[ÉDITO] Alger à Paris : « Celui qui veut nous humilier n’est pas encore né » !
C’est le vocabulaire des réseaux sociaux, des banlieues, les codes d’une certaine jeunesse heureuse de constater qu’untel a « humilié » son contemporain. Il en dit long, ce vocabulaire, sur la réalité des rapports avec la France, vu de l'autre côté de la Méditerranée. « Celui qui veut nous humilier n’est pas encore né », a lancé le président algérien Tebboune. Il s’adressait, bien sûr, à son amie la France, ce pays qui accueille depuis des décennies ses compatriotes, légaux ou non, sans limites et à grands frais. Ce pays auquel il refuse de reprendre les OQTF venus de chez lui. Ce pays dont il détient toujours des prisonniers-otages après avoir maintenu dans ses geôles l’écrivain, naturalisé français, Boualem Sansal. Ce pays qui reçoit, via Western Union, une partie de l’argent gagné en France. Ce pays qui représente la première nationalité représentée dans les prisons françaises...
Ce pays, donc, accueille à bras ouverts Ségolène Royal, dont le président loue le « courage », l’« honnêteté intellectuelle » et la « franchise ». « Elle est la bienvenue », assure le président algérien. Le prix de la trahison des intérêts français.
Laurent Nuñez, lui, semble tenu à bout de gaffe… Et pourtant, le ministre de l’Intérieur, qui a tant de mal à dévoiler les vrais chiffres des clandestins en France, n’est pas tout à fait un rempart infranchissables à l'immigration... ni aux tentatives d’humiliation de l’Algérie. La preuve : on apprend par la presse algérienne que notre ministre prépare, depuis trois mois, sa visite à Alger. En vain. La simple mention de « conditions minimalistes » à obtenir d'Alger avant une éventuelle visite a ulcéré l'Algérie où Emmanuel Macron et Élisabeth Borne firent successivement une visite officielle particulièrement humiliante, justement, en 2022. Avec les résultats que l'on constate depuis.
Une leçon de démocratie signée Alger
Des « conditions minimalistes », donc, pour ne pas revenir avec le goudron et les plumes. Réponse du maître d’Alger : « C’est une déclaration qui le concerne, elle ne me concerne pas. » Autant envoyer violemment une porte dans la figure du gentil monsieur qui frappe poliment sur le seuil. Mais « s’il veut venir, il est le bienvenu », précise Tebboune. Autrement dit, s’il est vraiment pressé de venir pour repartir les mains vides et la trace de la gifle algérienne au visage, libre à lui. Car le problème ahurissant des Algériens OQTF, dont le retour décidé à grands frais par la Justice française est bloqué par Alger, n’est pas près d’être résolu. « Le problème des OQTF concerne les pays d’accueil », explique le président algérien. C’est simple. Et c’est, au fond, assez vrai : le refus de toute coopération fait reposer le problème sur la France seule. Mais comme l’ambassadeur de France à Alger se réjouit de la hausse du nombre d’étudiants algériens en partance pour la France - une belle filière d’immigration comme nous savons les créer -, Tebboune aurait tort de faire le difficile. La France joue les paillassons ; il s'en sert.
Retailleau avait tenté de résister et d’imposer la volonté française à cet État : l’Élysée n’a jamais joué le jeu. L’Algérie avait décidé le blocus des OQTF ; personne n’est venu la contrarier. Tebboune, élu très démocratiquement et tout à fait ouvert à l'opposition comme chacun sait, s’offre donc une petite leçon de démocratie à usage de notre pays. S’il bloque les OQTF, c’est bien simple, c’est parce que la France viole les procédures et les accords signés : information préalable de l’Algérie, visite consulaire, recours juridiques, énumère le journal algérien L'Expression. La France, qui se ruine en procédures et en recours inutiles pour des OQTF non exécutées, n’en fait donc pas encore suffisamment. « Si tout est en règle, [l’Algérie) signe le laissez-passer », précise Tebboune, qui avoue aussitôt l’enjeu, celui de la fierté nationale : « Celui qui veut humilier ou ridiculiser l’Algérie n’est pas encore né. » Et le président raconte comment, après l’indépendance, l’Algérie avait fait plier la France sur une sombre affaire de vin algérien. La conclusion donne toute l’ampleur du mépris : « C’est bizarre, avec les grands, on s’entend », lâche le président algérien. Entendre, avec les grands pays. De la part d’une nation dont le PIB est neuf fois inférieur à celui de la France et qui reste désespérément plat depuis les années 1970, c’est assez culotté.
Donc, celui qui veut humilier l’Algérie n’est pas encore né, assure le président algérien. Mais celui qui entend humilier la France, lui, est bien né. Il surgit à chaque manifestation. Il vit heureux… en France. Heureux de détruire ce pays, d’attaquer ses forces de l’ordre, de se livrer aux pires trafics sur son sol. Il prospère sans limites. La France ne manque pas de pétrole, fût-il algérien, elle manque… d’orgueil : l'atout maître du président Tebboune.
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66 commentaires
Il a raison de persévérer car plus il insiste plus nos courageux dirigeants se couchent !!
Faisons la paix avec les Russes. Trump n’attend que çà. Nous pourrons ainsi avoir du gaz russe et ne serons plus tributaire de l’Algérie.
L’orgueil est un sentiment, un caractere les francais n’en manquent pas..c’est le president que certains ont élu a qui il manque quelque chose..mais ce n’est pas l’orgueil..
En 2027 le fln risque de déchanter, avec le bon président, plus de visas, de transfert d’argent, d’aides au développement, ils ramperont
La France est gouvernée par un paillasson sur lequel tout le monde s’essuie les pieds. La dernière solution qu’il lui reste pour se faire valoir est de distribuer notre argent à ceux qui le recoivent lors de ses voyages. Les causes choisies sont grotesques et pathétiques comme le reste de sa carrière, aide au développement de la Chine, aide aux viticulteurs d’Afrique du Sud alors qu’on ne sait pas quoi faire de nos bouteilles invendues, aide aux oligarques ukrainiens pour leur reconversion prochaine à Courchevel. Quant à l’Algérie, c’est l’apothéose, 50 ans à donner des fortunes pour se faire constamment humilier en retour.
effectivement Monsieur Teboune, la France n’a nulle besoin de perdre du temps à vous » humilier » vous vous en chargez tellement bien tout seul !
nos politiques sont des invertébrés
« Celui qui veut nous humilier n’est pas encore né ». Pourquoi diable chercherait-on à humilier l’Algérie ? Elle fait très bien le job elle-même. Il suffit de regarder le développement prodigieux du pays sur tous les plans depuis son accession à l’indépendance.
Merci De Gaulle, tu l’as ton Colombey les 2 mosquées
Sans de Gaulle nous serions déjà submergés depuis longtemps. Ne nous trop moins pas de coupable
On connait la serenade Jacques .. Mais ce que tu oublies c’est qu’il est venu nous dire le contraire en 58.. et il a fait des emules depuis . Sarko. Hollande et mt son fils prodigue : Macron .. avec de gaulle on a perdu le gaz et le pétrole et on est en train de perdre la France .. quand es ce que vous prendrez conscience de son imposture ..
Notre armée, en 1962, avait humilié l’ALN qui s’était réfugiée sur les frontières tunisienne et marocaine où les fellaghas jouaient profil bas.
Puis il y a eu le retrait déshonorant des troupes françaises et l’abandon des pieds noirs et des harkis pour que Colombey les deux églises ne deviennent pas Colombey les deux mosquées. Les français respiraient.
63 ans après, c’est catastrophique, les Colombey les deux mosquées pullulent partout. Il faut, en plus, supporter que nos dirigeants dégonflés ou complices se laissent humilier par ce peuple qui profite de l’hospitalité lâche et suicidaire et de la totale absence de courage de la France.
yes .. Tassergal ..
Merci panpan, enfin quelqu’un qui ose s’en prendre à la statue du Commandeur.
De rien Nestorine.
Vous pouvez compter sur moi pour défendre MON Pays : la France, pas des politicards endimanchés.
Commentaire justifié. De Gaulle n’est pas intouchable et ce n’est pas un sacrilège que de dissocier le CDG de 1940-44 de celui de 1962! En cédant sur tout à Evian en 62 la France a semé les germes de la situation actuelle. Et l’accord de 1968, c’est qui?
ah on commence à voir clair . On ose s’attaquer à la stature du Général . Merci d’ouvrir les Yeux..
Pas besoin de nous pour cela.
On écrit « fût-il »…c’est un subjonctif….
« La France manque d’orgueil » ??? Que non, elle manque de dignité et de fierté.
L’orgueil, notre président en est boursouflé.
Bravo et merci pour la correction. Dignité et fierté, pour ne citer qu’elles sont depuis des années aux abonnées absentes, en effet. J’ajouterais à cela, qu’il faudrait également appeler un chat un chat. J’en voudrais presque aux journalistes d’enfoncer le clou quotidiennement lorsqu’ils parlent des problèmes récurrents de trafic sur la Côte d’Azur en évoquant la DZ Mafia. Ce DZ, que tout un chacun connait ou presque, fait ouvertement référence à l’Algérie et aux Algériens (« DZ fait référence à la prononciation du mot Algérie en arabe algérien et langues berbères » Wikipédia). Cette abréviation utilisée par les médias « anoblirait » presque les délinquants, les « hors-la-loi » qu’elle désigne. Alors pourquoi ne pas dire simplement pour que tous puissent comprendre sans détour, mafia algérienne, qui permettrait de désigner facilement les responsables. Est-ce de la pudeur déplacée, quand le président algérien nous insulte, insulte la France ou est-ce de la soumission teintée de repentance (cf. les déclarations du président e la République) ? Persister à dire « DZ mafia » concourt malheureusement à renforcer le sentiment éventuel de grandeur de ses membres, devenus subitement membres d’une organisation « secrète » au sigle mystérieux. Merci donc à tous les journalistes de dire mafia algérienne plutôt que DZ mafia !
« Celui qui veut nous humilier n’est pas encore né » : cette phrase n’a aucun sens, aucune signification syntaxique sinon celle qu’on lui prête et qui signifierait « Notre fierté est invincible » alors que formulée telle quelle, elle peut signifier « Nous sommes trop bas pour être humilié davantage ».
il y en a sûrement davantage qui veulent que de ceux qui peuvent. Mais quand on veut, on peut!
L’algerie ne comprend que la force .
Heureusement que récemment l’anglais est la 2eme langue officielle plus le français pour correspondre avec l’administration algérienne .
Le français n’est plus enseigné au niveau supérieur et secondaire.
Les étudiants algériens iront donc se spécialiser en anglais.
Les livres en médecine et sciences dures étant en anglais.
Bien dit Vert, et ils sont forts justement parce que nous sommes faibles, si on a faisait manière Trump ils reprendraient vite fait leurs OQPF et autres
Bon débarras !
mais il a deja ete humilie car il a perdu la guerre ;;;;;;;il est ridicule