[INFO BV] Dissuasion nucléaire : le RN réfléchit à une procédure de destitution d’Emmanuel Macron
Au RN, la volonté prêtée à Emmanuel Macron de partager avec l’Allemagne la puissance nucléaire française ne passe pas. Le député européen, ancien magistrat et chef de la délégation RN au Parlement européen, le dit sans ambages à BV, dans un entretien vidéo à paraître samedi soir : « Il y a un sujet sur lequel on est intraitables, c’est le partage de la souveraineté française en matière de défense. Et le partage potentiel de la défense en matière nucléaire que monsieur Macron voudrait bien partager avec l’Allemagne. La défense et la dissuasion française ! », insiste Jean-Paul Garraud. « Il n’en est évidemment pas question. » Le RN prépare donc une réplique à la hauteur de l’enjeu. « On réfléchit très sérieusement, si jamais monsieur Macron partait dans cette direction, à lancer une procédure de destitution », révèle Jean-Paul Garraud.
La procédure de destitution du président de la République est bien prévue par l’article 68 de la Constitution. « Le président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat », énonce cet article. C’est ce que plaidera le RN, un point de rupture. « On en a assez, fulmine Jean-Paul Garraud, que notre souveraineté soit bafouée tous les jours, mais aller jusqu’à partager la dissuasion nucléaire nationale, il n’en est pas question ! »
La synthèse allemande
Emmanuel Macron prononcera justement, lundi, un discours sur la dissuasion nucléaire française en Europe à Brest, où stationnent nos quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, pièces maîtresses de la dissuasion nucléaire française. Il est attendu au tournant. Cela fait, en effet, plusieurs mois, voire des années, qu’Emmanuel Macron tourne autour de cette idée et l’évoque dans des réunions internationales. Ce Président sans majorité au Parlement français, tombé très bas dans les sondages d’opinion et proche de la sortie en 2027, ne rate plus une occasion de remettre le sujet sur la table. Le vendredi 13 février, le président de la République est à Munich pour la 62e édition de la Conférence sur la sécurité. Devant la presse, il tourne autour du pot : « Nous sommes en train de concevoir et, dans quelques semaines, je détaillerai cela, mais nous avons engagé un dialogue stratégique, évidemment, avec le chancelier Merz mais aussi avec quelques dirigeants européens afin de voir comment nous pouvons articuler notre doctrine nationale qui est garantie et contrôlée par la Constitution avec une coopération spéciale, des exercices communs et des intérêts de sécurité communs avec certains pays alliés. » Du Macron pur sucre, long et entortillé. Il cite bien la dissuasion nucléaire française… « C’est important, parce que c’est un moyen d’articuler la dissuasion nucléaire dans une approche holistique de la défense et de la sécurité, dans le cadre d’une "culture stratégique" franco-allemande », explique le Président français.
Le chancelier allemand, lui, est nettement plus clair... Il lance, sous le regard satisfait d’Ursula von der Leyen : « J'ai commencé les premières discussions avec le Président français Emmanuel Macron sur la dissuasion nucléaire européenne. » La synthèse allemande.
En octobre 2025, Macron avait dit au Frankfurter Allgemeine Zeitung : « Début 2026, je prononcerai un discours sur la doctrine nucléaire. » On l’attend… Il précisait que des conversations entre différents pays européens portaient sur « une dissuasion nucléaire commune ».
En réponse, Marine Le Pen avait, le dimanche 3 mars 2024 à Marseille, lors de la campagne des européennes, annoncé sa volonté d'inscrire la dissuasion nucléaire dans la Constitution « comme un élément inaliénable de notre souveraineté ». « Nous sommes les défenseurs de la souveraineté nationale », lançait déjà Marine Le Pen.
Une première pour le RN
La destitution du président de la République n’est bien sûr pas acquise… Elle est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour par les deux assemblées. La Haute Cour, présidée par le président de l'Assemblée nationale, doit alors statuer « dans un délai d'un mois, à bulletins secrets ». Il lui faut encore la majorité des deux tiers des membres composant l'assemblée concernée ou la Haute Cour. Depuis une loi organique de novembre 2014, toutes les procédures de destitution ont échoué : celle de 2016 lancée par Les Républicains contre François Hollande, comme celle de 2024 lancée par La France insoumise, déçue que sa candidate NUPES n’accède pas à Matignon. Deux autres propositions insoumises ont été aussi refusées.
Mais l’initiative porte une valeur symbolique forte : pour la première fois, le RN demanderait la destitution d’Emmanuel Macron. Ne ratez pas l’entretien complet de Jean-Paul Garraud sur BV, ce samedi à 18 heures.
Mise à jour ce 26 février à 12h17 : Emmanuel Macron prononcera justement lundi un discours sur la dissuasion nucléaire française en Europe à Brest.
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205 commentaires
Pas la peine d’épiloguer : ça ne se fera pas! (hélas)
« Dissuasion nucléaire : le RN réfléchit à une procédure de destitution d’Emmanuel Macron » §! ? …
DONC , c’est après presque 10 ans de massacre quasi quotidien, qu’une partie de la caste politique voudrait destituer ce nocif ! …
La FRANCE est vraiment « mal barrée » ! … Non pas qu’il aurait dû ne JAMAIS pouvoir arriver à l’Elysée dès lors qu’il avait instruit et fomenté l’affaire ALSTOM mais parce qu’il a toujours cracher sur la FRANCE et les français ! …
Alors que le RN réfléchisse vite car il y a péril en la demeure dans d’autres domaines. Non seulement il faudrait destituer Macron mais également tout son gouvernement. .
Il faut bien admettre que les prédécesseurs du RN de Bardella ont été infiniment plus efficaces lorsqu’il s’est agit de dévisser la statue de Charles de Gaulles en 1968 (avec l’aide de leurs alliés du moment, les communistes, l’OAS, la CIA, les « extrêmes-centristes » et les socialistes mitterrandiens, entre autres…) que maintenant qu’il s’agit d’invalider Macron lorsqu’il économise sur le budget de la santé nationale afin d’aller guerroyer en Ukraine pour le compte des « démocrates » états-uniens !
Sauf que Bardella n’était pas né en 68 et que de Gaulle copinait avec le FLN
On donne Alstom aux Américains, notre technologie aéronautique à Airbus, le Rafale aux Allemands (ça c’est raté grâce à Dassault qui ne s’est pas fait avoir), on ferme Fessenheim, on paie l’électricité au prix allemand, on signe le traité Mercosur qui nous est défavorable. Il reste un an à ce freluquet pour nous trouver une dernière lubie.
SA dernière « lubie » ? ! … UNE guerre physique en compagnie de son pote zelensky ? ! …
Ou tellement d’autres « guerres économiques » ANTI France ! … Tellement il a fracassé la FRANCE ! …
Le RN réfléchit, cela nous mène pas très loin, et les autres partis, ils cautionnent alors, qui ne dit rien consent.
C’est vrai que le RN qui se met a réfléchir c’est nouveau…! Et très tardif…
Bravo au RN et honte aux LR qui se prétendent les héritiers du gaullisme !
La destitution urge !
D’autant plus que : selon le Service de renseignement extérieur russe, Paris et Londres, reconnaissant les maigres chances de succès de l’Ukraine sur le champ de bataille, ont l’intention d’équiper Kiev d’armes nucléaires ou d’une « bombe sale » — la « Wunderwaffe ». Ils entendent transférer discrètement à Kiev des composants, des équipements et des technologies européens dans ce domaine. Moscou avait alors souligné qu’un tel scénario, qui pourrait être « mené avec le soutien des pays occidentaux », constituerait « un acte de terrorisme nucléaire ».
Nous avons affaire à des fous furieux qui vont nous amener à la Troisième !!
S’il y a 3eme ce sera rapide..
Tiens, un moscoutaire!
L’adage « nul n’est prophète en son pays » se vérifie ici.
Il n’aura de cesse qu’après avoir dissous la France dans un magma pseudo européen… dont il espère devenir l’empereur
Il faut aller vite.
Haute trahison !
Il est temps d’y penser, la Haute Cours est tenue par MOSCOVICI ça va être dur
Pitoyable ce monsieur …
A t’il pouvoir de décider seul d’un sujet aussi sensible ?
En principe, il n’a pas à décider, seul ou non. La Constitution française fait obligation au chef de l’État de défendre et préserver les intèrêts vitaux de la nation.
maintenant que l’on sait de façon certaine que les américains n’étaient en verité interessés que par les brevets alsthom ,c’est toute la bande qu’il faut destituer ,car le Rafale risque d’y passer tout autant que notre dissuasion nationale nucléaire……..quand a airbus ,ses liens avec boeing sont carrément contre nature !