Deux amies de Quentin indignées par le traitement médiatique
Il y a vingt jours, Quentin est mort lynché au sol par au moins six antifascistes menés par Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault.
Depuis, c’est hélas un lynchage d’une autre nature que subit la mémoire du jeune homme.
Lynchage politique : Jean Luc Mélenchon, patron de La France insoumise, a ainsi affirmé que Quentin était un nazi, très récemment, en meeting. C’était le premier mars dernier, à Perpignan.
Lynchage médiatique : le quotidien de référence Le Monde qualifie Quentin de militant d’extrême droite, Libération de néofasciste.
Notons que ces médias sont financés par le contribuable dont font partie les amis et la famille de Quentin. Passons.
Un néonazi, comme l’affirme Jean Luc Mélenchon ?
Alors, qu’en est il réellement ? Quentin était-il un néonazi, comme l’affirme Jean Luc Mélenchon ?
Ce mercredi 4 mars, nous avons pu échanger avec Camille et Marie*, deux amies de Quentin, notamment engagées avec lui lors des maraudes hebdomadaires du jeudi soir. Pour des raisons de sécurité, nous ne donnerons pas leur vrai prénom et ne diffuserons pas leur visage.
Il y a quinze jours, Camille fêtait son anniversaire, rue Sala, organisé de longue date. Quentin faisait partie de la dizaine de personnes qui avaient répondu présent sur le sondage du groupe WhatsApp éphémère. Un événement auquel il n'a pas pu se rendre. Le jeune homme de 23 ans a été lynché à mort le 12 février par plusieurs antifascistes cagoulés. Une vidéo publiée par TF1 montre qu'il a été frappé à la tête à plusieurs reprises, alors qu'il était au sol et inconscient.
Aujourd'hui, les deux Lyonnaises se déclarent indignées par le portrait de Quentin dressé par certains médias et politiques de gauche. Elles nous font aussi part de leur désarroi de savoir la famille de la victime insultée de la sorte. « J'espère sincèrement que la famille ne regarde plus les médias, c'est impossible de faire son deuil dans ces conditions », déplore Camille.
« On était souvent amenés à donner de la nourriture aux sans domicile fixe, qu'ils soient français ou migrants, sans distinction », raconte Marie, avant de poursuivre : « Donc, quand j'entends que c'est un nazi, je ne trouve pas ça cohérent. »
« C'était quelqu'un de discret, qui ne se mettait pas en avant mais avec qui on avait des discussions qui élèvent », détaille Camille.
NDLR : Mis en examen pour complicité par instigation d'homicide volontaire et violences aggravées, Jacques-Elie Favrot a été placé en détention provisoire. Il conteste les faits et reste présumé innocent à ce stade de l'instruction.
* (prénoms modifiés)
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38 commentaires
Depuis cde matin, j’ai jeté un coup d’oeil sur la République du Centre de samedi 7/03 (le journal est vendu avec le programme télé). En page 48 (24 h dans le monde, un bandeau = Homicide. Mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque : 2 nouvelles mises en examen. Et voilà le travail…
Qui pourrait s’en étonner ?
Celà paraît évidemment une calomnie, mais, quoi qu’il en soit, il est invraisemblable que quelqu’un, qui que ce soit, puisse être massacré au sol comme l’a été ce jeune homme, quelles que fussent ses convictions, fût-il stalinien, maoïste, nazi, fasciste, ou, même, adorateur de l’Oignon !!! Comment celles-là, peuvent-elles être utilisées comme justificatif d’une telle lâcheté et d’une telle sauvagerie ? Honte à ceux qui se disent responsables politiques et croient pouvoir justifier ainsi un tel acte barbare !