Coupe d’Afrique des nations : l’Île-de-France et la France surreprésentées

La Seine-Saint-Denis arrive largement en tête des départements, avec quatorze sélectionnés pour la CAN.
Photo de Adera Abdoulaye Dolo: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/homme-gens-personnes-individus-19875802/
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J-2 avant le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations - la CAN, pour les intimes. Cette 35e édition du tournoi se déroulera pour la deuxième fois au Maroc. Vingt-quatre équipes sont en lice pour tenter de succéder à la Côte d'Ivoire, tenante du titre. Au sein de ces sélections, un grand nombre de joueurs issus de la région Île-de-France.

6,5 % de Franciliens

Chaque nation qualifiée sélectionne entre 26 et 28 joueurs pour la compétition. Au total, ils seront donc entre 624 et 672 à fouler les pelouses marocaines dès ce dimanche, dont 43 footballeurs nés en région Île-de-France. 6,5 % des footballeurs prenant part à la Coupe d'Afrique des nations viennent de la région présidée par Valérie Pécresse.

Parmi les pays les plus pourvus en Franciliens : les Comores et l’Algérie. Les Comoriens comptent pas moins de sept représentants nés en région parisienne. Les Fennecs, eux, sont trois, dont un certain Luca Zidane, qui a choisi de jouer pour la nation de ses grands-parents plutôt que pour celle qui a fait la gloire de son père, Zinédine.

Une autre donnée est intéressante, celle des départements d’origine. Là, la Seine-Saint-Denis arrive largement en tête, avec quatorze sélectionnés pour la CAN. Paris et les Hauts-de-Seine suivent, avec respectivement huit et cinq joueurs, devant le Val-de-Marne et le Val-d’Oise, qui en comptent quatre.

Pour RMC, ces chiffres mettent « en lumière la richesse de la formation francilienne, qui sera le premier vivier de talents de la prochaine Coupe d'Afrique des nations ». C’est une façon de voir les choses.

Est-ce la seule possible ? Loin de nous l’idée de faire des statistiques, mais en partant du postulat que les Africains ne sont pas de meilleurs pousseurs de ballon rond que les joueurs issus des autres continents (seules des nations européennes et sud-américaines ont remporté des Coupes du monde), il est possible de tirer la conclusion suivante : si beaucoup de joueurs africains viennent d’Île-de-France, c’est qu’il y a beaucoup d’Africains en Île-de-France.

France, terre d'immigration

Ne remettons pas en question le travail réalisé dans les centres de formation, car il y a effectivement beaucoup de joueurs qui sortent du lot après y avoir fait leurs classes. Mais force est de constater que parmi ceux-là, ils sont aussi nombreux à être d’origine africaine. Même en équipe de France, cela se vérifie. Le nombre de joueurs binationaux nés en région parisienne est important : Presnel Kimpembe (Congo), Paul Pogba (Guinée), N'Golo Kanté (Mali), Randal Kolo Muani (Congo)…

Que faut-il comprendre ? Sans doute que l’Île-de-France est devenue une terre d’immigration. Le palmarès des prénoms donnés aux nouveau-nés de la région le laissait déjà entendre. La CAN le confirme.

Ce qui est vrai pour l’Île-de-France est aussi vrai pour la France. En 2023, 104 joueurs nés en France ont participé à la compétition et ils devraient encore être une centaine cette année, soit près de 15 % des sélectionnés. La France est un vivier de talents ; elle est aussi apparemment un vivier d’Africains.

Vos commentaires

51 commentaires

  1. C’est fou comme le fils Zidane aime la France, pays qui l’a vu grandir et l’a formé après avoir fait la gloire de son père. Quelle reconnaissance ! A moins que cette sélection algérienne ne soit un lot de consolation…

  2. Mais regardez qui sont les agents de footballeurs en France les plus influents, ils sont aussi issus de l’immigration. De même que les clubs de football professionnels ne veulent plus enrôler des jeunes issus d’autre part que la banlieue, ça coûte moins cher et c’est plus facilement manipulable. Le FC Metz a carrément choisi de délocaliser son centre de formation de jeunes footballeurs au Sénégal. Racaille football club, comme le titre d’un livre de Daniel Riolo, ce n’est pas quelque chose de subi mais quelque chose de choisi.

  3. Nous n’avons pas fini d’avoir  » des éclats de joie sur les champs …… »
    Vive la liberté d’expression !!!!…

  4. mauvaises langues , non ils elles , aiment tous la France .enfin les aident sinon ils ,elles crachent dessus et veulent avec l’aide de certains établir islam en france .

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