Hommage à Quentin : ce n’était pas la « marche fasciste » espérée par la gauche

Même dignité et même détermination que lors de l'hommage parisien de dimanche dernier.
Capture d'écran
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Les faits sont têtus, surtout pour la gauche. Depuis ce triste et tragique jeudi 12 février où une bande d'antifas, parmi lesquels se trouvait l'attaché parlementaire de Raphaël Arnault, a lynché à mort Quentin, elle ne cesse de mentir, d'accuser, de salir pour imposer sa lecture des événements. Et cacher son linge très sale. La dernière tentative de manipulation portait sur la marche d'hommage à Quentin organisée samedi après-midi. La gauche - toute la gauche, Bompard, Doucet et Faure en tête - s'était jetée dessus pour demander son interdiction et refaire son unité : tous antifascistes, bien sûr, et tous dans le même bateau pour les municipales, surtout. Notre reporter Jean Bexon a suivi la marche et a pu constater le même recueillement et la même dignité que l'hommage parisien de la semaine dernière. Des chants, une Marseillaise, des prières, des banderoles aux slogans clairs et sans ambiguïté, un chrisme. Evidemment, tout cela, pour des idéologues ou des commentateurs aussi incultes que manipulateurs, c'est du fascisme. Mais peu importe.

Chez LFI, le mauvais casting Thomas Portes...

Certes, il y a eu quelques menus écarts, inévitables en de telles circonstances : la préfète, très vigilante, a fait trois signalements pour des saluts nazis, et des insultes ont fusé contre des provocateurs venus cracher leur haine sur Quentin et ceux qui lui rendaient hommage. Une mention toute particulière à Pierre Plottu, de Libé, qui a assimilé un clapping à un salut nazi.

Juste assez de carburant pour que Bompard tweete et que LFI envoie Thomas Portes sur un plateau TV. Encore un casting LFI judicieusement pensé : vous savez, Thomas Portes, c'est ce député LFI qui déclencha un tollé, il y a trois ans, car il se filmait un ballon de foot représentant la tête d'Olivier Dussopt sous le pied (si, si...), qui a écopé, pour cela mais aussi pour des propos violents à l'encontre d'un autre député de plusieurs sanctions à l'Assemblée, et qui ne voulait pas d'athlètes israéliens aux JO... Venu déverser la bonne parole mélenchonniste de la nazification sur l'hommage à Quentin, il a été remis à sa place par Aliette Espieux, l'organisatrice de la manifestation.

Une marche scrutée de très très près...

Mais il faut dire, avec Maître Goldnadel, que rarement une manifestation ou une marche aura été scrutée avec un tel zèle : pour Nahel, tous les excès étaient permis, au nom du deuil... Il n'en est pas de même pour Quentin ; ça tombe bien : sa famille et ses proches, catholiques, sont d'une dignité remarquable. Quant aux manifestations pro-Gaza, on peut en effet douter que les préfets aient fait remonter tous les gestes antisémites...

Or ce deux poids deux mesures, la droite l'a intégré. Et en un sens, c'est très bien. Elle ne doit certes pas cesser de le dénoncer, comme Boulevard Voltaire le fait sur tant de sujets, mais cela l'oblige et la grandit, creusant sans cesse l'écart avec une gauche vile, installée dans ses privilèges, prisonnière de ses réflexes et de son manque d'humanité. Et cet écart d'exigence, de dignité, de vérité commence à se voir sérieusement. L'humanisme, comme naguère le monopole du coeur, ont changé de camp.

Pour en revenir à cette marche, le réel, celui qu'auront perçu tous les observateurs de bonne foi, est limpide :
- Non, ce ne fut pas la « marche fasciste » fantasmée par la gauche, et le politologue Pascal Perrineau, qui n'a pas la réputation d'être d'extrême droite, a remis les pendules à l'heure :

- Oui, la manifestation a rassemblé, en présentiel et par procuration, bien au-delà de l'ultra-droite, des Français bouleversés par la mort de Quentin (87 %) et indignés par le sale jeu de LFI et de la gauche (70 %);

- Politiquement, cet élargissement s'est traduit par la présence d'un seul élu, le sénateur LR du Rhône, Etienne Blanc, dont il faut saluer le courage et les paroles fortes sur Doucet, sur Macron et sur sa famille politique. Mais aussi par l'affichage du portrait de Quentin sur la façade de l'hôtel de la région Auvergne-Rhône-Alpes, présidée par un LR.

Il aura fallu la tragique mort de Quentin pour qu'apparaissent au grand jour beaucoup de réalités inacceptables de notre vie politique, culturelle, universitaire soigneusement occultées ou encouragées par une grande partie des médias et de la gauche. Quentin, de son vivant, était un foyer d'espérance et de courage, selon ses proches. Sa mort, la dignité de sa famille, la détermination de son avocat et de ses amis, jusque dans cette marche, ont commencé à faire rayonner cette espérance et ce courage bien au-delà de Lyon.

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Frédéric Sirgant
Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire

Vos commentaires

63 commentaires

  1. On est pas surpris non plus sur BFM et LCI et France en faux, de voir des infiltrés du NFP recherchant le moindre indice d’incitation à la haine.
    NFP: Nazification, Falsification, Prédations.

  2. LCI a bien versé dans l’immonde aussi, en solidarité totale avec LFI, espérant ainsi se voir décerner une carte de bonne conduite d’extrême gauche…La peur guide leurs pas.
    Arlette CHABOT en tête, fière de dénoncer une marche d’extrême droite radicale fasciste, oubliant volontairement qu’en enfant de France a été massacré par des orques de LFI…Complicité médiatique aussi exaspérante que celle de leur guide suprême Edwy Pleynel de Médiapravda qui est le Goebbels de la gauche radicale antifrançaise.

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