Grenoble minée par l’insécurité ? Éric Piolle veut « casser les ghettos de riches »

Après avoir déclaré « Je m’en fous » sur l’insécurité dans sa ville, le maire EELV a trouvé les coupables.
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Nul ne sera surpris, si grande est la constance idéologique du maire de Grenoble : un véritable wokiste d'extrême gauche, tel que le décrivait déjà, pour Boulevard Voltaire, son opposant Alain Carignon, il y a trois ans. Après avoir balayé il y a six mois d'un « Je m’en fous », insultant pour les victimes, la question de l'insécurité grandissante dans sa ville, il vient de se livrer à un nouveau numéro qui en dit long sur les priorités de l'extrême gauche municipale, à moins d'un an des élections.

« Casser les ghettos de riches » en y important... les trafics ?

Dans une interview au Dauphiné libéré, le maire de Grenoble affirme vouloir « casser ces ghettos » pour les remplacer par des logements sociaux, peu présents à son goût dans ces espaces. C'est depuis le quartier de Villeneuve que l'élu a célébré son bilan et son idéologie, énumérant les réalisations et les centaines de millions alloués à la « rénovation urbaine », répétant l'ode à la diversité indispensable en une telle occasion : « Le problème de Grenoble n’est pas la diversité extraordinaire qu’il y a ici, qui est toujours très stimulante et réjouissante. » On se croirait revenu quarante ans en arrière, quand on nous priait de croire aux vertus de la politique de la ville... Quarante ans, et même cinquante ou quatre-vingts, car M. Piolle est un nostalgique de la lutte des classes : « Le problème de Grenoble, c’est les ghettos de riches ! » Ben voyons ! L'évidence crève les yeux : les trafics, les rodéos urbains, l'islamisation sont de purs produits des quelques quartiers tranquilles habités majoritairement par des Français parlant encore français, qui essaient de préserver un certain art de vivre. Voilà ce qu'il faut détruire et « kärcheriser ». Il faut remercier M. Piolle : il est l'incarnation chimiquement pure de l'extrême gauche d'hier et d'aujourd'hui. Aucun louvoiement rhétorique. Le délire gauchiste brut.

Droite et RN s'insurgent

Les réactions n'ont pas tardé.  Alain Carignon, ancien maire de la ville (1983-1995) sous l’étiquette RPR et candidat aux élections municipales de 2026, a dénoncé, dans Le Dauphiné libéré, des « propos indécents », rappelant que le quartier de La Villeneuve est aujourd’hui marqué par « un climat anxiogène », fait « d’affrontements quotidiens entre jeunes désœuvrés et forces de l’ordre ». Sur X, l’eurodéputé RN Aleksandar Nikolic, lui-même candidat RN aux municipales à Tours (tenue par les écolos), a également réagi : « La gauche ne veut pas élever les quartiers difficiles... mais que tout le monde profite des trafics, des fusillades et des mêmes problèmes. »

 

 

Et pendant ce temps, à Grenoble, un bilan sécuritaire désastreux ...

Pendant qu'Éric Piolle prend la pose du parfait élu de gauche dans un quartier, le temps d'une interview estivale pour lancer sa campagne, l'insécurité se rit de son irresponsabilité. Il y a un an, sur Boulevard Voltaire, Clémence de Longraye faisait le bilan alarmant d'un été incendiaire. Six mois après, la situation empirait encore, avec une déflagration de fusillades, d'homicides et d'émeutes. France Info publiait des chiffres terribles et parlait d'une « hausse spectaculaire de la criminalité ». Et puis une nuit d'émeutes, dans le quartier Mistral, où de jeunes hommes ont incendié la bibliothèque Chantal-Mauduit, deux mois à peine après son inauguration. Et comme le disait Guillaume Erner, dans son billet d'humeur sur France Culture au sujet des émeutiers incendiaires, « ce sont toujours les mêmes : des hommes — surtout des hommes —, très jeunes, très ignorants, très barbares ». Lucide, il parlait comme Bruno Retailleau. Piolle, lui, continue de parler comme Piolle.

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Frédéric Sirgant
Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire

Vos commentaires

147 commentaires

  1. « Guillaume Ernet: Lucide, il parlait comme Bruno Retailleau » Je ris , Retailleau, le Front Républicain qui a voté avec Piolle contre le RN. Ils ont ce qu’ils méritent, les Grenoblois..

  2. Si on comprend bien, PIOLLE fait partie des pauvres… On va lancer une cagnotte pour lui changer la vie à ce pauvre monsieur. Bref ! à force d’emmerder les riches », ils vont tous « se faire la malle » pour d’autres horizons. Cela dit, ce pauvre PIOLLE ne sera certainement pas réélu que par ceux qui lui ressemblent mais il aura beau soutenir ce « monde là », un jour viendra où ce dernier lui dira également « ta gueule, c’est du passé ça »…… Petit rappel : c’est ce qui avait été répondu à B. TAPIE lors d’un cambriolage très violent. B. TAPIE avait dit aux cambrioleurs « je vous ai pourtant aidés, défendus et soutenus… ». Comme quoi, ce « monde là », n’a pas de mémoire, pas de reconnaissance ni de sentiment.

  3. La Gauche,au sens large,qui donc inclut les écolos,aime tellement les pauvres qu’elle en fabrique,notamment en ouvrant les portes à des hordes d’immigrés,présentées comme étant des sources de richesse,alors qu’on sait qu’elles en accroissent le nombre.

  4. Ces gens ont vraiment un problème avec ce qu’ils appellent les « riches », je me demande quels sont les critères ? Avoir une maison pour laquelle les gens payent un crédit sur 15 ou 20 ans c’est être riche ?
    J’espère qu’il ne repassera pas en 2026 mais bon l’avoir déjà élu ….

  5. La grande stratégie française de notre gouvernement : faire fuir les riches et attirer les pauvres !

    • En effet et ils ne comprennent pas que quand il n’y aura plus de » riches » pour payer, comment feront Ils ?

  6. Ca marche, car la France hait les riches. Etant riche celui qui ose avoir plus que moi. Comme disait Freud, « l’envie est mère de la haine ».

  7. Alain Carignon n’est pas la solution, il a fait partie du problème en vidant le centre-ville de Grenoble des populations maghrébines pour les installer à la Villeneuve et réserver les immeubles neufs construits (exemple quartier Hoche) à son électorat.
    La conquête de Grenoble par son équipe est au moins aussi caricaturale que ce qu’il reproche à Piolle : un exemple croustillant lorsque on a vu des dames en manteaux de fourrure venir s’interposer pour éviter une expulsion dans la Villeneuve d’echirolles. L’expulsé était un des rares militants RPR qui était le recordman de l’endettement dans les hlm d’echirolles. Une des dames en fourrure était la future adjointe au logement de Carignon cheville ouvrière de la ghettoisation de la Villeneuve…de Grenoble

    • ça ne fonctionne plus comme ça question de nombre. Pourquoi croyez vous qu’il favorise la voyoucratie ?

    • Ou d’urticaire, à voir, en tous cas celui qui dira la plus grosse ânerie il y en a pas mal qui peuvent concourir

  8. Piolle en bon marxiste propose le nivellement par les bas. Les citoyens (naïfs) de Grenoble l’ont élu et c’est à eux de le mettre à la porte. RPR,LR, RN mettez vous d’accord pour présenter un candidat crédible à la prochaine élection.

  9. Je ne pense pas que Mr Piolle habite un quartier de HLMs. Il doit être bien planqué en famille à Meylan, la Troche ou le Grésivaudan, alors c’est facile. Je vais de moins en moins à Grenoble, je reste dans mon Pays Voironnais ou je vais à Chambéry. On se demande où on est à Grenoble. C’est inquiétant. Même les quartiers dits calmes et bourgeois sont gangrénés. Heureusement que Mr Piolle ne se représente pas, mais qui sera le suivant ?

    • Vite 2026 pour virer tous ces écolos rouges wokes qui ne pensent qu’à détruire notre , encore, beau pays.

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