[EDITO] Le dernier coup de foudre de Macron : Madame Anastasie !
Elle n’est pas d’une première jeunesse. Son charme n’apparaît pas renversant au premier abord, pour un être normalement constitué, mais tous les goûts.... Cette paire de ciseaux gigantesques diffuse une vague inquiétude... vite dissipée lorsqu’on se garde de toute stigmatisation. Après tout, au temps du wokisme macronien triomphant, on aime qui on veut. Madame Anastasie revient et, apparemment, elle séduit en un tour de main notre bien-aimé Président.
Car la politique macronienne, au fond, relève d'un art simple. Le peuple regimbe ? Il suffit de lui faire peur, de lui annoncer « la bonne guerre » d’autrefois, celle qui resserre la nation et cautérise les divisions. Au prix de quelques morts… On a beaucoup reproché au FN puis au RN de « jouer avec les peurs ». Le pouvoir ne joue plus, il les travaille, ces peurs, avec une admirable application. De l'artisanat d'art. La peur, cela a marché pour le Covid-19 et pour l’Ukraine – Macron lui doit sa réélection en 2022 -, elle revient pour la Russie aujourd’hui. Sur RTL et M6, le chef de l’État a parlé guerre, plan de paix, menace russe, service militaire. Il a parlé de tout, sauf de l’appauvrissement continu des Français depuis 2017 et de l’invasion migratoire, pourtant dûment documentés.
« On doit distinguer les réseaux et les sites »
Cela ne va pas suffire. Les médias et les réseaux sociaux ne ménagent plus notre Président. Le charme est rompu, vaincu par le bilan et la réalité de la situation du pays. Mais Emmanuel Macron a trouvé une planche de salut : Madame Anastasie peut peut-être retourner la situation en sa faveur. Ses conseils sont simples et judicieux. Il suffit de sortir le bâillon. Dans l’univers numérique et sur les réseaux sociaux, c’est en cours.
Pour les médias dits classiques - presse, radio, télévision, sites d’information en ligne -, Anastasie a convaincu le Président : « On doit distinguer les réseaux et les sites qui font de l'argent avec de la pub personnalisée et les réseaux et les sites d'information » et, donc, « on va tout faire pour que soit mis en place un label », a annoncé, voilà une semaine, Emmanuel Macron. Les gentils et les méchants... en démocratie ! Heureusement, BV ne fait pas « de l'argent avec de la pub personnalisée », puisque nous ne diffusons pas de publicité. Notre site obtient, par ailleurs, des notes de crédibilité très élevées auprès d'organismes spécialisés chargés d’évaluer ce point comme NewsGuard. BV s'acharne à faire son métier le mieux possible. Sommes-nous à l'abri ?
À Arras, Emmanuel Macron l’a promis à des Français qui, pourtant, ne réclamaient pas Anastasie à cor et à cri : il va « tout faire pour que soit mis en place un label » professionnel, un sceau présidentiel pour désigner les réseaux sociaux et les sites d'information sérieux et dignes de confiance, ceux qui mènent cette fameuse lutte contre la désinformation.
Sortir les ciseaux
Le gouvernement ne tranchera pas lui-même, Madame Anastasie sait se faire discrète. « Je pense que c'est important qu'il y ait une labellisation faite par des professionnels » des médias, explique le nouveau compagnon de Madame Anastasie. Des médias « qui puissent dire "ceci correspond à la déontologie" » de la presse, poursuit Macron. Des confrères jugeant leurs confrères. Curieusement, Madame Anastasie et son stagiaire enamouré ont trouvé des bonnes volontés dans la profession elle-même ! Reporters sans frontières ou la Journalism Trust Initiative (JTI) vont sortir les ciseaux. « On va créer des mécanismes qui détectent et dénoncent les ingérences informationnelles », explique le président de la République lui-même. Plus curieusement encore, BV n’a pas été contacté pour cette tâche, en dépit du sérieux de ses informations. Macron admire Viginum, un système mis en place à Taïwan : « Viginum, c'est un très bon début, on va maintenant essayer de le monter en charge. » Vous l’entendez, le coup de ciseau de Madame Anastasie ?
D’un côté, on le comprend, Emmanuel Macron. Dans sa situation, vous aussi, chers lecteurs, vous rêveriez d’une presse unanime pour chanter la gloire du Président qui a mis fin définitivement au désastre migratoire, désendetté le pays, remis l’Europe à sa place, rendu la prospérité des belles années aux Français, assuré la sécurité de tous et donné aux entreprises un élan de conquête jusqu’aux confins du monde. On comprend l’admiration du Président Macron pour son homologue d’outre-Méditerranée monsieur Tebboune. Le président algérien est adulé de ses médias. Il lui aura peut-être soufflé cette « labellisation » à l’oreille.
Il faut tout de même prévenir Anastasie et Emmanuel, pour leur bien. Ils risquent de provoquer le réflexe des populations dont les médias sont contrôlés : une méfiance généralisée pour la presse « officielle ». On conseillerait volontiers au nouveau tandem et à ses complices la lecture de Soljenitsyne, qui réclamait inlassablement la fin de la censure en URSS. Et qui finit par faire s'écrouler l'empire du mensonge.
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90 commentaires
Le roman glamoureux du président avec la belle Anastasie est plus qu’un label, c’est une stasi nouvelle, adaptée à la démocratie. La douceur de la censure fera oublier les périls de l’heure ; des bulletins de laudation seront contresignés par l’Elysee failli et en fin de mandat, compensant sa décrépitude politique. Mais la seule censure qui vaille serait que Narcisse signe sa propre démission. On pourra dire qu’il aura accompli le seul acte de son courage anastasique.
Ce garçon, toujours prêt à faire le bien des Français, aurait toute sa place en Corée du Nord. La place est prise, n’y pensons plus. Toutefois, il reste l’europe, qui bientôt libre, fournirai un espace digne de ses prétentions à notre actuel grand président. Il est pourtant bien dans ses ambitions inavouées de fédéraliser le machin à son profit. Je vous laisse imaginer les plaisirs futurs, et les grands moments de liberté.
Bon, s’il s’agit d’interdire de publication, ou d’étrangler financièrement, les médias mal pensants, c’est grave.
Mais s’il s’agit juste de labelliser les bien pensants en les autorisant à afficher un bisounours, voire d’obliger les mal pensants à afficher une étoile jaune ou tout autre symbole… ça nous fera gagner du temps : quand on verra le bisounours, on laissera le journal sur son présentoir, ou on zappera vers une autre chaîne.
J’adhère à la démarche. Je fuirai les bisounours!
Il faut tout faire pour une information libre, multiple, privée et publique, internationale, contradictoire, contraire, et même possiblement « fausse ». C’est ce dont ne veut pas Macron sous le prétexte d’une « information fiable », conformément à l’immense majorité des gouvernants dans le monde: « l’Information fiable » c’est en réalité l’information politiquement contrôlée.
Les « professionnels » choisis pour la « labellisation » seront certainement – au hasard j’vous jure – Legrand et Cohen.
« Pourvu que je ne parle ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux trois censeurs ».
Beaumarchais, Le Mariage de Figaro.
L’antidote existe : dire du bien de Manu et de sa politique et il n’y aura aucun problème ! C’est pourtant simple non ?
Si certains se croient encore en démocratie et dans un pays libre, j’ose espérer que cette fois ils auront enfin compris qu’on est en dictature. Une dictature qui ne se cache même plus. Et en plus ils ont le culot d’agiter le chiffon rouge du fascisme dès qu’une voix s’élève pour dénoncer toutes les défaillances du système et l’arnaque suprême que sont Macron et ses gouvernements….
Pour en arriver à ce point c’est avouer qu’il est totalement de ma^trise de quoi que se soit, seule la dictature peut le maintenir jusqu’a la prochaine présidentielle en espérant que par la suite les dossiers sortent pour le plus grand bien des Français et de la Nation France.
Il a le don de malfaisance illimitée. Sa détestation de la France est évidente et totale.
Cela aura le mérite d’être clair et explicite ! Tout ceux qui auront le label seront ceux qui sont pour le déclin de la France et pour la servitude des français.
Ce que dit Macron n’a aucun intérêt : il s’agite pour exister mais les français ne l’écoutent plus. Les seuls qui s’intéressent encore à lui sont les planqués dans des job bidons grassement rémunérés à ne rien faire, ses copains incapables de se faire élire.
Comme vous avez raison ! Merci beaucoup…. Ça soulage
Instauration du tribunal de l’information, comme dans un certain conte, de celui de la magie. A suivre…
Excellente initiative. Je propose de nommer Patrick Cohen président de la commission de labellisation et Thomas Legrand secrétaire général.
Soyez honnêtes, reconnaissez la lucidité extrême du cerveau exceptionnel du président : lui sait distinguer au premier coup d’œil les sites et réseaux d’information fiables. Ce sont ceux qui ne recourent pas à la pub, puisqu’ils sont abondamment financés par nos impôts !
Où l’on pourrait citer François Béranger : « Anastasie, l’ennui m’anesthésie »…avec ce cher Emmanuel, l’ennui (dans tous les sens du terme) n’étant pas en reste…
Ne soyons pas naifs. Le personnage a l etoffe d un dictateur. Devant les échecs qui s’accumulent il va devenir féroce. Il y aura des rebondissements grandissimes d ici 2027 …. Et meme probablement des emprisonnements eliminatoires de certains opposants.
Il faut hélas le craindre…