Elon Musk défie « Wokipedia » avec son encyclopédie en ligne Grokipedia
Le lancement de Grokipédia, opéré par xAI le 27 octobre 2025, marque l'offensive frontale d’Elon Musk contre ce qu’il nomme « Wokipédia », la très wokiste université en ligne Wikipédia. Annoncé dès le 1er octobre, ce projet open source se veut « une amélioration massive par rapport à Wikipédia », selon les mots de Musk, sur X : « Rejoignez @xAI et aidez à construire Grokipédia, un dépôt de connaissances open source bien meilleur que Wikipédia ! Ce sera disponible au public sans limites d’utilisation. » Alimenté par le modèle linguistique Grok, le site compte déjà près de 900.000 articles, couvrant des thèmes sensibles comme la guerre Israël-Hamas ou la pandémie de Covid-19.
Le projet et ses promesses
Pour Elon Musk, Grokipédia répond à un besoin essentiel : « L’objectif de Grok et de Grokipedia.com est la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Nous ne serons jamais parfaits, mais nous nous efforcerons toujours d’y tendre. » Le projet s’inscrit dans la continuité d’une critique ancienne. L’entrepreneur et investisseur David Sacks (ancien conseiller de Donald Trump sur l’IA et les cryptomonnaies, qui défendait depuis longtemps l’idée d’un contrepoids conservateur à Wikipédia) déclarait déjà : « Wikipédia est désespérément biaisée. Une armée de militants de gauche entretient les biographies et combat les corrections raisonnables. » Le modèle retenu tranche radicalement avec celui de Wikipédia : pas de rédaction collaborative ouverte mais des contenus générés - et « vérifiés » - par le chatbot Grok, l’intelligence artificielle développée par xAI. La promesse est ambitieuse : offrir une encyclopédie débarrassée de toute « propagande ».
Grokipédia se démarque en effet par son traitement des sujets sensibles, rectifiant ce que Musk considère comme des biais « woke ». Exemples frappants : le cas de l’ordinateur portable de Hunter Biden où Wikipédia évoque une « fausse allégation » de corruption, quand Grokipédia cite un sondage selon lequel 79 % des Américains estiment que la censure de l’affaire a influencé l'élection présidentielle américaine de 2020. Sur la pandémie, Wikipédia rejette la thèse de la fuite de laboratoire comme « non étayée », tandis que Grokipédia évoque des « biais institutionnels » dans le consensus scientifique. Même contraste pour Robert F. Kennedy Jr., présenté comme « théoricien du complot » par Wikipédia mais décrit plus sobrement par l'encyclopédie d'Elon Musk.
Levée de boucliers à gauche
Le lancement de Grokipédia suscite une réaction enflammée, dans les milieux progressistes. À gauche, beaucoup dénoncent un « Wiki alternatif » à orientation conservatrice, voire militante. Le Guardian évoque même un outil « aligné sur les vues de Musk et les sensibilités de la droite américaine ». Interrogé par BV, un professeur en science politique de l’université californienne de Pepperdine ironise : « Ces gens d’ordinaire si progressistes se montrent maintenant réticents face à l’innovation, c’est ridicule. » Et de poursuivre : « Nous verrons bien si Grokipédia répond aux promesses de son initiateur. En attendant, c’est une très bonne chose qu'il vienne casser le monopole de Wikipédia et sa toute-puissance. »
Le co-fondateur de Wikipédia, Larry Sanger, qui a quitté l'organisation dès 2002 pour désaccord idéologique, met en garde contre le risque d’un biais d’un nouveau genre : « La précision et la neutralité sont menacées par les hallucinations de l’IA et par les biais algorithmiques potentiels. » Wikipédia, de son côté, consacre déjà une page à Grokipédia. On peut y lire : « Initialement, Grokipédia s’est principalement concentrée sur sa fiabilité et ses biais liés aux erreurs générées par l’IA et aux possibles distorsions de l’algorithme, que plusieurs articles ont présentés comme favorisant les points de vue conservateurs et les opinions d’Elon Musk. » Une formulation qui, ironiquement, alimente encore le débat sur la neutralité de Wikipédia elle-même. En toile de fond, la controverse soulève une question plus large : peut-on confier la recherche de la vérité à une intelligence artificielle privée ? Et, surtout, qui en fixera les limites ?
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22 commentaires
L’intelligence artificielle ne répond qu’en fonction de ce qu’on lui a appris. Elle ne produit qu’en cherchant dans sa « bibliothèque ». Si cette bibliothèque est chargée d’idées partisanes, elle répondra selon ce qu’elle y trouvera. En tout cas, « Wikipédia », aujourd’hui » peut tout a fait changer de nom et s’appeler « wokipédia »…
Comme disait Colluche à propos des journaux : « la seule chose de vrai dans wikipédia, c’est la date… ».
En France, aujourd’hui, tout de qui ressort de la culture ou de l’éducation est noyauté par la gauche. J’attend avec impatience Grokipedia. A moins, bien sûr, que monsieur Macron ne s’arrange, avec ses copains ARCOM, Conseil Constitutionnel ou Conseil d’Etat pour faire interdire cette nouvelle « encyclopédie qui ne sera sans doute, à ses yeux, pas conforme à la Doxa, et pourvoyeuse de fake news… Monsieur Ceausescu se plaisait à se faire appeler le « Danube de la pensée »… Macron ce serait plutôt « la Seine de la foirade politique »…
Ayant eu la mauvaise idée de filer un jour 5 € à Wikipedia suite à une de leurs campagnes, j’ai été ensuite harcelée de mail de sollicitation pour récidiver. A la fin je leur ai répondu, expliquant que je trouvais leurs articles orientés, (Solidarité Kosovo auprès desquels je suis donatrice étant qualifiée d’association caritative d’extrême droite sous prétexte qu’elle aide les Serbes catholiques du Kosovo victime du pouvoir musulman) et que je ne souhaitais plus leur donner d’argent….Et bien ils m’ont répondu qu’il faisaient tout pour que leurs articles soient objectifs…Si ! Pas opérable…Donc j’attend Grokipedia avec impatience
Très instructif et très bien documenté sur, par exemple, le sujet ultra polémique de « climate change » – tout est en anglais mais l’utilisation d’un traducteur ne devrait pas poser de problème. Les escrolos vont faire une attaque en lisant cet article ! Sans rejeter l’influence de l’homme sur l’accélération du réchauffement global au 20ème siècle, l’article donne les clefs pour comprendre un phénomène qui existe depuis des millions d’années. L’hégémonie de la gauche via Wikipedia va en prendre un sacré coup et c’est tant mieux.
Comme toujours, la gauche ne peut pas accepter ce qui n’est pas passé par ses filtres. C’est de cette manière que l’on se se fabrique une belle conscience.
Comment pourrait-on faire confiance à wOkimedia , encyclopédie collaborative qui ne cesse de réclamer des petits dons pour soit-disant survivre . Alors, que certains milliardaires donateurs vont la pluie et le beau temps dans ce temple propagandiste mondialiste .
Wiki… bien gauchisée !
C’est notre responsabilite en tant qu’erudits ou passionnes d’aller nourir cette entreprise et de l’enrichir pour le profit de tous les esprits epris de liberte et de sens critique ! G I G .O Transformons cet axiome en Good things In , Good things Out !
Rappelons quand même, pour faire simple, qu’une intelligence artificielle fonctionne en consultant (avec une rapidité époustouflante qui est sa seule supériorité sur l’intelligence humaine) son « cerveau », à savoir la totalité des informations qui y ont été saisies. Elle est donc forcément subjective. Notons aussi qu’un cerveau humain fonctionne très bien même en cas de panne massive et prolongée d’électricité, alors qu’il suffit de débrancher une prise de courant pour que l’IA cesse toute activité…
À suivre… Même si c’est parfois – et même souvent – dans l’outrance, les réactions de Munsk sont salutaires. Nous avons été trop longtemps sans réagir.
L’IA un progrès qui sera sans nul doute une machine à broyer les consciences. A consommer avec modération.
On a maintenant le choix entre la vérité de l’intelligence naturelle de gauche et la vérité de l’intelligence artificielle de droite ?
La droite, naturellement , exploite toujours les braves travailleurs de gauche.
Si la droite se met du côté du progrès, l’IA, il va falloir que la gauche progresse encore plus vite. Ça ne va pas être triste. Avec l’IA chacun aura sa propre encyclopédie personnalisée à l’appui de sa vérité.
Ça existe déjà… on a bien eu la guéguerre entre le Larousse et le Robert !!!
A suivre
Macron va-t-il l’interdire ?
Pour consulter un sujet, il faut taper d’abord grokipedia.com. Une fenêtre s’ouvre et on peut taper son sujet. Ceux qui ne maitrisent pas l’anglais peuvent activer la traduction automatique de leur moteur de recherches.
Je l’ai testé pour quelques sujets polémiques que je connais bien et c’est remarquable de sérieux.
Comme c’est une IA fondée sur des articles d’encyclopédies et de chercheurs sérieux, on n’a pas les biais de Wikipedia sur lequel l’extrême gauche avait pris la main.
Merci pour le tuyau… sympa
Merci de même.