[EXCLUSIVITE] Agressé à Paris, il raconte :« Il voulait me faire le sourire du Joker »

Killian, 20 ans, a été attaqué au couteau dimanche soir à Paris. Il livre à BV le récit de cette soirée.
©Boulevard Voltaire
©Boulevard Voltaire

Ils avaient prévu un week-end d’anniversaire à Paris, quelques jours de pause pour profiter du pont du 11 Novembre et flâner dans la capitale. Lui a vingt ans, elle dix-neuf, ils viennent de Dinan, en Bretagne. Dimanche 9 novembre, vers 21h30, le séjour du jeune couple vire au cauchemar. Alors qu’ils se promènent aux alentours de l’avenue Montaigne, dans le VIIIe arrondissement, un individu les attaque, laissant sur le visage du jeune homme une plaie impressionnante qu’il dira inspirée du personnage de fiction Joker. La victime témoigne auprès de Boulevard Voltaire de cette agression qui aurait pu lui coûter la vie.

Une soirée d'anniversaire qui vire au drame

« On venait de faire un tour en bateau-mouche pour l’anniversaire de ma copine », raconte Killian, au travers de messages échangés. Si un appel était initialement prévu, les saignements de sa bouche l’en empêchent finalement. Ayant un peu de temps avant leur réservation au restaurant pour terminer cette soirée d’anniversaire, le couple décide de se promener avenue Montaigne, où le jeune homme sait qu’il pourra admirer de belles voitures. C’est en traversant la rue François-Ier, puis le rond-point, que les jeunes gens croisent un individu « de type rasta » qui attire leur attention. « Il avait un comportement bizarre », se souvient Killian qui, après l’avoir dépassé, se retourne et remarque que l’homme les observe également.

« Je lui demande sans agressivité ce qu’il a », raconte-t-il. L’individu s’avance alors vers eux et s’en prend à sa compagne : « Pourquoi tu me regardes comme ça ? Pourquoi tu m’humilies ? » En quelques secondes, l’agresseur tire un couteau de sa poche et frappe. « Un seul coup », précise la victime. L’arme lui entaille profondément le visage. « Je n’ai pas compris ce qu’il s’était passé, j’étais perdu, j’ai juste compris qu’il m’avait porté un coup. » Le couple s’enfuit alors pour chercher de l’aide, tandis que l’agresseur prend la fuite de son côté.

Trois centimètres de profondeur, vingt-trois points de suture. L’unique coup a suffi à lacérer le visage de Killian, des joues jusqu’à la bouche. « J’ai compris qu’il m’avait touché en mettant la main sur mon visage », raconte-t-il. Le sang coulait abondamment, mais l’adrénaline lui a épargné une trop vive douleur. « Normalement, ça devrait bien cicatriser et se recouvrir », espère-t-il.

Course-poursuite au cœur de Paris

L’agresseur de « type africain », identifié comme Haku H., 31 ans, né à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, a été interpellé après une course-poursuite dans le même quartier, selon Le Parisien. Peu après avoir attaqué Killian, il s’en est pris à une seconde victime, avant de tenter de poignarder un policier. La BAC est alors intervenue pour le neutraliser. Placé en garde à vue pendant quarante-huit heures, il a ensuite été placé en détention provisoire. Une enquête pour « tentative de meurtre » et « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique » a été ouverte par le parquet de Paris et confiée au 1er district de police judiciaire. Selon Actu17, l’homme aurait déclaré aux forces de l’ordre qu’il était le personnage du Joker, le célèbre criminel au « sourire de l’ange ».

« Il faut que ça s’arrête »

Au lendemain des faits, Killian ne réalise toujours pas vraiment ce qu'il s’est passé. Il pense que « ça va redescendre » plus tard. Pour l’heure, il dit surtout ressentir « de la haine, parce qu’il a pourri le week-end d’anniversaire » de sa compagne. Sa petite amie, elle, « a beaucoup de mal » à tenir le coup : elle n’a pas dormi, lui « très peu ». Le couple, qui devait rester à Paris jusqu’au mardi du pont, est finalement reparti dès le lendemain. « Son but, c’était bien de me faire le sourire du Joker », glisse-t-il, encore abasourdi.

Autour d’eux, les proches, « choqués », étaient d’ailleurs incrédules lorsqu’ils ont appris l’agression. « Ce n’est pas normal de se faire agresser au couteau en plein Paris, en n’ayant rien demandé », répète Killian. « Les choses comme ça, il faut que ça s’arrête », conclut-il.

Vos commentaires

105 commentaires

  1. COMMENT NE PAS AVOIR DE HAINE face à ce type d’agression cela me révolte une fois encore…. une fois de plus. Quelle sera la sanction de la justice. Je ne me fais aucune illusion même si on approche de Noêl

  2. Encore une des trop nombreuses victimes du « sentiment » d’insécurité, n’est-ce pas « l’acteur » de théâtre ?

  3. Horrible ! Nous souhaitons que ce jeune homme, que nous plaignons de tout coeur, bénéficie de la prise en charge à 100 % pour les interventions chirurgicales qu’il devra subir et qu’il portera plainte contre l’ETAT. La devise de l’Empereur Jules César : « Qui veut la paix prépare la guerre » mais celle de Macron, c’est de laisser les barbares nous faire la guerre pour avoir la paix …. C’est là que l’on mesure clairement l’intelligence et l’incompétence du petit bonhomme.

  4. Le pauvre ! Tous les jours, on apprend une nouvelle horreur ! Quand est-ce que les politiques vont agir à la base. Je suis d’accord avec Pablo05. Toutes les victimes devraient s’unir pour porter plainte contre l’Etat. Celà serait la seule façon de faire réagir les politiques. En tout cas, toute mon amitié à Kilian.

    • Espérons que toutes les victimes et familles de victimes décédées s’uniront pour porter plainte contre l’ETAT car la coupe est pleine, les français n’en peuvent plus de vivre en permanence avec la roulette russe sur la tempe. Mon petit fils il n’y a que quelques années a été menacé dans le dos par trois exotiques de son âge armés chacun d’un poignard pour lui soustraire son portable, sa carte bancaire et pour ensuite le larguer à des kilomètres de Montpellier dans la nature où pas une âme qui vive…. A qui le tour aujourd’hui, demain et ainsi de suite ????? …….

  5. Quand les français se décideront-ils à porter plainte contre l’Etat qui n’assume pas son rôle et ne garantit plus leur sécurité ?

  6. Par le passé, je me suis retrouvé 2 fois menacé directement par arme blanche. La 1ère fois par 2 Noirs, la deuxième fois (plusieurs années après) par un Blanc. bref, ce n’est pas une question de couleur de peau, c’est une question de neurones dans le cerveau. Mais cela pose le problème général de la légitime défense par le droit d’avoir sur soi une arme de défense. Il en existe certaines, tolérées en pratique pour les femmes, qui n’ont pas un but léthal mais de neutralisation temporaires de l’agresseur. Que les dames n’hésitent donc pas à se renseigner en armurerie. Du reste, si la copine du jeune homme agressé en avait eu une, elle aurait pu l’utiliser contre l’agresseur pendant que celui-ci s’acharnait contre son ami…

    • Le problème, c’est que beaucoup n’osent pas se défendre de peur d’avoir plus d’ennuis avec la justice que l’agresseur!

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