entre-soi mais de s’encourager et de n’être pas seul. C’est important, cette notion d’encouragement mutuel. » C’est finalement un cercle vertueux que propose la Marche pour la vie : se motiver pour être motivé, et ainsi s’engager. En effet, un village d’associations est proposé, et chacun peut y trouver un engagement à sa mesure.

Crédit photo - La Marche pour la Vie
Une manifestation pour tous
« Il ne faut pas penser qu’on va marcher dans le froid mais qu’on va faire la fête avec ses amis ! On a Paris pour nous, ce n’est quand même pas désagréable », ajoute Guillaume de Thieulloy. L’ambiance est en effet festive, à la Marche : de quoi motiver les uns et rebuter les autres. Mais la porte-parole précise : « Il y en a pour tous les goûts, parce que certes il y a de la musique, et ça peut ne pas plaire à certaines tranches d’âge, mais il y a des endroits dans le cortège où il y a moins de musique. Il y a même une partie priante, à la fin de la marche, chacun peut y trouver son compte. » Le plus important, rappelle le président, c’est de participer pour montrer la présence, en France, de défenseurs de la vie à toutes ses étapes : « Politiquement on n’est pas en mesure de changer des grands rapports de force, c’est un sujet de témoignage. » Marie-Lys Pelissier ajoute que cette manifestation est d’autant plus importante qu’on n’a aujourd’hui plus le droit de s’exprimer contre l’avortement, depuis son inscription dans la Constitution. Mais « au nom de la liberté d’expression, on a encore le droit de s’opposer par la manifestation ».
Enfin, pour donner un ultime argument aux plus récalcitrants, un beau programme est annoncé : « des intervenants percutants, des témoignages très touchants et impactant ». Certains intervenants viennent de loin, comme des États-Unis ou de l'Ouganda. Des cars ont aussi été organisés depuis plusieurs villes comme Strasbourg, Angers, Lille, Lyon. Les organisateurs attendent donc les provinciaux comme les Franciliens, qu’ils viennent chanter, danser et retrouver des amis ou prier pour les personnes menacées et touchées par les lois contre la vie.
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16 commentaires
Voilà une belle marche.
Dommage que j’habite si loin de Paris comme de Strasbourg, Angers, Lille, Lyon.. je penserai à ceux qui peuvent manifester.
Article très sympathique (à vous faire regretter d’être une ‘provinciale’ !!)
Bonne journée
Tant qu il y aura des gens pour témoigner et réparer pour les plus fragiles , la France vivra !
Cette marche pourrait être bienvenue face à l’inquiétude liée au projet de loi sur l’euthanasie, s’il ne s’agissait d’une marche d’intolérants, culpabilisateurs face à des femmes qui n’ont pas d’autre choix que d’avorter, mais aucune femme ne choisit l’avortement comme un acte anodin. C’est aussi en filigrane une façon de dénigrer les personnes homosexuelles, ce qui n’est manifestement pas un choix, en s’opposant fermement à la PMA, qui pose des questions énormes certes, mais qui se pratique de façon clandestine à l’étranger dans des conditions éthiques discutables. Alors qu’une pratique encadrée en France serait nécessaire.
» aucune femme ne choisit l’avortement comme un acte anodin » = Certes, mais si cette loi abjecte n’existait pas, cela leur permettrait d’aller à l’encontre de leur entourage (la majorité des avortements se fait sous pression de la famille et des proches)
La PMA se pratique dans les couples qui ont des problèmes de stérilité. Il faut simplement qu’ils soient en couple, certes avec un papa et une maman.
Cela vous choque peut être?
Il vaudrait mieux que vous interrogiez directement les organisateurs de la manifestation pour en tirer de telles insinuations. Vérifiez d’abord vos sources, et demandez donc à ces organisateurs.
Tiens ? C’est curieux que vous ne soupçonniez pas à la manière de Mme Fourest que ces manifestants sont des extrémistes, des fachistes, quoi !
Pour moi la médecine est hypocrite! Je m’explique: d’un côté il y a l’acharnement thérapeutique qui consiste à faire de multiples examens, injecter des poches de sang et voir de multiples spécialistes sur des personnes très âgés pour faire travailler les collègues et s’en mettre plein les poches. D’un autre côté on a cette loi. Il n’ y a pas de cohérence au niveau médical et cela me gène profondément parceque visiblement la médecine fait n’importe quoi.
Ces personnes âgées qui sont heureuses de vivre pour voir grandir leurs petits enfants (et arrières petits enfants) qui eux sont ravis de frire des câlins à leurs grands parents!
Là, il parle de personnes en fin de vie, donc qui ne sont plus
en état d’être »heureux » de quoi que ce soit !
Mademoiselle Brière vous avez parfaitement raison, il ne faut point baisser les bras, ne point désespérer, si les malfaisants poursuivent leur macabre projet, nous les bienfaisants sommes toujours présents et devons crier par monts et par vaux notre détermination à faire accompagner nos anciens dans la dignité empreinte d’humanité. Paix aux hommes de bonne volonté !
Je suis sidéré et déçu de constater que ni la Confédération nationale des associations familiales catholiques, ni le Syndicat de la famille ne daignent annoncer sur leurs sites respectifs la Marche pour la vie ! Pourtant sur chacun de ces deux sites, des articles dénoncent la dénatalité d’une part et l’euthanasie d’autre part, les 2 thèmes principaux de la Marche (!). Certes, ils se lamentent de l’inaction générale… Oui, mais voilà, quand une action pacifique de témoignage de rue est proposée, motus, on n’en parle pas… Bizarre, non ? Les AFC pourraient au moins signaler la présence à cette manifestation de Mgr Rey, qui va y tenir une allocution !
Pourquoi mettre en titre : participer « encore » à la manifestation pour la vie ?
C’est « toujours » qu’il faut écrire, tant la vie est menacée par le législateur et par certaines pratiques individualistes cautionnées « au nom du bien ». Beaucoup de lecteurs de ce site qui ne se disent pas de gauche et prétendent défendre « l’union des droites » ne l’ont pas compris et je m’en suis aperçu en lisant les commentaires relatifs aux débats qui se tiennent au Sénat sur cette proposition dite « d’aide à mourir » ; à part une minorité restreinte, la gauche s’est faite le porte parole d’une censure sur le sujet et ces lecteurs-là ne s’en sont pas encore aperçu.
En outre, ce ne sont pas seulement 20 000 manifestants qu’ils faut mobiliser, mais 110 évêques en France qui sont les défenseurs naturels du peuple, et dans ce peuple, il y a des êtres faibles, sans défense, innocents en particulier, mobiliser des protestants qui sont scandalisés par les dérives actuelles et en cours du législateur (il suffit que BV les interroge) et mobiliser des agnostiques qui comprennent les enjeux du respect de la loi naturelle (il y en a également, que BV qui réunit des journalistes « aille les chercher »).
Si personne ne fait aucun effort de réflexion et de mobilisation, il sera trop tard.
iL semble que les EVEQUES se sont enfin réveillées et qu’ils ont fait passer un communiqué préconisant uniquement les soins palliatifs. La loi du Dr LEONETTI était parfaite . A lire
Non, Mik-Mac. Les évêques, comme d’habitude, écrivent des déclarations, histoire d’être en règle avec le magistère de l’Eglise catholique et après, ils s’en lavent les mains, à la manière de Ponce-Pilate, reconnaissant que le Christ est injustement accusé mais se lave les mains et laisse faire les autorités s’emparer du coupable avec le résultat que l’on sait.
La comparaison est un peu dure, mais on ne peut pas ne pas y penser.
Rappelez-vous leur attitude en dernier lieu, lors de la constitutionnalisation de la liberté de l’avortement.
Pour sauvez ces mitres sans courage, il faudrait se présenter dans tous les évêchés de France et demander aux épiscopes qui y résident de venir à cette manifestation.
On lira avec intérêt ce qu’écrit M. l’abbé Claude Barthe de cette abdication dans l’exercice de l’autorité épiscopale. Un article sur « les évêques, défenseurs du peuple » présente très bien la problématique dans « Res novae » dont M. l’abbé Barthe est l’éditorialiste.
j’y serai.