Dissuasion nucléaire : Macron lance le grand bradage, à Munich
Qui l'arrêtera ? Lesté d'une impopularité abyssale et à un an de la fin de son mandat, sans majorité au Parlement, sans aucune légitimité, Macron s'est engagé ce vendredi, à Munich, dans des discussions sur le partage de notre dissuasion nucléaire avec l'Allemagne du chancelier Merz.
Des symboles humiliants pour la France et les Français
Pour la France et les Français, l'humiliation est totale. Gabrielle Cluzel avait tiré la sonnette d'alarme au début du mois, dès qu'avaient fuité les bruits de discussions sérieuses sur le partage de la dissuasion nucléaire française. Et d'abord au niveau des mots et des symboles. Le grand bradage a en effet été lancé par Macron à Munich, lors de la 62e édition de la conférence sur la sécurité de Munich (MSC ou en allemand Münchner Sicherheitskonferenz). Humiliation encore d'entendre le président français nous dire les choses en anglais, avec son anglais so british désormais légendaire : « Nous avons engagé un dialogue stratégique, avec le chancelier Merz bien sûr, mais aussi avec d'autres dirigeants européens pour voir comment nous pouvons articuler notre doctrine nationale, qui est garantie et contrôlée par la Constitution, avec une coopération spéciale, des exercices communs et des intérêts de sécurité communs avec certains pays clés.» Cette simple phrase est un champ de mines : « nous » ? Lui, et lui seul a décidé, sans jamais avoir reçu aucun mandat, sans jamais l'avoir proposé et fait valider par le peuple français. Quels dirigeants, quels pays clés ? La Constitution ? Il est précisément en train de la trahir dans cette phrase...
ALERTE INFO
Emmanuel Macron annonce une coopération spéciale entre la France, l'Allemagne et d'autres pays Européens, sur notre DOCTRINE NUCLÉAIRE. pic.twitter.com/JmVykweuTS— Jon De Lorraine (@jon_delorraine) February 13, 2026
Humiliation encore quand le chancelier a confirmé lui-même, en allemand, devant une Ursula von der Leyen sous le charme, le début de ces discussions : « J'ai commencé les premières discussions avec le président français Emmanuel Macron sur la dissuasion nucléaire européenne. »
On nage en plein délire. https://t.co/q3XwPb3Qsq
— Gabriel de Varenne (@G_deVarenne) February 13, 2026
Macron, la fuite en avant, à l'international aussi...
Comment interpréter cette précipitation ? Certes, l'européisme invétéré de Macron laissait présager le pire, et Georges Michel nous avait alerté, il y a deux ans déjà, quand l'idée avait pris corps dans le discours de la Sorbonne de Macron. En fait, il s'agit bien d'une fuite en avant de la part d'un président impopulaire à l'intérieur et marginalisé sur la scène internationale : ridiculisé autant par Trump que Poutine, relégué derrière Meloni par Merz, il vient encore cette semaine de subir un nouveau camouflet au sujet de sa proposition de mutualisation de la dette. Et par le chancelier Merz ! Le bradage de notre dissuasion fait-il partie du marché pour convaincre nos partenaires mieux gérés de venir soutenir l'addiction de Macron à la dette, que dénonçaient cette semaine Mar Baudriller et Jean-Richard Sulzer ?
En tout cas, il est urgent que l'opposition interpelle solennellement ce président en totale roue libre et son gouvernement.
Cela fait des semaines que nous tirons le signal d'alarme avec @MLP_officiel et @J_Bardella .
Avant son départ calamiteux, E. Macron veut offrir sur un plateau notre dissuasion nucléaire aux allemands.
Son seul but : tuer notre souveraineté. https://t.co/dQv6wOqzVg— Laurent Jacobelli (@ljacobelli) February 13, 2026
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116 commentaires
Durant les années 80 j’ai servi notre pays. Nous avions alors des AMX 30, puis 30B2. On nous expliquait que si les allemands avaient des « Léopard 2 », c’est parce qu’il n’avaient pas de dissuasion à financer. Au passage, si l’AMX 30 a existé c’est parce que la coopération n’a pas pu se faire, donnant naissance au « Léopard 1″ et à l' »AMX30 ». On avait, semble t-il pas les moyens financiers pour accompagner les allemands. Le léopard 2 était en service avant 1985 et sert toujours. Nous avons eu, à la même époque l’AMX 30B2, qui a été remplacé par le « Leclerc ». Et on rêve, encore de produire un char commun (MGCS) et de produire un avion commun (SCAF). En se rappelant qu’il y a eu le Typhoon (dont on entend peu parler) et que Dassault vend aujourd’hui des « Rafale ». Je crains que la coopération franco-allemande, au vu de l’histoire récente, ne soit qu’un rêve. Ou alors nous (français et allemands) n’avons toujours pas tourné la page de 3 conflits…Manu s’en occupe!
Le Président de la France discourant en anglais pour s’épater lui-même dans son ego hypertrophié , c’est insupportable, l’allemand (qui parle certainement anglais lui aussi) ,s’est exprimé dans sa langue ,lui :honte à nous !
on ne doit rien aux allemands qu’ils se démerdent.
Le toubib reconverti en prof de maths, j’aime beaucoup et surtout j’adhère à l’équation posée
La crédibilité de sa dissuasion nucléaire garantit l’intégrité du territoire de la France. Pour que ça fonctionne il faut qu’un ennemi potentiel soit convaincu qu’elle serait mise œuvre s’il attaquait frontalement la France. Ceci suppose quelques conditions parmi lesquelles un parfait maintien en état technique des bombes et des vecteurs, un président qui soit crédible et qui n’en parle jamais, un processus de prise de décision rapide et robuste. On comprend immédiatement qu’aucun pays doté ne déclenchera le feu nucléaire si ce n’est pas lui qui est attaqué (et encore ça dépend de l’intensité de l’attaque). L’histoire des intérêts vitaux maintien un flou destiné à faire réfléchir. Les États Unis pendant la guerre froide pouvaient être crédibles en considérant que leurs intérêts vitaux couvraient l’Europe car ils avaient des bases Américaines partout. Ce n’est pas le cas de la France et donc la dissuasion nucléaire ne peut fonctionner pour elle que pour son propre territoire. Cette lubie macronienne doit être stoppée net, il lui manque au moins deux conditions. Par ailleurs je ne lui reconnais pas la légitimité nécessaire ni le droit de se passer de l’avis du peuple.
Mutualiser notre arsenal nucléaire revient à abandonner au profit de tiers notre capacité à contrer une agression…..!
Lorsque l’on constate que depuis des décennies, la France est l’objet de sournoises attaques de ses soi-disant amis, il faut être d’une rare naïveté pour envisager un tel bouleversement dans notre stratégie de défense…
Je n’ose penser que cette « naïveté » soit en fait un paravent derrière lequel se cacherait une trahison !!
Ce n’est pas un sentiment de trahison : c’est une trahison. Que fait l’Assemblée Nationale ? Que fait le Sénat ? Qu’en pensent nos autorités militaires ? Pour le moment, c’est silence radio …
L’assemblée Nationale est ….guignolesque, quant au Sénat, Larcher doit …..digérer !!
L’autorité militaire est une grande muette, cela facilite les carrières, sauf pour le général Philippe de Villiers. Merci encore pour votre franchise mon général.
Interpeller Macron…Dois-je comprendre qu’il s’agit de lui signifier qu’il est telle heure et qu’il est en état d’arrestation ?
Monsieur le Président Macron aura démontré une faille de la Constitution française actuelle : Il est totalement antidémocratique et dangereux, de laisser un Président de la République décider seul, sans aucune consultation des Assemblées et encore moins du peuple, de toute la politique étrangère de la France. Une élection pour 5 années de Présidence ne doit pas autoriser 5 années de politique étrangère discrétionnaire laissée à l’arbitraire d’un homme mais aussi de la caste qu’il sert.