Et si le « retraité bashing » était un piège bien utile pour le gouvernement ?
Le 19 juillet, un internaute a posté sur X un post éminemment emblématique de l’état d’esprit délétère ambiant : on y voit une dame aux cheveux blancs, à la caisse dans un supermarché. Elle est de dos, en train de régler ses courses. Le commentaire est elliptique mais très clair : « Un samedi matin comme les autres… » Les commentateurs ont d’ailleurs bien compris : « Ils font exprès », écrit l’un. « Insupportable », renchérit un autre : « Ils ont toute la semaine, tous les après-midi, mais nan, faut qu’ils viennent nous cassez les c… le week-end. » Une troisième, encore, témoigne : « Véridique ! Je suis caissière et ma vraie phobie, c’est les vieux le samedi et le soir à la fermeture. » Certains, heureusement, volent au secours de la vieille femme. Ils évoquent la solitude des personnes âgées, dont le seul moment de sociabilité se trouve parfois dans les commerces, rappellent qu’avec l’âge, on peine à porter de lourds paquets, alors on revient plusieurs fois pour de petits achats successifs… Mais en quoi, d’ailleurs, les retraités auraient-ils à se justifier ? « Cette dame a évidemment le droit de faire ses courses un samedi matin sans être photographiée à son insu et postée pour la haine en ligne. Calmez-vous », assène une jeune mère de famille, renvoyant dans ses buts le râleur.
Un samedi matin comme les autres… pic.twitter.com/9Ba8AlPPRS
— Blondin (@ELPULO78) July 19, 2025
Boucs émissaires
Le retraité bashing a le vent en poupe. Il ne se passe pas un jour sans que, sur les réseaux sociaux, on ne tape sur ces supposés « privilégiés ». On peut y voir un réflexe humain : en principe, dans un pays qui va bien, chaque génération apporte sa pierre à l’édifice et fait la courte échelle à la suivante pour grimper un peu. C'est le souhait de tout parent : voir ses enfants un peu mieux réussir que soi-même. Las, dans un pays en plein effondrement, c’est tout l’inverse qui advient. L’ascenseur social n’est pas seulement en panne, il s’est mué en toboggan, les classes moyennes ne se hissent pas vers le haut, elles dégringolent. Et l’on tient pour responsable les boomers, à écrire « boumers » : avec eux, la France a fait boum, elle a explosé, ne restent plus que des décombres.
Rajoutez à cela que cette génération, il y a quelques années, a plébiscité Emmanuel Macron : la détestation dont fait l’objet celui-ci dans l'opinion s’étend, par contagion, à tout son électorat. De fait — quel paradoxe ! —, le très jeune candidat qui promettait le « nouveau monde » a été porté à la magistrature suprême… par les Français les plus âgés. Emmanuel Macron leur plaisait : de la prestance, un costume bien taillé, un discours européiste… L’Europe de la paix est un rêve de la génération d’après-guerre, née sur les ruines de deux guerres fratricides. Biberonnés au libéralisme dans cette Europe fondée sur le commerce (la Communauté européenne du charbons et de l'acier) et dès l'origine convertie au capitalisme anglo-saxon, ils n'ont pas anticipé, pour beaucoup, les dangers du mondialisme. Quant à l’immigration… Fréquentant encore les églises, ils en avaient la jolie vision irénique prêchée par les curés progressistes.
Dans la famille de Nicolas-qui-paie, ils portent un nom, ou plutôt un prénom : Bernard et Chantal. On les imagine comme les couvertures de Notre Temps : leurs cheveux gris argent scintillent comme leur sourire ultra-bright, ils sont bronzés toute l’année et quand ils ne jouent pas au golf, ils courent pied nus main dans la main, sur une plage… celle sur laquelle a fait escale leur croisière Concordia. On leur reproche de refuser de sacrifier leur train de vie. Ils sont devenus les boucs émissaires du ressentiment. Ils veulent qu’on leur serve leur retraite mais, contaminés par l’hédonisme de Mai 68 servi par la contraception et avortement, ils n’ont pas eu suffisamment d’enfants hier, et il n’y a donc plus de cotisants aujourd’hui. Sauf que les générations actuelles qui leur en font le reproche en ont encore moins… puisque la natalité n’a jamais été aussi basse depuis 1945.
Division intrafamiliale
Puis on peut voir les choses tout à fait différemment : si le retraité bashing était un piège tendu par le gouvernement ?
Tout d’abord, il n’y a pas plus de Boomeristan que de Jeunistan : alors que l’amalgame est dénoncé pour tous les autres segments de population, pourquoi celui-là serait-il essentialisé ? Non, tous les retraités ne sont pas riches, loin s’en faut ; certains n’osent même pas changer leurs lunettes ou se rendre chez le dentiste. Que dire, notamment - angle mort du féminisme -, des mères qui, au détriment de leur carrière, ont élevé des enfants et ne peuvent prétendre maintenant qu’à une pension de retraite exsangue ? Leur progéniture est active, cotise... mais ce sont d'autres qu'elles qui en profitent.
Ensuite, quel que soit leur train de vie, ces retraités n’ont pas triché ni tiré au flanc, ils ont joué le jeu, en un temps où l’on travaillait plus : n’existaient, à l'époque, ni RTT ni 35 heures. C’est sur ces 39 heures qu’ont été calculées leurs propres cotisations.
Par ailleurs, pour le gouvernement, ce retraité bashing est tout bénéfice. Dans le discours sur le budget du Premier ministre, il n’a nullement été question d’immigration, mais beaucoup des retraités. Parmi les annonces, deux touchent les retraites : « l’année blanche » sur les pensions et la fin de l’abattement fiscal, remplacé par un forfait annuel.
« On sait que [les retraités] peuvent amortir cette baisse de revenus grâce à leur épargne, et on a besoin de demander des efforts à ceux qui épargnent », commente, dans La Croix, l’économiste François Langot. Nous y sommes, le mot est lâché : le gouvernement a trouvé un gisement de cette fameuse « épargne des Français » autour de laquelle il tourne depuis des mois. On le voit presque se frotter les mains. Il est pourtant bien normal, et même souhaitable, que les retraités épargnent, puisqu’ils ne peuvent plus emprunter. Rajoutons que ce bas de laine est aussi un amortisseur pour leurs enfants, qu’ils peuvent aider en cas de coup dur. Cet argent qu’on leur aura extorqué, ira-t-il à la génération de leurs enfants ? Rien n’est moins sûr. Ce transfert façon vase communicant pourrait se concevoir dans un petit pays fermé par des frontières protectrices, mais dans le tonneau des Danaïdes qu’est devenue une France ouverte à tous vents, cette somme ainsi collectée sera aspirée par le trou noir de la redistribution, à destination de populations allochtones arrivant à flux continu sur notre sol et auxquelles on répète toute la sainte journée que nous avons collectivement à leur endroit une dette éternelle.
Ruiner Bernard et Chantal ne va pas enrichir Nicolas. C’est la famille entière — que le gouvernement aura, en sus, réussi à diviser en attisant la rancœur — qui va faire banqueroute, dans l’incapacité de s’entraider. En plus de contrevenir au respect naturel que l’on doit à ses parents et grands-parents, le retraité bashing est un leurre mortifère.
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128 commentaires
Dans les années 70 où l’on accomplissait 39 h « minimum », souvent bien plus d’ailleurs, avec 4 semaines de congés sans RTT, on nous conseillait déjà de placer un peu d’argent pour la retraite. En quoi sommes-nous des privilégiés ? Des nantis qui, après avoir commencé à travailler à 15 ans rarement accompli moins de 60 heures la semaine, pris quinze jours de vacances à 45 ans, élevé et aidé comme il se doit 3 enfants, pris ma retraite à 63 ans, alors que j’avais mes trimestres à 56 ans. Le défaut de beaucoup de ces jeunes, c’est de vouloir être arrivé avant d’être parti. Mais comment leur en vouloir quand près de la moitié entrant en sixième savent à peine lire et compter ou comprendre un texte, et encore moins des politiques de gribouille ? Qui sème le vent récolte la tempête.
Bravo pour cet article frappé au coin du bon sens, surtout son dernier alinéa. Merci Gabrielle!
Bien vu. Mais parler des retraités comme d’une population homogène est un leurre : leur seul points commun? Ils continuent à payer des cotisations santé sur leur pensions + la CSG (majorée) + RDS. Aprés, l’abattement pour les impôts dépend des revenus et est inférieur à celui des actifs (en particulier des journalistes). Les caisses complémentaires du privé sont excédentaires à l’inverse du de celles du public. Les taux de remplacement des retraites du public sont très supérieurs à ceux des retraites du privé. Et ce sont les retraites du public qui creusent la dette. Si les boomer bashers veulent dire qu’il faut équilibrer les retraites du public en baissant les taux de remplacement et en baissant drastiquement les effectifs de fonctionnaires je peux être d’accord. Mais les boomer bashers me semblent plutôt voter à gauche…. Quoiqu’il en soit, on voit que la redistribution est un excellent moyen de fomenter la guerre civile entre différentes catégories de populations. La différence entre un état providence et un état totalitaire n’est qu’une question de temps (Ayn Rand)
Le socialisme est une philosophie de l’échec, le credo de l’ignorance et l’évangile de l’envie. (Winston Churchill).
Excellente analyse : toujours égale à vous même Gabrielle, vous ne nous décevez jamais par la justesse et la hardiesse de vos propos. Que DIEU (en lequel je crois) vous bénisse..
Bonne journée.
Je suis moi-même retraité, pourtant il convient de rappeler quelques faits qui semblent ici passer sous les radars:
– Nos cotisations passées ont servi à financer la retraite de nos parents. Nos retraites actuelles sont financées par les cotisations des actifs d’aujourd’hui. Or nous sommes plus de retraités et il y a moins d’actifs. Donc forcément, ça complique l’équation.
-Les retraités jouissent d’un revenu moyen supérieur au revenu moyen des actifs (101%). Nous sommes le seul pays au monde dans ce cas.
-ça ne veut pas dire bien sûr que certaines retraites sont petites, et il ne faut donc pas y toucher. C’est pourquoi la suppression de l’abattement de 10% forfaitaire ne s’appliquerait qu’au-delà d’un seuil de 2000 Euros pas mois, ce qui n’est pas proprement parler une petite retraite. En cela, on demanderait bien une contribution aux retraités les plus aisés, pas aux autres.
-Je lis dans un des commentaires plus bas quelqu’un qui a une toute petite retraite car une partie de l’activité était non déclarée (donc non cotisée). Ben, c’est normal, non ? Si vous n’assurez pas votre maison, vous ne vous attendez pas à ce que l’assurance vous rembourse en cas de cambriolage, si ?
La catégorie des retraités est assez hétéroclite : on trouve des soixante-huitards attardés , des bobos , des grands-parents qui aident leurs enfants , les accueillent pendant les vacances et gardent les petits-enfants …Leurs économies serviront à payer l’ Ehpad mais avant cela les différents services dont ils auront besoin en vieillissant car les retraités d’ aujourd’ hui font partie de la génération des « bébé-biberons » ceux pour qui « les antibiotiques c’était automatique » : ils souffrent donc de maladies auto-immunes et tentent de se soigner avec des thérapies alternatives non remboursées : ils sont les victimes de nombreuses erreurs médicales comme l’ ablation des végétations et des amygdales et le paient cher lorsqu’ils vieillissent .
Si les retraitraités montraient leur utilité au lieu de laisser faire:
Se regrouper en associations (qui existent dejà) et faire la grève de la garde des petits-enfants, grève du bénévolat, grève des voyages qui font marcher le commerce.
Et là il sera clair quils ne sont pas des inutiles nantis.
Il faut noter que les grands parents devant la loi n’ont aucun droits sur les petits-enfants même si ils ont contribué activement à aider les parents à les éduquer , leur permettre de se divertir sans dépenser les sous pour une baby-sitter , de les emmener à l’école etc.
Les parents peuvent se voir retirer toute possibilité de voir leur petits enfants si les parents le décident à l’occasion d’un divorce par exemple . L’esprit de la loi est dans l’intérêt de l’enfant lui permettre de pouvoir bénéficier de la présence de ses grands parents . Mais c’est un droit des enfants et non pas des grands parents . Les parents ne peuvent retirer la filiation entre grands parents et enfants
Pourquoi « Et si » alors que c’est. Ça fait oublier les migrants et les bénéficiaires de la loi de 68 de notre cher colonel.
Quel plaisir de lire votre article chère Madame Cluzel ! Merci.
Le « retraité bashing » est insupportable. C’est une manière indécente de désigner un bouc émissaire accusé à tort d’être responsable de tous les maux d’une société, qu’ils subissent aussi.
Tous les baby-boomers n’habitent pas les beaux quartiers des métropoles, ils ne prennent pas l’avion pour des destinations coûteuses, ils ne s’approvisionnent pas en produits bio…
Nous avons travaillé longtemps, payé nos impôts et nous continuons à les payer, tout en aidant nos descendants et en aidant nos ascendants âgés.
C’est la moindre des choses dans une société civilisée. Servirons-nous d’exemples ? !
Crier Haro sur le retraité, et le tondre toujours davantage, à l’instar d’autres catégories méritantes, c’est d’une infâme lâcheté, c’est une injustice morale (et économique).
C’est aussi une manière d’encourager la fracture entre toutes les catégories sociales, quel que soit l’âge, alors que plus que jamais, nous avons intérêt à nous serrer les coudes contre le rouleur compresseur des nantis, des idéologies mortifiantes.
Encore merci Madame, Cluzel, je ne doutais pas que BV allait réagir à cette diffamation anti-vieux.
Je suis retraité, ayant travaillé toutes ma vie en tant que statisticien dans une grande assurance, avec à l’époque des death line impérative beaucoup de stress à trouver des modèles mathématiques qui correspondent…
Aujourd’hui ma retraite est de 50% de mon salaire brut, je ne fume plus ne bois que rarement un verre de vin dans certaines occasions, ne part pas en vacances etc….
Mais c’est vrai je joue au golf, mon seul plaisir loin de cette société qui m’ horripile et de toutes ses violences gratuites entretenues pour cacher un déficit chronique géré par des incapables…
Une dernière choses et non des moindres, j’ai inculqué la notion de travail à mes fille dont je suis fier aujourd’hui l’une est vétérinaire l’autre médecin spécialiste donc….
Autre précision j’ai jamais voté Macron pire en son temps en 2017 j’avais même prévenu qu’il n’avait pas le profil du poste!!!!!
Avant de demander des efforts au retraités, le courage serait d’en demander aux délinquants et aux nombreux oisifs qui espèrent gagner de l’argent sans rien faire, même s’ils ont le point commun avec Macron d’être d’une nouvelle sphère, celle des influenceurs déconnectés, irresponsables et dangereux.
Ce qui fait le plus mal au cœur, c’est de savoir que ce sont les personnes âgées qui ont élu et maintenu Macron, alors qu’il pense qu’il ne sera jamais vieux donc jamais comme nous. La peur orchestrée par ce pouvoir monarchique en plastique a fonctionné et provoque de funestes résultats aux élections!
Dehors Macron.
» le courage serait d’en demander aux délinquants et aux nombreux oisifs qui espèrent gagner de l’argent sans rien faire ». Vous parlez du personnel politique?
Décidément, mr Macron et ses séides (que nous avons élus) n’auront réussi qu’a fracturer un peu plus le pays: les jeunes n’aiment plus les vieux (qui les ont longtemps fait vivre), les citadins n’aiment pas les agriculteurs (qui leur permettent de se nourrir) et les « de souches » n’aiment pas les allochtones…Beau bilan!
Je touche une retraite de 1850 euros par mois et ne me plaint pas mon employeur ayant cotisé pour une bonne complémentaire que les fonctionnaires veulent me piquer .Par contre ma femme qui n’a travaillé qu 11 ans plus 5 ans non déclarée ( c’était notre choix pour des raisons familiales ) touche 252 euros par mois .Juste une question ,combien toucherait t’elle si elle n’avait pas travaillé du tout .???? .Beaucoup plus en tous cas comme tous ceux qui débarquent en France aprés 10 ans de présence sans avoir cotisé un seul centime.
PS nous n’avons jamais demandé d’allocation ( chomage ,Apl etc..) par conviction personnelles.
Un algérien qui veut s’installer en France et sans ressource touche 1000€ par mois.
C’est vrai et ce n’est pas du racisme ou je ne sais quelque inhumanité prétendue par les indigents du jugement gauchiste.
Votre femme devrait se faire naturaliser algérienne.
Pour répondre à votre question, il existe l’Aspa qui est notamment ouverte aux personnes n’ayant JAMAIS travaillé ni validé AUCUN trimestre de retraite sous conditions de ressources. Son montant mensuel peut atteindre 1 034,28 euros en 2025 si vous êtes seul(e) ou 1 605,73 euros si vous êtes en couple.
Si la consommation est devenu le moteur de l’économie française, amputer le revenu des séniors c’est faire baisser cette consommation et donc, quelque part et encore une fois, se tirer une balle dans le pied. Décidément, ces hommes politique (j’ai des doutes ?) n’apprendront donc jqamais rien de leurs propres erreurs tant qu’ils ne seront pas eux-même responsables et pénalisé de leur incompétence !
Et le sujet des soins médicaux n’a pas été abordé. Les déserts médicaux et l’hôpital qui s’effondre sans parler des déremboursements de la Sécu, pas facile de se soigner pour les anciens, à terme , ils mourront plus vite, donc moins de retraites à payer. Et pour les plus récalcitrant à rencontrer » la faucheuse », une loi sur » la fin de vie » bien alambiquée pour en finir plus rapidement. Malins les mondialistes.
Je regardais un sujet sur la pénurie de médicaments, c’est énorme et inquiétant, des médicaments contre le diabète c’est vital, et bien non les gens doivent faire x pharmacies pour en trouver, alors les personnes âgées qui ne peuvent pas conduire , elles font comment ? Et cette pénurie (qui n’existe pas par contre pour les vaccins), serait elle un moyen de plus …………en plus du reste pour décourager les gens de se faire soigner ? Et notamment nos anciens décidément bien « encombrants » pour le système de santé…..
Triste conséquence de la mondialisation : après de multiples sollicitations, les labos français ont fini par fermer boutique et délocaliser en Inde leur production de médicaments. L’Inde, devenue monopolistique, est un pays capitaliste qui sert en premier le client qui paie le plus. La France communiste où les prix sont réglementés (à la baisse) ne sera servie qu’en dernier. D’où les pénuries systématiques, qui ne pourront que s’aggraver avec les mêmes gouvernements.
Atteinte d’une pathologie classée en ALD, ma pension de retraite est sérieusement écornée par les nombreux dépassements d’honoraires que l’on me demande parce que beaucoup d examens ne se font plus dans les hôpitaux publics et qu’il faut donc aller dans le secteur privé. Ma Mutuelle (qui me coûte un bras comme pour nombre de retraités), me propose bien un forfait qui , hélas, est largement dépassé très rapidement dès le début de l’année . Je puise de plus en plus souvent pour me soigner dans mes économies et j’enrage quand je vois que pour certains tout est gratuit et accessible et que l’on va me demander encore des efforts .
Hélas comme beaucoup et ils veulent encore dérembourser certains médicaments comme si c’était un « plaisir de vivre avec de multiples pathologies, et le culot de dire qu’il faut responsabiliser les gens , ils verront quand ils seront contraints de prendre des traitements pour x maladies, ces gens qui décident de tout et ne connaissent rien à rien
Par contre pour ceux qui ne cotisent pas , pas de restriction et quand on voit le « panier » d’aides médicales non indispensables, il y a de quoi avoir la rage ! Ils se moquent vraiment de nous