Elle avait tiré sur une “Vierge à l’Enfant” : peine légère pour l’écolo suisse
Sanija Ameti, ancienne élue suisse du parti écologiste, avait finement tiré des coups de feu sur une reproduction d'une Vierge à l'Enfant. Elle vient d’être condamnée pour « atteinte à la liberté de croyance et des cultes ». Une condamnation tempérée par la légèreté de la peine : amende avec sursis.
Carton plein sur la Vierge et le Christ
Rappel des faits, tels que BV vous les avait révélés en septembre 2024. Sanija Ameti avait publié sur les réseaux sociaux une vidéo où elle tirait sur la reproduction d’une Vierge à l’Enfant, signée Tommaso del Mazza (XIVe siècle). Face au mécontentement suscité, elle expliquait avoir tiré sur ce catalogue sans avoir prêté attention à la peinture elle-même. Ce que démentait largement la vingtaine d’impacts en pleine tête de la Vierge et de l’Enfant. Mieux que Thomas Matthew Crooks, qui toucha Trump à l’oreille, et aussi efficace que Tyler Robinson, qui tua Charlie Kirk.
À aucun moment elle ne s’excusa. Selon le procureur, le seul regret de Sanija Ameti est de s’être rendu compte trop tard qu’elle avait commis une boulette en publiant la vidéo. Sous la pression, elle avait démissionné du parti Vert'libéral de Zurich — conservant son siège au Parlement local. En mars prochain, elle abandonnera la coprésidence d’Operation Libero, mouvement politique progressiste, mais elle continuera de tirer les ficelles au sein du comité directeur national. Un engagement nécessaire, selon elle, « à une époque marquée par les autocrates et les populistes de droite ». Contacté par BV, Éric Bertinat, ancien élu UDC et ex-président du conseil municipal de Genève, ne croit pas à sa mort politique : « Il me semble que c’est pour cette figure politique engagée et clivante l’instant d’une pause forcée. »
Elle ne cause pas, elle flingue
Durant le procès, Sanija Ameti a refusé de répondre aux questions de la cour. Loin d’indisposer les magistrats, cette attitude hautaine lui a mérité une grande compréhension. « Nous partons de l’idée que votre but n’était pas de rabaisser le christianisme », a déclaré le juge. Une idée qu’il s’est donc forgée tout seul. Une idée angélique ? Oui, explique Éric Bertinat, « dans un sens bien précis, parce qu’elle adopte une lecture strictement juridique, centrée sur l’absence d’intention explicite de rabaisser le christianisme, et laisse de côté la réalité vécue par les catholiques ». La portée symbolique des tirs n’est pas prise en compte. En ignorant la blessure faite aux catholiques, le juge « donne le sentiment d’une approche déconnectée de l’impact réel de l’acte ».
D’ailleurs, que cherchait exactement Sanija Ameti ? Quel public voulait-elle flatter en tirant sur une Vierge à l’Enfant ? « Il est difficile d’identifier un électorat cohérent que ce geste aurait pu séduire », explique Éric Bertinat à BV. Ni les athées ni les musulmans n’ont pu se sentir concernés par un tel geste. Et d’ajouter : « Reste éventuellement un public très restreint, sensible à une provocation antireligieuse radicale, plus proche d’une posture identitaire ou militante que d’un véritable électorat démocratique. »
La victimisation, cette maladie de gauche
Une fois condamnée, Sanija Ameti a retrouvé la parole, du moins écrite, dans une mise en scène curieuse et relevant du message subliminal ou de la psychiatrie. Sur la Heimplatz, raconte Die Weltwoche, « une chaise vide, une pancarte avec l'inscription "Des saucisses pour la liberté" – et une assiette de saucisses », qu’accompagnait un long discours où elle se pose en victime. La droite populiste en aurait après elle parce que réfugiée, issue d’une famille transbahutée à travers le Kosovo, la Bosnie, le Monténégro… Un itinéraire qui lui aurait valu de nombreuses « humiliations publiques ». Faux, puisque, en dehors de qualités personnelles réelles, elle a bâti sa carrière sur ce récit migratoire tour à tour exemplaire et apitoyant.
Filant la métaphore victimaire, elle se dit visée en raison de son sexe et de son identité. Faux, encore : la Vierge et l’Enfant ont été les seuls visés dans cette histoire, ainsi que les chrétiens. Les Jeunes UDC et le président du mouvement politique Mass-Voll avaient porté plainte contre Sanija Ameti. La Justice suisse leur a donné mollement raison.
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39 commentaires
Ah ! Si un catholique avait placé un pétard mouillé devant une mosquée , sans faire de blessé ni de dégâts .
quant on tire sur des œuvres sacrés on récolte une amende avec sursis. Bien !
On met en danger la vie, comme celle d’un policier qui est représentant de la loi, 36 heures de travail d’intérêts.
Encore bien !
Que vas devenir le pays de tel sorte.
Ouf, au moins, elle s’en est sortie les cuisses propres. Parce que si elle avait tiré sur Mahomet, alors là, c’était la décapitation.
Imaginons un instant qu’une égale dégradation ait touché un élément religieux d’une autre religion… Je ne suis pas sûr que la justice aurait été aussi clémente. Vous avez pensé « deux poids deux mesures », mais non, ce n’est qu’un sentiment d’injustice…
Femme, réfugiée et victime de persécution. Elle n’a même pas compris qu’elle définissait ainsi la Vierge Marie, contrainte de fuir en Egypte lorsque le roi Hérode lança ses tueurs pour massacrer son enfant.
Privilège rouge et victimisation, pas de doute c’est bien une gauchiste,
Si elle avait tiré sur une représentation de Hallah, aurait elle eu le même jugement??
Allez tirer sur une représentation de leur prophète en arabie saoudite et vous verrez que votre approche strictement juridique ne tiendra pas quand votre tête tombera dans le panier.
Avec cette affaire et celle de Crans Montana, on s’aperçoit que la Suisse n’est pas beaucoup mieux logée que nous.
Encore une qui échappe à de la prison. Ce n’est pas grave « » »tirer sur une vierge à l’enfant » » » ou est la gravité ?? franchement. les juges ont le sait sont bienveillants sur tout ce qui touche à la réligion chrétienne.
FRANCAIS, je vous le dis Il faut que tout cela CHANGE ET VITE…Vivement 2027…
Espérons…. MAIS le FMI nous attend au tournant !
en suisse les juges sont ils aussi rouge ??????
Une élue, quelle honte ! Que dirait elle si on a avait tiré sur un ouvrage religieux musulman ? La dictature religieuse est peut-être la pire de toutes.
Il est interdit de faire une représentation de personnes chez les musulmans, sage précaution avec ce cas.
L’Europe est devenue une grande maison de tolérance, ou nous sommes les réguliers et les nouveaux arrivants sont les clients. Et le client est Roi.
Et puis on s’étonne et on se fâche quand Trump ou Vance nous pointe du doigt pour fustiger nos pratiques et sottises.
Les juges. Suisses sont aussi complices que les juges français …
Oh oui ! Y a du mou dans le jugement !
Joli tir groupé, 15 pour l’enfant, 4 pour la mère ce qui dénote une schizophrénie portant au morbide anti- Chrétien.
Le fait de publier »la cible » montre la »Tare » de la dame qui devrait la diriger sur un asile pour soins.
En liberté, cette femme est dangereuse pour les Chrétiens.
Inutile de psychiatriser, il est beaucoup plus urgent de diriger la dame en question hors des frontières de l’Europe que vers un hôpital psychiatrique.
Il me semble même qu’il y a un 5ème impact sur le front de la mère, partiellement caché par une petite icône.
La binationalité est une erreur pour les élus.
Elle devrait être interdite.
bien vu…