Le consulat algérien de Toulouse offre des centaines de passeports aux clandestins !

Retailleau veut serrer la vis : « Je donnerai instruction aux préfets de ne pas reconnaître ces documents ».
Bruno Retailleau à Versailles © BVoltaire
Bruno Retailleau à Versailles © BVoltaire

Le vendredi 18 juillet, Bruno Retailleau a accordé un entretien riche en enseignements à nos confrères du Figaro. Il a répondu à de nombreuses questions sur le budget, ses ambitions, les alliances possibles en vue des prochaines échéances et… sur les rapports entre la France et l’Algérie, un sujet cher au ministre de l’Intérieur.

Voici l’une de celles à laquelle il a dû répondre : « Appelez-vous le chef de l'État à dénoncer l'accord de 1968 ? » La réponse du numéro cinq du gouvernement a été à la fois attendue et surprenante. Il a d’abord expliqué que « la relation entre deux pays souverains doit être basée sur la réciprocité », avant de poursuivre : « Aujourd'hui, c'est l'Algérie qui refuse cette réciprocité en ne respectant pas l'accord de 1994. Je n'ai pas toutes les cartes en main, mais certaines sont de ma compétence. » Puis il a fait une révélation : « Le consulat algérien de Toulouse a délivré des centaines de passeports à des clandestins. Je donnerai instruction aux préfets de ne pas reconnaître ces documents distribués dans ces conditions-là, pour la délivrance de ces titres de séjour. »

Dérive

Les migrants ayant bénéficié de ce passe-droit en seront donc pour leurs frais. La supercherie a été découverte. Elle pose néanmoins plusieurs questions. Depuis quand l’opération dure-t-elle ? Qui en est à l’origine ? D'autres consulats algériens en France ont-ils agi de la même manière ? Quel est le but de ces délivrances illégales ? Elle oblige également à s'interroger sur le sérieux et la loyauté de ces services étrangers présents sur le sol de France.

D’autant plus que l’Algérie dispose de dix-huit consulats en France (Paris, Marseille, Strasbourg, Lyon, Lille, Bobigny, Créteil, Nanterre, Pontoise, Saint-Étienne, Nice, Besançon, Grenoble, Metz, Bordeaux, Nantes, Toulouse et Montpellier), soit un peu plus de 20 % de l’ensemble des bureaux étrangers implantés sur le territoire national. C’est dire si la force de nuisance du pays dirigé par Abdelmadjid Tebboune peut être importante. C’est dire, aussi, si nos relations diplomatiques sont déséquilibrées, puisque la France ne compte, elle, que deux consulats en Algérie, à Oran et à Annaba.

La balance penche inéluctablement du côté des Fennecs. Bruno Retailleau s’en agace. Pour rétablir l’équilibre, il va notamment demander à ses services de « préparer plusieurs mesures pour empêcher la venue, l'établissement ou la circulation en France des membres de la nomenklatura impliqués dans le dénigrement de la France ». Le fameux « S'ils n'aiment pas la France, qu'ils dégagent », de Philippe de Villiers, redeviendrait-il à la mode ?

Déséquilibre

Concernant l’Algérie, pour le locataire de la Place Beauvau, cela ne fait aucun doute. Bruno Retailleau veut en finir avec la culpabilité coloniale qui autorise tout à l’Algérie et rien à la France. Il s’est dit « très favorable à la sortie des accords de 1968 car ils procurent aux immigrés algériens un statut dérogatoire au droit commun qui n'a plus lieu d'être, et ils ont transformé l'immigration algérienne dans un sens qui ne va pas dans notre intérêt, celui d'une immigration de peuplement et familiale ».

Un avis partagé par une majorité de la population. Dans un sondage CSA pour CNews, le JDD et Europe 1, publié le mercredi 9 juillet, 72 % des Français se sont exprimés en faveur de la suppression de l'accord franco-algérien de 1968. Cela engendrerait sans aucun doute la fermeture de quelques consulats algériens et stopperait leurs dérives. Qu’attendons-nous ?

Vos commentaires

87 commentaires

  1. Il y a trop de consulats algériens en France. L’Algérie est un pays trop récent (autour de six décennies) pour justifier le nombre de consulats dans notre pays.

  2. Blablala blablala. Et pendant ce temps on régularise, voire on naturalise des milliers d’algériens tous les ans, y compris cette année.
    Bruno Retailleau a perdu, à mes yeux, sa crédibilité depuis qu’il est au gouvernement. Soit il ne veut rien faire, soit il ne peut rien faire. Dans un cas comme dans l’autre il n’a rien à faire dans cette gabegie.

  3. Comment se fait-il qu’un consulat étranger puisse donner des visas de circulation en France ?
    Et franchement 3 consulats Algériens seraient largement suffisant pour le pays !

    • AUCUN , quand on voit ce qu’ils font, je ne veux AUCUN consulat sur notre sol, expulsion de leurs consuls comme ils ont fait pour les nôtres et qu’ils remboursent les factures hospitalières avant de partir sinon on pique sur les comptes ou saisie des biens immobiliers
      A présent TOLERANCE ZERO, on a assez joué là

  4. Si Retailleau veut serrer la vis, alors qu’il fasse preuve d’autorité en expulsant « quoiqu’il en coûte » et sans délai tous les clandestins manu-militari sans oublier d’ajouter les assassins et les racailles que nous avons dans les prison et en liberté pour essayer d’améliorer l’existence du peuple français qui n’en peut plus de vivre dans l’horreur et la terreur.

  5. Une goutte d’eau dans la mer! Selon certains politiques 400 000 immigrés rentrent chaque année en France. Et cela sans compter les clandestins! Le LR a du pain sur planche pour en finir avec cette passoire migratoire qu’est devenu la France. Sera t-il suivi par les Macronistes Larcher, Pécesse, Copé, Bertrand?

  6. La solution est entre les mains de Macron qui a décidé de ne rien faire sinon mettre des bâtons dans les roues du ministre de l’Intérieur. Jusqu’à quand ?

  7. Fermer ces machins au plus vite en attendant le retour de Mr Sansal et la reprises de leurs compatriotes qui n’ont rien à faire ici : les repris de justices et les plus dangereux.

Commentaires fermés.

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