Églises pillées, justice absente : le patrimoine religieux en grand danger
26 Décembre 2025. À Laon (Aisne), le tribunal juge une série de 29 vols et profanations d’églises commis entre juin et septembre dans l’Aisne, la Marne, la Somme et le Nord. Deux hommes, responsables des cambriolages avec effraction, écopent chacun de trois ans de prison seulement, dont un ferme. Un antiquaire de 73 ans, receleur, est condamné à 6 mois de prison avec sursis, 10.000 euros d’amende et une interdiction définitive de commerce.
Sur le plan juridique, ces faits sont très loin des peines maximales prévues par l’article 311-4-2 du Code pénal : jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende pour des vols aggravés portant sur des biens culturels ou religieux avec effraction et commis en bande organisée. Ces seuils sont rarement appliqués.
Le parquet avait requis des peines plus sévères, mais le juge a préféré des aménagements de peine, envoyant un message ambigu : l’État sanctionne, certes, mais sans la fermeté promise.
Cinq églises volées par semaine
Ce n’est pas un fait isolé. En 2024, près de 820 vols d’objets religieux (ciboires, calices, vases sacrés) ont été recensés dans des lieux de culte, un chiffre en hausse de 24 % en deux ans. Et la tendance ne fléchit pas en 2025 : 538 faits ont déjà été relevés au premier semestre, soit une augmentation de 11 % par rapport à 2024.
Dans le Sud-Ouest, trois hommes interpellés en septembre 2025 sont soupçonnés d’avoir commis au moins 27 vols dans des églises des Landes et Pyrénées-Atlantiques, ciblant systématiquement les tabernacles pour voler des objets liturgiques.
Plus globalement, entre janvier et juin 2025, 401 actes antichrétiens (vols, profanations, dégradations et violences) ont été recensés, soit une hausse de 13 % en un an, d’après les services de sécurité. Les vols ne sont que la face visible de l'iceberg : derrière l’effraction se cache un marché lucratif de biens anciens et une perte patrimoniale colossale.
La Justice murmure et l’État détourne le regard
Face à l’explosion de ces atteintes très graves à nos lieux de culte, quelle réaction politique ?
Mi-décembre, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a envoyé un télégramme aux préfets pour leur réclamer une « vigilance maximale » et un renforcement des dispositifs de sécurité autour des célébrations religieuses (Noël chrétien, Hanouka juive) en raison de la multiplication des actes délictueux visant les lieux de culte.
Le ministère de la Culture, de son côté, a publié, le 16 octobre 2025, une fiche pratique intitulée « Prévention des vols dans les églises ». Ce document, destiné à « sensibiliser » les propriétaires d’édifices cultuels à la sécurisation de leurs objets, ressemble à un manuel scolaire plus qu’à une stratégie de défense contre des brigands équipés de disqueuses. Parmi les joyeux conseils figurent des recommandations du type : réduire les horaires d’ouverture au public quand il n’y a personne, motiver des bénévoles à surveiller l’édifice pour remplacer caméra et alarme, noter soigneusement qui a la clé de l’église. La fiche encourage même, au chapitre « sensibilisation du voisinage », à inciter les habitants à contacter la gendarmerie en cas d’intrusion, comme si un simple appel au 17 constituait une muraille de protection face à des réseaux organisés.
En résumé : pendant que des vols augmentent de plus de 35 % au premier semestre 2025 et que des objets liturgiques sont fondus pour leur métal précieux, l’État répond avec un fascicule pratique et une demande de vigilance – l'équivalent patrimonial d’un Post-it™ dans un commissariat en sous-effectif.
Une passivité qui coûte cher
Sur le terrain, ce sont des paroisses et des communes qui installent des caméras ou des alarmes à leurs frais, tentent de coordonner la vigilance entre voisins ou font poster des bénévoles aux heures d’office pour dissuader les intrusions. Mais quand l’État se contente d’injonctions de vigilance au moment des fêtes et non d’une stratégie globale de protection, les édifices restent exposés et vulnérables. La Justice, elle, continue d’aménager des peines qui ont du mal à dissuader : sursis, amendes modestes, départs rapides des salles d’audience. À ce rythme, la sentence qui attend les prochains pillards ne sera pas la prison ferme mais une relative impunité.
Le patrimoine, lui, continue à se dissoudre dans l’indifférence institutionnelle.
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22 commentaires
La question relève de la réponse, celle de l’impunité, évoquant pour moi l’histoire qui courait dans mon jeune âge en Afrique du nord, celle d’un assassin cherchant le pardon et se tournant vers les trois religions monothéistes : il essuyait d’abord un refus catégorique de la part de l’imam et de rabbin, puis se glissait dans un confessionnal, derrière la grille duquel, après la phrase convenue « bénissez moi, etc… », il avoué au curé avoir tué un homme, ce à quoi ce dernier répondait, benoîtement : « combien de fois, mon fils ? »…
Tant que les ennemis de l’Eglise resteront au pouvoir, il n’y aura aucune amélioration, aucune réelle condamnation, mais plutôt un encouragement à détruire et voler encore plus.
Une justice forte avec des peines exemplaires et tout cela cesserait compte tenu des risques encourus !! Aujourd’hui c’est l’impunité totale ,alors pourquoi se gêner ??
En France on a de belles lois comme l’article 311-4-2 du Code pénal : 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros pour les vols portant sur des biens culturels ou religieux donc majoritairement les églises catholiques.
Par contre on compte plus les donations pour la constructions de bâtiments culturels dit Mosquées.
Cela me fait toujours enrager quand je sais que nos églises sont profanées, volées, incendiées et qu’on trouve trouve des circonstances atténuantes aux voleurs, les juges notamment en les condamnant pas comme ils devraient l’être, c’est vraiment une incitation à recommencer
Ben voyons, ce n’ est pas grave. Notre BB nationale avait été condamnée par la justice pour s’être émue de la dégradations de nos églises par des migrants qui s’y installaient, degradaient et ne s’intéressait même pas de faire leurs besoins à l’intérieur de ces lieux sacrés. Ces profanations ne dérangeaient pas les juges rouges qui déjà à l’époque condamnaient plutôt ceux qui osaient les dénoncer. Aujourd’hui encore, une oreille de cochon jetée à proximité d’une mosquée semble bien plus grave que ces profanations, ces destructions de sites chrétiens, dans notre pauvre France qui était, il n’y a pas si longtemps encore, l’a Fille aînée de l’Eglise. Mais notre pauvre France se comporte de moins en moins comme un pays chrétien et le pouvoir des islaminos gochos proliferants n’arrangera rien. Il est plus que temps d’endiguer cette peste rouge galopante
Si les Églises sont pillées, c’est que les Chrétiens l’acceptent.
C’est un peu court, comme affirmation!
Imaginez que les chrétiens se révoltent , qui va hurler au racisme , fascisme , et là , comme pour les gilets jaunes et les paysans , « pas de quartier » ! la maréchaussée va sortir les blindés et cogner fort .
Vous avez, hélas raison ,nous devons tendre la joue gauche et ça ce n’est pas du tout mon truc
S’il s’agissait d’édifices religieux appartenant à une autre confession , que n’entendrions nous pas !
Pour identifier et interpeller les 2 auteurs des 29 cambriolages, les gendarmes ont dû se démener et le résultat de leur investissement c’est : pas de prison (qui y va pour un an ?) et de faibles amendes. Le message du juge est clair : pas la peine de vous engager sur ces infractions. Pendant ce temps les 2 OQTF algériens qui ont visité la maison Hollande et emmené 1 tablette ont été immédiatement jetés en cellules après une traque à l’Imsicatcher. Hollande chef d’œuvre cultuel en péril ?
L’état hait les vieux et les catholiques.
Ca m’évoque le 10° siècles quand les vikings faisaient des razzias dans les villages côtiers anglais, ils ne volaient que des objets de cultes en or et sertis de pierres précieuses, petits donc faciles nà transporter dans leurs drakkars, de grande valeur et facile à revendre. Ils en profitaient d’enlever des jeunes filles et des jeunes gens pour les revendre comme esclaves. On en est pas encore là, mais ça vient.
Curieux ce silence général sur le sujet à part Cnews, Curieux le laxisme de l’état sur ce sujet, alors que dès qu’il s’agit d’une mosquée c’est branle bas de combat. Étonnant non ?
Pas étonnant du tout, cela représente une manne électorale pour les élections à venir…
Les églises devraient mettre en place des comités de surveillance , la police ne peut pas tout faire !
Les prêtres ont leur part de responsabilité, à toujours ne pas voir le « »mal partout » même lorsque on les assassine pendant la messe… et qui n’osent pas porter plainte..
Si l’église avait une peu de dignité et de volonté elle agirait en responsabilté contre l’état et même certains juges
Parlons aussi des vols dans les cimetières, fleurs artificielles, pots, plaques.
Les services de Police et Gendarmerie débordés sont indifférents et il est vrai que 95% des victimes ne déposent même pas une main courante, tellement les français sont résignés, soumis et fainéants.