Chicago : le maire démocrate défie Trump en érigeant des zones anti-expulsion

À Chicago, le maire Johnson défie Trump en conférence de presse, créant des «zones sans ICE» pour protéger les migrants
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Lors d’une conférence de presse matinale, ce lundi 6 octobre, le maire démocrate de Chicago, Brandon Johnson, a publiquement signé un ordre exécutif instaurant des « zones sans ICE » sur les propriétés municipales, interdisant aux agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) d’utiliser des espaces publics comme des parkings, bibliothèques ou parcs pour leurs opérations d’expulsion. « Nos parcs ne sont pas pour que l’ICE y installe des points de contrôle. Ils sont pour que les habitants de Chicago puissent jouer et profiter », a-t-il lancé, soulignant que cette mesure respecte l’ordonnance « Welcoming City » qui garantit aux résidents, quel que soit leur statut migratoire, de vivre sans crainte de persécutions administratives. Johnson a dépeint les agents ICE comme un « groupe voyou, imprudent, lourdement armé et masqué », estimant que « Trump a déclaré la guerre aux habitants de Chicago et d’Amérique ».

Le maire de Chicago est un « malade »

L’ordre exécutif de Johnson, proclamé en direct ce lundi, n’est pas un simple décret administratif mais une déclaration politique qui défie l’autorité fédérale. En bannissant l’accès aux parkings d’écoles ou terrains municipaux pour charger des armes ou établir des points de contrôle, le maire complique délibérément les traques de clandestins par l’ICE. Il argue que ces opérations « musclées » violent la confiance des quartiers immigrés et exposent les citoyens à des risques, comme les gazages indiscriminés lors de manifestations.

Du côté de la Maison-Blanche, on riposte en qualifiant le maire de « malade » et l’accuse d’« aider et d’encourager des criminels immigrants illégaux ». En effet, ces « zones sans ICE » deviennent de véritables enclaves où la loi locale l’emporte - au détriment de l’État fédéral -, au dam des Américains las d’une immigration incontrôlée

Les démocrates contre le peuple ?

La riposte de Washington, immédiate après la conférence de Johnson, est féroce. Le compte Rapid Response 47 de la Maison-Blanche dénonce un maire qui « aide et encourage des tueurs, violeurs et membres de gangs » en protégeant ces zones. Ce déploiement de 400 gardes nationaux à Chicago, ordonné par Trump pour sécuriser les opérations ICE, marque une escalade militaire inédite contre les villes dites sanctuaires. L’objectif : briser l’obstruction locale et restaurer l’État de droit face à une immigration génératrice de crimes et de chaos - indirectement protégée par les maires démocrates avec leur politique migratoire permissive.

Le conflit qui oppose la ville de Chicago et le pouvoir fédéral est représentatif de la fracture politique toujours plus profonde qui secoue le pays. Le maire de Chicago a également ordonné à sa police de refuser tout secours aux agents fédéraux chargés de faire respecter la loi - quand bien même ces derniers seraient attaqués par des manifestants violents. Le maire de Chicago a beau s'agiter dans tous les sens, les sondages sont sans appel : 78 % des Américains approuvent la lutte contre l’immigration illégale telle qu’elle est mise en place par l’administration Trump.

Vos commentaires

23 commentaires

  1. Objet : La démocratie française : un spectacle à guichets fermés
    Chers compatriotes encore capables de rire jaune,
    Ah, la démocratie à la française ! Un chef-d’œuvre d’illusionnisme politique, où l’on nous sert du mépris en sauce hollandaise, arrosé de promesses en vin de pays et accompagné d’une bonne dose de « circulez, y’a rien à voir ». Permettez-moi de vous dresser le menu de ce festin républicain qui nous est offert, aux frais de la princesse bien sûr.
    Le Président-star : « J’emmerde le peuple, et le peuple m’adore » Notre monarque élu a troqué le « je vous comprends » contre un « je vous écrase » assumé. Entre deux selfies avec des startupeurs en pull col V, il nous explique que non, décréter des réformes à coups de 49.3, ce n’est pas du mépris, c’est de « l’efficacité ». Comme un chef étoilé qui vous servirait un steak carbonisé en vous assurant que c’est du bœuf wagyu. Le problème ? Ce n’est même plus du mépris, c’est de la condescendance en costard-cravate.
    Le Parlement : cantine cinq étoiles, débat deux étoiles Nos chers députés et sénateurs, occupés à voter des lois entre deux plateaux de fruits de mer (payés par nos impôts, merci qui ?), semblent avoir confondu hémicycle et salle à manger. Le menu du jour ? Des amendements avalés à la hâte, des commissions qui siestent et des débats qui tiennent en un tweet. À croire que le vrai sujet brûlant, c’est de savoir si l’on sert le homard avant ou après le caviar. Pendant ce temps, les Français, eux, grattent le fond de leur porte-monnaie pour savoir s’ils prendront des pâtes ou du riz ce soir. Mais rassurez-vous, nos élus veillent… sur leur note de frais sans limite, ni crontrôle.
    Les médias publics : la pensée unique en prime time Ah, le service public ! Cette merveilleuse machine à nous expliquer que si l’on n’est pas d’accord avec le gouvernement, c’est qu’on est soit un facho, soit un idiot, soit les deux. Le tout financé par nos précieuses redevances, bien sûr. Parce que rien ne vaut une bonne leçon de morale donnée par des journalistes qui gagnent 25 000 € par mois pour nous dire que « la France va bien ». Spoiler : non, elle ne va pas bien. Elle tousse, elle s’étouffe, et on lui sert des cachets de propagande en guise de remède.
    L’immigration : un débat « ouvert »… mais seulement pour ceux qui pensent comme il faut Parlons-en, de l’immigration. Ou plutôt, n’en parlons pas, sauf pour hurler au racisme dès qu’on ose évoquer les ghettos, les caïds ou les quartiers où la République ne met plus les pieds. Le dogme est clair : toute remise en question est un crime de lèse-bien-pensance. Résultat ? On a droit à des discours lénifiants sur le « vivre-ensemble », pendant que dans les cités, le « vivre » ressemble de plus en plus à du « survivre ». Mais chut, il ne faut surtout pas froisser la bien-pensance bobos-parisienne.
    Les élections : une comédie électorale Entre les primaires truquées, les désistements arrangés et les scrutins européens où 80 % des électeurs boudent les urnes, on se demande : à quoi bon voter ? À choisir entre deux candidats qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau tiède ? À élire des députés qui voteront docilement ce qu’on leur ordonne ? La démocratie, c’est pas comme le Loto : les numéros sont tirés d’avance et on a aucune chance de gagner.
    L’Europe : la démocratie en kit, made in Bruxelles Et que dire de cette Europe technocratique, où les traités priment sur les peuples et où les commissaires décrètent notre avenir entre deux verres de vin belge ? Les Grecs, les Italiens, les Hollandais et bientôt les Français l’ont compris : leur avis compte comme une prune en hiver. Mais rassurez-vous, on nous explique que c’est pour notre bien. Un peu comme un parent qui confisquerait la télécommande en disant « c’est moi qui sais ».
    Alors, démocratie ou dictature soft ? À vous de juger. Moi, je me sens comme un client dans un restaurant étoilé où on m’a servi un menu unique, sans me demander mon avis, et où le serveur me traite de « populiste » quand je râle parce que mon assiette est vide.
    En attendant, je vous propose un jeu : repérez les politiques qui osent encore regarder les Français dans les yeux sans rire. Vous en trouverez peut-être…

  2. Kieslowski.1974 ! S’il vous plait assumez vos idées , opinions et préférences en votre nom et seulement en votre nom . Cessez d’accoler à ces dernières les adjectifs possessifs suivants : nos , nous , notre etc. Restez à votre place seul devant votre clavier .

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