Émeutes : les assurés honnêtes paieront !

"Les émeutes représentent un risque croissant et de moins en moins assurable", explique un amendement du Sénat au PLF.
Capture d'écran franceinfo
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Tandis que nos campagnes crient misère, alors que nos agriculteurs travaillent nuit et jour à perte, le fisc s’apprête à plonger une main avide dans les poches des contribuables français pour réparer la casse des émeutiers, notamment ceux des grandes villes ou des outre-mer ! Un nouveau coût à ajouter à nos très très chers « quartiers populaires ». On connaît le coût en milliards d’euros de ces zones façonnées par les conséquences d’une politique d’immigration irresponsable. L’iFRAP a calculé le cumul des aides auxdits quartiers sensibles de 2010 à 2023 : 117 milliards d’euros. Les destructions occasionnées par les émeutes régulières ne sont bien sûr pas comprises dans le prix et font encore monter la facture : selon le Sénat, les émeutes de l’été 2023 ont coûté… un milliard d’euros !

« Les assureurs ont comptabilisé 16.400 sinistres, précisait le rapport. Un montant quatre fois supérieur à celui des émeutes de 2005. » En 2023, les collectivités ont pris en charge 27 % de l’indemnisation totale. Merci aux contribuables ! Comme par hasard, l’Île-de-France est la première région touchée, avec 38,9 % des sinistres déclarés et 42,5 % du coût total. Rien à voir, bien sûr, avec la concentration de l’immigration en région parisienne. Toujours selon ce rapport de la chambre haute, « au moins 672 communes ont été concernées par les émeutes – soit deux fois plus qu’en 2005 – situées dans 95 départements. 2.508 bâtiments ont été incendiés ou dégradés, dont 273 bâtiments des forces de l’ordre touchés, 105 mairies, 243 établissements scolaires. Plus de mille commerces ont été dégradés, dont 366 agences bancaires, sans oublier 12.031 véhicules incendiés. » Nul besoin d'avoir fait l'ENA (pardon, l'INSP) pour saisir que ce n'est neutre ni pour l'État ni pour les compagnies d'assurances.

Les assurés paieront

D'autant que chacun sait bien, au pays de l’immigration « heureuse » et « chance pour la France », que ce n’est pas fini, loin s'en faut. La question se pose désormais clairement : qui va payer ? BV a trouvé la réponse : on vous le donne en mille, c’est vous ! L’Argus de l’assurance, le bulletin officiel de la profession, titrait, ce 12 décembre : « Violences urbaines : le gouvernement défend une assurance émeutes obligatoire, ce projet coûterait cher aux assurés ».

De fait, une rapide recherche mène tout droit vers le site du Sénat et un amendement du sénateur LR Jean-François Husson (Moselle), déposé le 12 décembre et rattaché au Projet de loi de finances 2026. Le sénateur Husson expose fort clairement ce qui vous attend : « Les émeutes représentent un risque croissant et de moins en moins assurable, explique-t-il dans son amendement qui a été adopté. Parmi les dix mouvements d’émeutes les plus coûteux en termes d’assurance depuis 2018 dans le monde, trois ont eu lieu en France, dont deux sur le territoire métropolitain : les émeutes en Nouvelle-Calédonie en 2024 (un milliard d’euros), les émeutes de l’été 2023 (700 millions d’euros) et les gilets jaunes en 2018 (256 millions d’euros). »

La boucle est bouclée

En clair, les augmentations d’impôts, cette fois, ne suffiront pas. On n’est pas au bout de l’enfer… « La France se distingue ainsi par une augmentation très significative du risque d’émeutes, ce qui alerte les réassureurs internationaux », explique toujours le sénateur Husson. Il précise que « les collectivités territoriales sont plus spécifiquement exposées aux dommages causés par les émeutes ». À partir de ce constat, tout est simple : le risque d’émeutes fait logiquement monter les tarifs des assurances. La facture passe par un mot magique : la « mutualisation ». « La Caisse centrale de réassurance (CCR) se voit chargée de la gestion du fonds de mutualisation », prévoit l'amendement du sénateur Husson. La France calme paiera ainsi paisiblement les dégâts de la France qui casse. Merci pour eux ! Vrai pour la métropole et vrai pour les outre-mer. « Les collectivités de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française, compétentes en droit des assurances, peuvent conclure une convention avec l’État afin de bénéficier de l’intervention du fonds de mutualisation, en raison de l’exposition plus particulière de ces territoires aux risques couverts. » L'amendement va maintenant prendre la direction de l'Assemblée.

La boucle est bouclée. L’État impose aux Français une immigration folle, un laxisme judiciaire sans frein, une terrible insécurité, des coûts liés incontrôlables et le remboursement des dégâts qu’il a, par son impéritie, lui-même provoqués. Pendant que vous paierez, les banlieues auront encore accru les revenus qu’elles tirent des subventions mais aussi du trafic illégal de la drogue : 4 milliards, 6 milliards, 7 milliards ? Les évaluations divergent. Tant que les Français courbent l’échine, on aurait tort de se priver.

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

53 commentaires

  1. Et bien voilà nous y sommes ,l’état s’ exonère de ses responsabilités en ne réparant pas les dégâts dont il est responsable et donne en plus une prime à ses opposants en les dispensant de réparer les dégâts qu’ils provoquent nous , ceux qui paient des impôts , allons donc payer deux fois .Le constat de faillite de nos institutions est maintenant gravé dans le marbre .

  2. Pour continuer à « engraisser » l’immigration heureuse » restent 2 catégories : les actifs et les retraités + ou moins riches
    mais au bout d’un moment, viendra la REALIté : on ne peut pas tondre un Oeuf !

  3. Avec la mise en responsabilité de l’état, qui laisse détruire ses infrastructures en toute impuissance, par les assureurs, les français finiront par payer deux fois la reconstruction de leur pays, une fois par l’impôt, qui est sensé participer au maintien des édifices du pays, et une fois par l’augmentation de leurs primes d’assurance, car, si les assureurs sont forcés de payer, ils se serviront dans nos poches. Le français est décidément un grand reconstructeur. Il paiera 2 fois pour réparer les effets de la pseudo-guerre civile larvée en France, et il paiera, sans le savoir, pour la reconstruction de l’Ukraine….le dénominateur commun aux deux pays ne s’appellerait-il pas…. Corruption ?

  4. Tant que les tribunaux seront d’extrême gauche rien ne changera. 5 à 10 ans fermes, il n’y a rien de mieux pour avoir le temps de réfléchir aux bêtises que l’on commet.
    Mais pendant ce temps Nunez faux cul de service envoie les blindés contre nos paysans qui sont des braves gens honnêtes et travailleurs et qui sont désespérés par la politique débile et criminelle de Foutriquet.
    En France la haute fonction publique, c’est à dire l’état profond socialiste déteste les gens qui bossent. Pour ces nouveaux petits marquis le Français qui travaille n’est bon qu’à être taillable et corvéable à merci.
    Que ce pouvoir se méfie. Trop c’est trop.

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