Cour des comptes : barre à gauche, toute !

Les profils assimilés de près ou de loin à la droite sont évincés.
@Cour des comptes-Wikimedia Commons
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La Cour des comptes a rarement autant fait parler d’elle. Depuis le feuilleton de la nomination de Najat Vallaud-Belkacem, figure du socialisme sauce François Hollande, l’institution publique chargée de « s'assurer du bon emploi de l'argent public et d'en informer les citoyens » est sous le feu des projecteurs.

 

Et pour cause, la « juridiction indépendante » vire de plus en plus à gauche, alors qu’elle se spécialise dans le recyclage des produits usagés de la socialie et de la macronie. Prenez cette chère Najat Vallaud-Belkacem. Celle qui fut ministre socialiste de l’Éducation nationale et affirmait en 2013 que « la théorie du genre n’existe pas » a désormais sa place au chaud comme conseillère-maître à la Cour des comptes. Et elle ne compte en aucun cas démissionner de ses autres engagements. Elle cumulera son rôle de conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes tout en continuant aussi de présider la très politisée association France Terre d’asile dont le militantisme pro-migrants est assumé.

Pluralisme inexistant

Et la liste est longue comme le bras. Vincent Peillon par exemple ? Autre ancien ministre socialiste de l’Éducation nationale, à la Cour des comptes tout comme ses petits camarades, Agnès Buzyn, l’ancienne ministre macroniste de la Santé ou  Valérie Rabault, ancienne première vice-présidente à l’Assemblée nationale du temps pas si lointain où elle était députée socialiste du Tarn-et-Garonne.

Le hasard n'y est pour rien. Dans une enquête fouillée du Figaro, on comprend rapidement que non seulement le président de la Cour des comptes, l’ancien socialiste Pierre Moscovici favorise grandement le recrutement de ses anciens amis, mais qu’en plus, les profils de droite sont tout bonnement écartés.

Sidérant de considérer que depuis 2022, la Cour n’a plus recruté de candidat issu du monde militaire, alors que c’était pourtant un usage en cours depuis 1970. Pierre Moscovici a bloqué au dernier moment un ingénieur de l’armement, au poste d’auditeur, au prétexte qu’un des recrutements similaires avait laissé passer entre les mailles du filet un homme candidat aux élections législatives sous l’étiquette Reconquête. Il en est de même en 2024. Le Figaro révèle que Pierre Moscovici a entravé le processus d’admission de candidats à la chambre régionale des comptes ayant réussi leur concours d’admission (contrairement à Najat Vallaud-Belkacem) après que ses services ont découvert leurs accointances avec le Rassemblement national et Reconquête. Pendant ce temps, Roch-Olivier Maistre, l’ancien président de l’Arcom qui a eu la peau de la chaîne C8, réintègre en février 2025 la Cour des comptes (dont il était membre depuis 2005 avant de partir présider l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle), nommé président par intérim de la quatrième chambre. La rémunération d’un président de chambre avoisine les 14.000 euros net par mois. Coquet rebondissement pour celui qui récupère une place laissée vacante par le départ de Christian Charpy, dernier président de chambre de droite.

François Hollande « l'ancien privilégié » de la Cour des comptes

Avec un budget annuel de 218 millions d’euros, la Cour des Comptes emploie 1.810 personnes dont un millier travaille dans les chambres régionales et territoriales. Des métiers qui laissent une belle marge de manœuvre pour ceux qui intègrent l’institution. Ainsi, François Hollande, élu en 1988, tout jeune député de Corrèze, se vantait des privilèges offert par la Cour : « Si je ne faisais absolument rien à la Cour des comptes, je continuerais à toucher 15.000 francs par mois (3.800 euros NDLR), 25.000 si je faisais des rapports (6.400 euros) racontait goguenard celui qui quittait son poste de magistrat à la Cour, mais sans forcément en faire énormément, je pourrais doser mon travail, rester chez moi quand je suis fatigué, aller à mon bureau à la Cour des comptes, passer des coups de téléphone, bref je serais totalement libre, je serais un vrai privilégié, comme je l’étais avant d’être élu député ». Rude perspective pour Najat Vallaud-Belkacem...

Picture of Yves-Marie Sévillia
Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire

Vos commentaires

85 commentaires

  1. Quel grand « plaisir » de visualiser une telle vidéo d’un jeune François Hollande dans une glorieuse démonstration sur les privilèges…liés aux institutions publiques, structures de l’Etat… « noyautées »…!

  2. Cette cour qui est censée vérifier le bon usage de l’argent public, qui ne sert à rien puisque sans pouvoir (heureusement finalement), peuplée d’incapables sans qualification, pourrait-elle s’auditer et produire un rapport sur le mauvais usage de l’argent public qui la finance ?…

  3. Les socialistes savent que la fin est proche mais la France devra les payer à ne rien faire pendant encore quarante ans .

  4. Aux frais de Nicolas toujours. même pas 3% à la présidentielle et toujours les leviers du pouvoir dans les mains. Quelle démocratie Potemkine !

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