[CHRONIQUE] Dans le chaos du monde, où est donc passée l’Union européenne ?
Le tonitruant Donald Trump se promène sur la scène mondiale, sous l’œil interloqué des dirigeants européens. Il fait libérer les derniers otages israéliens détenus au mépris du droit international et de toute humanité par le Hamas ; menace d’annexer le Groenland ; fait enlever Maduro au Venezuela ; envoie une armada aux abords de l’Iran. Entre changement de pied et changement de ton, le président américain multiplie les fanfaronnades étranges mais finit par arriver à ses fins : réaffirmer bruyamment l’imperium américain sur une grande partie du monde et aboutir à des accords, des « deals », au profit des États-Unis.
Pendant ce temps la Russie continue de bombarder l’Ukraine et ne s’arrêtera que lorsqu’elle aura récupéré les territoires russophones qu’elle convoite et plus encore. Et s’offre le luxe de se poser, avec la Turquie, en médiateur entre l’Iran et les USA ! La Chine observe, continue le bras de fer commercial avec l’Oncle Sam et poursuit sa guerre d’influence sur l’Afrique, tout comme les Russes et les Américains, tandis que régresse sans cesse la présence française. Les peuples honteux d’eux-mêmes n’ont pas d’avenir. Quant à l’Union européenne où est-elle donc ?
L'émergence d'un nouvel ordre
Il est évident que le président américain éprouve une certaine jubilation à casser tous les codes de la diplomatie traditionnelle et à proclamer sans retenue tout le mal qu’il pense ou le mépris qu’il éprouve pour les uns ou les autres. À commencer par certains pays d’Europe et par l’Union européenne. Il détruit allègrement le « multilatéralisme » qui, au fond, n’est que le mot savant pour les arrangements entre les oligarchies mondialistes de tous les pays afin d’organiser le monde à l’aune du libre-échange et du déracinement généralisé des peuples.
Que Trump piétine allègrement l’ancien système des oligarchies du passé peut avoir quelque chose de réjouissant mais aussi de consternant pour la vieille Europe. Car dans ce désordre mondial qui annonce en fait un nouvel ordre, celui des États impériaux décomplexés, l’Europe est totalement marginalisée. Et dans ce nouveau paysage mondial, il est légitime de se demander : où est donc passée l’Union européenne ? Le président de la République française, qui n’était jamais avare de roucoulades sur la « souveraineté européenne », ne poursuivait qu’une chimère ou, mieux encore, une manœuvre d’enfumage pour poursuivre encore plus loin la destruction de la souveraineté de la France. L’Union européenne n’est rien sur le plan international et, pire encore, ne sert à rien.
L'UE, un instrument réglementaire du commerce mondialisé
Au milieu de ce grand combat pour le pouvoir mondial, la seule image que renvoie l’UE est celle du sourire figée d’Ursula von der Leyen lors de la signature du Mercosur ou d’accords de libre-échange avec l’Inde. Cela démontre seulement ce qu’est fondamentalement l’Union européenne : un instrument réglementaire du commerce mondialisé, au mépris des intérêts des peuples et de la souveraineté des États. Pour la puissance politique, il faut s’adresser ailleurs.
Cet ailleurs, ce sont les États réellement souverains. Car il ne peut exister de pouvoir ni de puissance sans souveraineté politique, militaire, diplomatique, économique. Or, les classes politiques européennes, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ont sous-traité leur défense aux États-Unis, se mettant dans la situation d’États vassaux. Ce que Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, a rappelé aux eurodéputés, le 26 janvier dernier : « Si quelqu’un pense encore ici que l’Union européenne, ou l’Europe dans son ensemble, peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver. Vous ne le pouvez pas. Nous ne le pouvons pas. »
Quant aux autres éléments de souveraineté - monnaie, contrôle des frontières, immigration, politique commerciale, environnement, ordre juridique -, tout a été abandonné entre les mains avides de l’oligarchie européiste. Pour les peuples, il n’existe pas de liberté sans souveraineté. Les légistes de l’ancienne France enseignaient que le roi de France règne sur des hommes libres, ce pourquoi tout esclave posant sur le pied sur le royaume était aussitôt affranchi. Nous ne retrouverons notre liberté politique qu’en nous affranchissant de l’Union européenne.
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43 commentaires
Mais enfin qui n’a pas compris que l’Union Européenne est une façade Potemkine ! Sans les USA, elle n’est rien en Ukraine ! En Iran, et comme souvent, elle donne des leçons et condamne. A Gaza, qu’a t’elle fait de probant, rien ! Au regard des droits de douane US, qu’a t’elle répondu à Trump ? Vous êtes trop bon Monseigneur, etc… Et au plan intérieur, dans les frontières de l’Empire (ah, je sursaute en écrivant cela !) qu’a t’elle apporté en dehors de la monnaie unique ? Pour revenir à notre pays, va t’il mieux depuis que le drapeau européen flotte au fronton des mairies ? La réponse coule de source, alors oui, et quoi qu’il en coûte car recouvrer la liberté et la souveraineté aura un coût, affranchissons nous de la tutelle européenne !
Excellent constat. Ne reste plus qu’à préciser le terme « affranchir ».
La grande différence entre Trump et l’union européenne, c’est que Trump est le président d’un peuple unis derrière la bannière d’un pays alors que l’U.E n’est que le rassemblement forcé de pays dont les aspirations et les intérêts sont différents, le tout soumis au diktat d’une « commission » qui roule exclusivement pour un seul d’entre eux: L’Allemagne.
C’est vraiment désolant de voir que beaucoup de gens pensent que l’Union européenne est là et cela définitivement . Ce n’est qu’une entité politique mise en place par un système , elle n’a ni armée ni police européennes bien qu’elle en est très envie pour consolider son pouvoir dictatorial ! Que des nations d’Europe créent une cohalition des volontaires de la résistance à l’Union , que fera t-elle avec autant de membres aussi disparates ayant des besoins divergents ?
combien de fois faudra-t-il répéter que le bombardement des points stratégiques énergiques dans un conflit armé, est permis par le droit international, contrairement au bombardement de civils inauguré par Kiev sur le dombass, quelques 12000 civils depuis 2014 tués? ou par Kiev sur Belgorod?
J’ai beaucoup apprécié : « l’esclave posant le pied en France sous l’Ancien Régime, se trouvait, de plein droit, AFFRANCHI »
BRAVO .
L’Union européenne est une invention américaine, dont les États-Unis se sont servis pour assurer leurs intérêts stratégiques, commerciaux, financiers et militaires après la seconde guerre mondiale. Mais le mondialisme a bouleversé les zones d’intérêts pour les américains. Le conflit ukrainien est un piège tendu à l’Europe dont les américains et les russes, qui on eu toujours besoin d’eux, sont les maitres. La monté en puissance de la Chine (souvenons-nous du livre d’Alain Peyrefitte : « Quant la Chine s’éveillera, le monde tremblera ») et de l’Inde avec laquelle Von der Leyen vient de signer un nouvel accord de « libre » échange inquiètent davantage les américains.
On sait désormais que les armées européennes, à l’exception de la France, peuvent être neutralisées par les États-Unis. L’Europe n’est pas un danger pour les USA.
Seule la France peut jouer un rôle, mais bien évidement pas avec le personnel politique actuel.
L’Europe ,les 3 ou 4 grands du monde s’en fichent totalement car inexistante malgré un « certain à lunettes » qui fait la mouche du côche !!
« Les territoires russophones qu’elle convoite »… L’Ukraine faisait partie de la Russie. Il serait souhaitable que ces territoires soient rendus à la Russie étant donné que les « Ukrainiens » martyrisent les Russes de coeur qui y habitent. Pas mal d’Ukrainiens, d’ailleurs, aimeraient redevenir russes…Mais vous n’êtes pas obligés de me croire…
Souveraineté, MDR, même la sécu utilise des serveurs américains.
Il faut simplement réformer l’union européenne ingérable à 28, imaginer des alliances entre pays ayant des intérêts en commun, former en fait de petites unions et au-dessus un organisme de coordination. j’ai appris lorsque je faisais mes études (il y a très longtemps) qu’au lieu d’avoir un grande entreprise difficile souvent à gérer, il vaut mieux avoir une entreprise moyenne qu’on dirige bien, dont on a le savoir faire et reproduire cette entreprise lorsqu’on se développe et au-dessus de tout ça un holding qui chapeaute. C’est un peu l’idée.
Très bon article, bien écrit, mais ensuite, il faut faire quoi ? Ursula et son Costa sont allés regarder la parade militaro-civile à Delhi, avec le bon vieux Modi, une organisation internationale qui se présente comme un Etat avec drapeau devant un Chef d’Etat heureusement démocratique mais je suis toujours dubitatif quand une organisation économique se la joue politique et « joue » avec un Etat souverain.
L’union Européenne est comme actuellement le « Macronisme ! » une illusion…
Aucun rapport, même lointain, avec le Gaullisme !
L(UE a d’autres priorités plus urgentes : trouver de nouvelles taxes, normes et contraintes pour asservir les peuples.