Changer de sexe : les encouragements fous de la Haute Autorité de santé
La Haute Autorité de santé (HAS) vient de publier ses recommandations sur la prise en charge médicale des transitions de genre. Autorité publique indépendante créée en 2004, lorsque Philippe Douste-Blazy était ministre de la Santé de Jean-Pierre Raffarin, elle a notamment pour mission « d’élaborer les guides de bon usage des soins ou les recommandations de bonne pratique, procéder à leur diffusion et contribuer à l’information des professionnels de santé et du public dans ces domaines ».
Dans un document publié le 18 juillet, la HAS détaille ses préconisations (« recommandations de bonnes pratiques » ) pour assurer une « prise en charge sécurisée et de qualité » à ceux qui souhaitent changer de sexe. L'accès gratuit des transitions de genre grâce à l’assurance maladie est déjà effectif, car ces dernières sont catégorisées « affection longue durée » (ALD), c’est-à-dire une « maladie dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessite un traitement prolongé ».
Lutter contre la « transphobie »
Pour les responsables de la HAS, la prise en charge médicale des personnes trans est une urgence de santé publique face aux difficultés auxquelles elles sont confrontées : « transphobie : le rejet familial, les agressions dans l’espace public, les difficultés professionnelles, les difficultés d’accès à un logement » mais aussi « troubles psychiatriques » avec un « surrisque en comparaison à la population générale, notamment sur le plan de la dépression, de l’anxiété et des idées ou passages à l’acte suicidaire ». La HAS veut remédier aux « discriminations majeures dans l’accès aux soins (refus d’accès aux soins, délais d’accès aux soins très longs, prise en charge financière des traitements, etc.) », notamment en impliquant davantage les médecins généralistes.
Dans son document « Transidentité : prise en charge de l’adulte », la HAS préconise au personnel soignant d’accueillir les personnes trans « sans jugement ou idée préconçue » avec la consigne d’accepter l’utilisation du « pronom et prénom demandés » alors même qu’ils pourraient ne pas correspondre au prénom et sexe de naissance. Les demandes de chirurgie doivent être accueillies tout en informant les patients des risques encourus et des effets définitifs de certains actes. Pour Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la famille, il s’agit d’une « vaste tromperie » car « en réalité, on ne change jamais de sexe ; on conforte les personnes dans un engrenage irréversible ». Contactée par BV, elle déplore « la lâcheté, l'irresponsabilité et la passivité » de la HAS dans son document, « en dépit du caractère hautement risqué et sans retour » d’actes qu’elle n’hésite pas à qualifier de « mutilations ». « On constate aussi un profond déni, il n’y a aucune volonté de chercher les causes de la souffrance psychologique et psychiatrique des personnes qui demandent à changer de sexe. » « Nous n’avons pas à nous prononcer sur la décision de ceux qui expriment vouloir modifier leur genre », a indiqué Lionel Collet, le président de la HAS.
« L'emprise d’associations militantes »
Si la HAS a écarté un accès gratuit aux transitions à partir de 16 ans, Ludovine de La Rochère souligne la fragilité de cette limite d'âge car, encore à 18 ans, les jeunes hommes et les jeunes femmes sont en construction : « Jusqu’à 25 ans, le cerveau n’est pas complètement mature. À 18 ans, on ne se projette pas dans la longueur de la vie. »
« Ces personnes sont sous l’emprise d’associations militantes dont l’idéologie du genre et woke est le guide », affirme-t-elle. Alors même que Le Figaro révélait que le comité d’experts désignés par la HAS est composé « presque exclusivement de militants d’associations transactivistes, de professionnels de santé qui ont soutenu publiquement les revendications de ces associations, voire de personnes elles-mêmes trans », l’ancienne présidente de la Manif pour tous dénonce des « actes médicaux détournés au bénéfice d’un militantisme dont les jeunes sont victimes ».
Elle alerte face aux conséquences de telles pratiques : des prises d’hormones pour masculiniser une voix, par exemple, modifier la pilosité, ou des interventions chirurgicales pour changer d’appareil génital, mais encore les femmes qui gardent la possibilité de porter un bébé tout en se disant hommes (à qui on recommande la « préservation de gamètes »), ou aussi les personnes pour lesquelles la HAS recommande d'expliquer les « alternatives de parentalité » (gestation pour autrui ?). Tous ces actes irréversibles dont notre société, faute de recul, ne connaît pas encore les effets. Avant de conclure : « Tout cela pourrait devenir un scandale de santé publique. »
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83 commentaires
A l’heure où les américains commencent à en sortir, nous entrons dans le bain !
Mais hélas, nous ne savons pas trop ce que contient la baignoire !
L’important, là comme sur d’autres sujets, étant surtout de glaner des voix !
Il n’y a aucune limite à la décadence.
Il me paraîtrait sain de supprimer l’HAS pour ne la remplacer que par un collège de médecins remarqués pour leurs compétences. Ce serait préférable à cette bande de guignoles membres d’associations transactivistes . D’autre part la remarque de Ludovine de La Rochère me paraît éminemment pertinente , attendre au minimum l’age de 25 ans avant de prendre toute décision destructrice . Dieu a fait l’Homme et la Femme mais pas le reste , pourquoi ? Ces imbéciles devraient y réfléchir.
On a vu les limites de l’AHS pendant le covid, inutile à tous points de vue sinon à nous faire injecter une substance douteuse dont on a compris la nocivité
Cet organisme inféodé aux labos
A croire que même l’HAS est maintenant infiltrée par des gens ayant eux-même changé de genre ce qui prouverait leur mansuétude à l’égard des futurs postulants.
A force de considérer toute demande individuelle justifiée, et de se précipiter pour la satisfaire quitte à inventer une chirurgie des horreurs, on va finir par avoir des malades qui réclameront une transformation en autre chose que l’opposé de leur sexe…..cette société est dingue!
Une mode ? Je me questionne. J’irai jusqu’à dire qu’il est criminel d’autoriser des enfants ou ados à se transformer. Que ferons-nous des regrets, des dépressions, peut-être des suicides, qui ne manqueront pas de suivre, des années plus tard ? Les psys ont un bel avenir devant eux !
On reconnait donc, et enfin, que ceci est une maladie ?… quoi qu’il m’en coute de devoir participer à leurs élucubrations !
Et puis, si c’est de cette façon qu’ils veulent enrayer la chute démographique de ce pays, je crains que la place est largement faite pour ceux qui viennent nous remplacer…