En Bourgogne, le festival bon enfant Ciné Pause bascule dans l’écologie radicale
À Donzy-le-National (Saône-et-Loire), les thèmes des éditions passées de Ciné Pause affichaient une écologie paisible, incarnée, enracinée. Trente-cinq ans après sa création, le festival, qui se tiendra du 30 juillet au 3 août, offre cette année une tout autre vitrine : celle de l’activisme radical, du blocus et de la convergence des luttes. Un changement que certains ont observé de l’intérieur.
« Un autre état d’esprit »
Créé en 1990 pour « développer l’attractivité du milieu rural par la dynamique culturelle », le festival attire désormais 3.000 spectateurs durant cinq jours. Mais l’attractivité rurale semble avoir cédé la place à une dynamique militante : on ne célèbre plus simplement la campagne et le bon sens au service de la nature, mais les « causes ». Écologie radicale, dénonciation du capitalisme, appel à la résistance : elles y sont toutes évoquées, du moment qu’elles tombent sous l’aval d’un certain conformisme moral.
Un ancien participant, bénévole au cours de cinq éditions, se souvient d’un tout autre état d’esprit. « Il y a 20 ans, les films soutenaient une écologie "bon enfant". On parlait de la musique, du cheval… Depuis 2021, les thèmes ont radicalement changé. » Les titres comme Ça chauffe, Le monde est à nous et, aujourd’hui, Aux arbres citoyens ! laissent peu de place au doute quant à la dimension militante, presque activiste du festival. Les bandes-annonces diffusées en amont mettent en avant les manifestations, les actions de désobéissance, les blocus. « Ça a toujours tourné autour de l’écologie, se souvient l’ancien bénévole, mais jamais à ce point. C’est poussé à l’extrême », résume-t-il.
La ruralité au service d’un militantisme en kit
La projection du film Alliances terrestres, de la militante Isabelle Haelvouët, et l’invitation de la réalisatrice en ouverture du festival illustrent parfaitement ce glissement. Consacré à la contestation contre l’autoroute A69 entre Castres et Toulouse, le film suit les actions de groupes radicaux tels qu’Extinction Rebellion, Les Soulèvements de la Terre ou Attac, actions qu’a suivies de près la réalisatrice. « Je suis révolté », dit notre ancien bénévole.
À ce sujet — Les Soulèvements de la Terre officiellement dissous
Le reste de la sélection 2025 confirme ce basculement vers une convergence assumée des luttes progressistes. En témoignent, aussi, les commentaires fournis par l’équipe sur les films au programme. Good One, de India Donaldson, y est présenté comme une « chronique de sexisme ordinaire qui interroge sur la toxicité du patriarcat et la lâcheté paternelle » et qui pose la question : « Quand changeront-ils ? » Sous-entendu, les hommes... Le film Fario, lui, mêle « dépendance, écologie, homosexualité, relations familiales, deuil… » dans un décor rural. Un choix que le festival salue comme une « enquête écologique » aux thèmes « contrastés ». Tellement contrastés qu’il devient difficile de percevoir ce qui les lie.
Même état d’esprit pour Green Border, de Agnieszka Holland, qui dénonce dans son long-métrage « l’inaction de l’Union européenne » face à la crise migratoire et célèbre les « activistes qui se dressent pour lutter ». Quant à No Other Land, réalisé par un collectif palestino-israélien, il est présenté comme un « acte de résistance » face à l’occupation israélienne, avec « une amitié véritablement politique » entre un militant palestinien et un journaliste israélien.
Du cinéma à la mobilisation
La liste des invités parachève ce tableau. Parmi eux, le jeune documentariste Ambroise Cousin avait appelé à « résister au RN en milieu rural ». L'art de faire du cinéma le prolongement d’un projet politique. Ou serait-ce l’inverse ?
Soutenu sur fonds publics par des structures comme la DRAC Bourgogne, la communauté de communes du Clunisois ou le conseil régional Bourgogne-Franche-Comté, Ciné Pause continue d’attirer du monde. Mais la « dynamique culturelle » vantée à ses débuts se confond de plus en plus avec un militantisme idéologique où écologie, anticapitalisme et luttes sociétales ne font plus qu’un. Et la campagne, au lieu d’être regardée pour ce qu’elle est, devient le décor d’un discours venu d’autres horizons...
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21 commentaires
« L’écologie » dogmatique, politique, jusqu’au boutisme a pris le pas sur la véritable écologie, raisonnable,responsable ou ce sont les personnes elles mêmes qui prennent leur décision et non un appareil politique ou seul le chef a le dernier mot ,les autres Camarades du Parti ne sont que des idiots inutiles , répétant bêlement des slogans révolutionnaires sans queues ni têtes.
La culture wokiste et lénifiante (tenté d’écrire léni fiente) de la gauche ne peut exister qu’à coup de subventions tellement elle est dépourvue d’intérêt…
Voila de belles et utiles économie pour Bayrou : toute ces aides et subventions aux associations nuisibles pour le pays et les Français !
que fait le maire ?
je suppose que, si cette « population » de spectateurs très orientés, en principe ceux qui dégradent…..veulent se « faire plaisir » dans les exactions tous azimuts, on enverra nos services d’ordre se faire « tabasser » et insulter ?
tu casses, tu payes, il a dit, l’autre ? alors les mairies qui foncent têtes baissées dans ce genre de manifestations qui vont bien sûr être sujettes à tous les débordements, on les fait payer
c’est un peu trop facile d’organiser des « fêtes » politisées ciblant les « casseurs » coutumiers et de venir nous demander d’en payer les conséquences avec nos impots (les dégâts mais aussi les subventions versées aux organisateurs et intervenants)
ce sont les mairies organisatrices qui doivent payer……et leurs électeurs jugeront au moment de mettre leurs bulletins de vote dans l’urne….
on est fier de ses idées ou on ne l’est pas mais pas sur le dos des autres
« on est fier de ses idées ou on ne l’est pas mais pas sur le dos des autres » C’est la négation du socialisme, que vous nous pondez là.
Le moindre spectacle de gauche est d »office politisé !!!
Tiens au fait le festival d’AVIGNON, grosse polémique, vu les propos tenus par certains dirigeants de ce festival contre Israël , rien d’étonnant vu le drapeau palestinien à son ouverture
Cela fait longtemps que j’ai fait une pause-ciné pour ce genre de films, financés de surcroit par mes impôts…
Je boycotte de toute façon tout ce qui est orienté à gauche et toujours subventionné il faut le remarquer
« convergences des luttes progressistes » : il faudrait écrire a minima « prétendument progressistes » car le progrès ce n’est pas ce gloubiboulga. Y accoler le terme progressiste, c’est déjà jouer perdant en acceptant d’entrer dans le cadre conceptuel de l’adversaire (c’est le cas depuis des décennies…) et de facto renvoyer ceux qui ne sont pas dans cette ligne, soit disant « progessiste », dans le camp des ringards et des rétrogrades.
Toute manifestation culturelle ou festival devient peu à peu chasse gardée , de la mouvance gaucho écolo dont les élus font pression sur les maires . Maires qui doivent quelquefois , leur mandat à une alliance électorale contre nature , mais néanmoins nécessaire pour obtenir le siège .
Comme toujours, ce qui était un festival bon enfant, sensibilisant les visiteurs à l’ecologie, s’est transformé en mouvement radical. Et Donzy-le-National, petit bourg tranquille, va bientôt voir débarquer des extrémistes de tout poil qui n’ont que la violence comme argument. Après quelques échauffourées entrainant déprédations et saccages (le seul moyen qu’ont ces gens de s’exprimer), le maire interdira le festival, les racailles iront sévir ailleurs, et le village retrouvera son calme. Bien sûr l’écologie, une fois encore, ne sortira pas grandie de cette affaire.
Comme toujours on ne choisit pas le juste milieu, on exagère on passe d’une idée à son contraire sans mesure et sans discernement en faisant de l’écologie une politique en traitant les gens de droite de fachos et la gauche d’islamo- gauchiste ( ce qu’elle est , mais pas tout le monde…. ) faire des catégories est confortable et permet de ne pas penser
L’écologie au départ n’était pas un parti politique , c’est devenu une déviance au grand dam des vrais écologues et de leurs travaux. . L’avenir qui est de plus en plus dirigés vers les robots saura faire la différence.
Je pense qu’ils ne feront plus recette , les gens ne vont pas en vacances pour entendre des discours militants . Il est vrai que pour certains militantisme et vacances sont étroitement mêlés puisqu’il ne font pas grand choses dans l’année en dehors de cela .
Ce pitit festival fait – seulement – 3000 entrées en cinq jours. Autrement dit, moins quelques militants locaux, ce sont 500 écolo-wokistes des villes (pléonasme) qui viennent se retrouver entre eux, mais au bon air de la campagne !
Voilà où les renseignements généraux devraient aller puiser à la source les radicaux visibles dans les films, colloques …
Les vignerons finissent ils trop vite les fonds de cuve???
A Hennebont, dans le Morbihan, même topo: festival pour les familles avec le Circus Queer…et quelques associations locales, financé par les collectivités locales. A l’entrée un aimable panneau annonçait: « Pas de place pour les fachos » et le chapiteau flottaient, vous l’aurez deviné, le drapeau LGBT et…le drapeau palestinien!!!
La maire et l’élue responsable de la culture contactées n’ont toujours pas répondu…
Voilà où va l’argent des contribuables . Et ses collectivités locales sont là pour imposer un point de vue militant.alors que ses membres ne sont pas élus mais dirigent idéologiquement les édiles élues démocratiquement . Cherchez l’erreur !
Si c’est interdit aux fachos, ils ne devraient pas y être , ils ne savent pas que nazisme et fachisme c’est de gauche , ils emploient des termes dont ils ne connaissent ni la signification ni l’histoire
« Ciné Pause continue d’attirer du monde »… On peut lui vomir dessus, lui dire qu’on va lui enlever des libertés, se moquer de lui, lui bourrer le crâne « que les russes sont méchants et les ukrainiens gentils »… le public est toujours là. Cela résume ce que sont les français : des gens qui s’écrasent (s’aplatissent même) devant la bienpensance . Cette bienpensance n’est plus seulement de gauche , la droite arrive même à la surpasser. A l’écologie, se sont greffés le lgbtisme, la censure (il ne faut parler que d’amour ; tout le reste peut-être considérer comme étant de la haine ou anti-républicain). Quant à la droite, elle est fière de sa proposition de loi 1535, déposée le 10 juin 2025, pour punir de prison les discours anti-républicain. J’ai lu cette proposition et en fait, on peut tous finir derrière des barreaux. « Bête » n’est plus le qualificatif adapté à la droite. Il faut un terme plus fort mais je n’en trouve pas. La France ne peut pas être sauvée. C’est impossible. Elle ne le veut pas. Les partis et la masse sont intéressées pour les 1er et endoctrinés pour les second. Les dissidents sont invisibilisés, décrédibilisés quant ils ne sont pas éliminés.
Je ne crois pas qu’ils fassent recette . Il lassent les gens .Trop c’est trop
Les écologistes y connaissent strictement rien en écologie.
Il suffit de voir leur CV .
Étudiants en sciences humaines ou molles .
Sans connaissances approfondies en matière scientifique.
Biologie ou climatologie