[INFO BV] Bordeaux : témoignage d’un jeune agressé par les antifas
Le 20 février dernier, Bordeaux pensait vivre un moment de recueillement. Plusieurs centaines de personnes s’étaient réunies pour rendre hommage à Quentin Deranque. Bougies, silence, recueillement. Rien ne laissait présager ce qui allait suivre.
Quelques minutes après la dispersion, trois jeunes hommes sont pris pour cible à proximité d’un arrêt de tramway. Le parquet de Bordeaux ouvre rapidement une enquête pour violences aggravées, évoquant notamment la possibilité d’un guet-apens. Aucune interpellation n’a, pour l’heure, été annoncée.
Boulevard Voltaire a pu rencontrer en exclusivité l’un des jeunes agressés. Étudiant en pâtisserie, sans engagement politique, il explique être venu uniquement « pour rendre hommage à Quentin. Sa mort m’avait touché. »
« Ils nous ont sauté dessus »
Après la marche, lui et deux amis prennent le tramway pour rentrer. À leur arrivée à l’arrêt de la porte de Bourgogne, la scène bascule. « À la sortie du tram, une dizaine d’individus nous attendaient. Dès que les portes se sont ouvertes, ils nous ont directement sauté dessus », décrit-il. Les agresseurs portaient des vêtements sombres, des gants coqués, leurs visages dissimulés. « Ils étaient prêts. Ils étaient là pour se battre. »
L’agression dure plusieurs minutes, dans une violence brutale et désordonnée. « Ça a duré trois à quatre minutes quand même », précise-t-il, avec des coups de poing et de pied. Au milieu des coups, il affirme avoir entendu des cris explicites : « Antifas Bordeaux ». Il n'a guère de doute sur l’identité idéologique du groupe, même si ce point devra être confirmé par l’enquête judiciaire.
Une mécanique de violence déjà vue ailleurs
Le scénario décrit rappelle celui observé dans d’autres villes françaises comme Lyon ou Strasbourg, où des groupes structurés issus de la mouvance antifasciste pratiquent l’affrontement physique comme mode d’action politique. À Lyon, les violences attribuées à des militants radicaux, notamment autour du groupe de la Jeune Garde, ont marqué durablement la vie locale et contribué à installer un climat de confrontation permanente.
C’est dans ce contexte que Quentin Deranque avait trouvé la mort après une agression, illustration tragique d’une spirale où la violence militante franchit parfois un point de non-retour.
EXCLU BV - AGRESSÉ PAR DES ANTIFAS APRÈS UN HOMMAGE À QUENTIN, IL TÉMOIGNE
Maxence a été agressé par des antifas à l’issue de la marche pour Quentin à Bordeaux. Il répond aux questions de @YannMontero. pic.twitter.com/FEd43svK86
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) February 26, 2026
Pour le jeune Bordelais agressé, le parallèle s’impose presque naturellement. « On l’a vu avec Quentin, ils peuvent aller jusqu’à la mort. Quand on est par terre face à un groupe, on ne sait pas comment ça peut finir », confie-t-il.
Le choc reste palpable. « Personne n’est prêt à subir une telle violence gratuite », explique-t-il à BV, évoquant désormais une « appréhension » à l’idée de croiser à nouveau ce type de groupe. Il insiste surtout sur un élément : il n’appartient à aucune organisation politique. « Je ne fais pas partie de groupes identitaires ou nationalistes », précise-t-il. Selon lui, l’attaque visait moins des individus précis qu’un symbole. « Dès qu’il y a une ressemblance, ils y vont. Ça crée une peur d’être pris à partie pour rien. »
L’organisateur évoque des méthodes connues
Nous avons également interrogé l’organisateur du rassemblement, militant identitaire de la Bastide bordelaise, qui affirme avoir anticipé les risques lors de la dispersion. « On connaît les méthodes des antifas. On avait demandé aux participants d’éviter certaines rues et de ne pas se déplacer seuls », explique-t-il.
« Que les antifas agressent des jeunes venus rendre hommage à Quentin montre l’impunité dans laquelle ils agissent » explique Aloïs, membre de la @labastidebdx, à @YannMontero. pic.twitter.com/qcUghSElHL
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) February 26, 2026
Selon lui, l’attaque confirme un mode opératoire récurrent. « Ils ont attendu d’être une dizaine pour attaquer trois jeunes qui n’étaient même pas du groupe, seulement venus rendre hommage. » Il évoque également une « impunité » qui encouragerait la répétition de ces violences, nous précisant que l'agression des trois jeunes dans le tram n'est pas un exemple isolé lors de cette soirée. Il a reçu de nombreux messages de participants, que BV a pu consulter, ayant également eu affaire à des groupes d'antifas avec des violences légères.
Des réactions politiques immédiates
Dans un contexte pré-municipal déjà tendu, l’agression a suscité de fortes réactions. L’eurodéputée RN Julie Rechagneux, candidate aux municipales, dénonce « une violence décomplexée portée par des groupes d’extrême gauche pour qui l’usage de la force physique devient un outil politique », estimant que ces actions visent à intimider les opposants et à restreindre la liberté de rassemblement.
Candidate Reconquête à Bordeaux, Virginie Bonthoux-Tournay évoque « une spirale inquiétante », jugeant que « la diabolisation permanente des adversaires finit par légitimer certains passages à l’acte », tout en rappelant que « la violence politique n’a aucune excuse, quel que soit le camp ».
La question des violences antifas posée
L’enquête devra désormais établir les responsabilités et identifier les auteurs. Mais pour les victimes, une certitude demeure : l’issue aurait pu être bien plus grave. « Quand vous êtes encerclé par une dizaine de personnes, vous ne savez pas si vous allez vous relever », confie le jeune homme agressé à Bordeaux.
Au-delà de cette agression, c’est la montée d’une violence revendiquée par certains groupes antifascistes qui inquiète désormais. Depuis plusieurs années, ces collectifs, comme la Jeune Garde de Raphaël Arnault soutenue par LFI, assument une logique d’affrontement physique présentée comme une forme d’engagement politique, brouillant toujours davantage la frontière entre militantisme et action de rue.
À Lyon, cette mécanique a déjà conduit au pire, avec la mort de Quentin à l’issue d’une agression attribuée à cette mouvance. L’attaque survenue à Bordeaux porte les mêmes marqueurs : action collective, visages dissimulés, cible isolée.
Reste une question, désormais posée bien au-delà du fait divers : jusqu’où ces violences pourront-elles se multiplier avant de provoquer un nouveau drame ?
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37 commentaires
La Macronie (comme la Hollandie) ne font rien, … ils sont plus que complices et devront être jugés.
L’inaction étatique est consternante. Il suffit de se renseigner avec l’IA pour connaitre par exemple à Strasbourg qu’il y a l’Action Antifasciste Strasbourg créée en 2020, le Collectif Antifasciste 67 créé en 2021 pour ne pas parler de la Jeune Garde (dissoute?). Dans de nombreuses autres villes, on peut voir le même phénomène. Rien n’est caché! Toute la France est gangréné par ce phénomène et rien n’est fait pour stopper les multiples agressions.
Laissez faire c’est la stratégie de la macronie, ils attendent une réaction des personnes agressées qui provoquerait un drame , ce serait le prétexte pour la dissolution de tout ce qui constituerait une quelconque appartenance à un groupe identitaire, en disant : « voyez c’est nous ou le chaos ». En attendant les voyous de la jeune garde et leur parti de tutelle vont multiplier les agressions, les guet-apens en toute impunité.
Tant qu’aucune sanction exemplaire ne sera appliquée, la violence ne disparaîtra jamais. Vivement le rétablissement de la peine capitale qui avait autrefois l’avantage de « civiliser » l’espèce humaine d’où qu’elle vienne……
Malheureusement, il nous faut attendre encore jusqu’en 2027 pour qu’en priorité l’INSECURITE disparaisse définitivement avec l’actuel et pitoyable Chef d’Etat que nous avons, responsable de la ruine et de l’effondrement de notre pays. Encore faut-il qu’il n’y aie aucune abstention chez les Français et qu’ils fassent le bon choix le jour J. Nous avons 2 partis apparemment capables de renverser la vapeur.
Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Grenoble……est-ce que ça n’aurait rien à voir avec l’étiquette de ces mairies ?
Macron va dissoudre l’une ou l’autre association d' »extrême droite » et tout va bien se passer.
La France, un pays où il faisait bon vivre, mais c’était avant que les excités n’envahissent les rues et même l’assemblée nationale. Cette ambiance catastrophique est due en grande partie à l’incompétence ou la perversité de partis politiques déconstruits par un Président de la République perpétuellement ailleurs et des personnalités politiques convaincues de leur importance et plus occupées à assurer leur survie que celle des français. Ce que l’on appelait l’élite n’est plus que l’ombre d’elle même, de petits bourgeois qui favorisent le chaos et l’effondrement économique, social et surtout moral du pays.
Je ne comprends pas que Mélanchon soit encore en liberté !
On a mis en prison un ex président de la république pour rien plus de 15 ans après une supposée « association de malfaiteurs » et on laisse en libertin un tribun de la haine…
Je ne comprends plus mon pays !
le plus étonnant c’est que la police qui les connait laisse faire et n’a pas entrepris une action d’ampleur
Je sais que le dire et le répéter sur tous les tons ne changera rien,mais pourtant ce n’est pas inutile de le faire.
Si d’aventure le Président d’un parti patriotique prononçait le centième de que se permet de dire Jean-Luc Mélenchon,l’ensemble des corps constitués,le Président de la République,le premier ministre,le Président du Sénat et la Présidente de l’Assemblée Nationale,sans compter la totalité des médias demanderaient illico la dissolution du mouvement politique impliqué!
Cela devient insupportable!Je ne comprends pas davantage le manque de réactivité des chefs des partis,surtout ceux à qui on reproche constamment des défauts introuvables!
L’impunité indécente dont bénéficie Mélenchon serait inenvisageable sous d’autres latitudes!
C’est une insulte non seulement à l’intelligence mais un crachat à la figure des gens honnêtes.Mais comme le déshonneur immonde fait partie intégrante du personnage,il arrive à se plaindre d’une forme d’ostracisme…INOUÏ!
Quand les maux remplacent les mots… A ne plus pouvoir s’exprimer librement, notre société développe ignorance, violence et chaos. En ne parlant pas des problèmes, on les laisse augmenter et s’intensifier…
Et Mr MELENCHON continue à faire monter « la mayonnaise » avec ses discours qui sont réceptifs pour les esprits faibles !!Cet homme est dangereux et tous ceux qui sont élus grâce à leurs union avec LFI doivent faire profil bas !!
Le journal sud ouest n en parle pas ;leurs journalistes attendent l’autre version pour victimiser les attaquants.
Vient s’ajouter dans le processus des antifas, un ou deux scooters vus sur des vidéos. En cours d’exploration par les enquêteurs, pour l’agression de Quentin . Scooter, mode classique déjà employer par l’univers « black bloc » pour renseigner les groupes mobiles.
chez eux ils ferme les yeux sur les violence mais condamne les banderoles chez les autres