[INFO BV] L’école Sainte-Marie de Neuilly se couche devant Mediapart et vire une prof

Maylis de Cibon est poussée dehors pour son passé d'extrême droite, une militante d’extrême gauche conserve son poste.
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Elles avaient toutes les deux choisi la voie de l'enseignement, mais avant cela, s'étaient toutes les deux engagées pour leurs opinions... diamétralement opposées. Issues d'un milieu catholique, l'une est identitaire tandis que l'autre se trouve du côté de la gauche radicale. Néanmoins, chacune relègue ses idées à la sphère militante privée en se gardant de toute idéologie pendant les cours qu'elles dispensent aux élèves de Sainte-Marie de Neuilly. Pourtant, quand Mediapart, dans un article du 15 septembre, s'attaque à la première en dévoilant ses engagements « de droite », la direction du prestigieux établissement prend peur et la sentence tombe : Maylis de Cibon, qui venait d’assurer la rentrée comme remplaçante en histoire-géographie auprès des classes de cinquième, voit sa période d'essai prendre fin. Dans le même temps, Thérèse du Sartel, co-fondatrice du Dorothy Café et membre du collectif d'extrême gauche Anastasis, n'a jamais été inquiétée et continue d'enseigner la philosophie auprès des terminales de Sainte-Marie.

Un engagement qui ne passe pas

Selon Mediapart, les révélations concernant Maylis auraient choqué et effrayé certains parents d’élèves, qui se seraient sentis « trahis » par l’institution. Pas de reproches spécifiques de leur part sur les contenus des cours ou des propos de la jeune femme dans l'enceinte de l'école, mais la crainte « d’avoir une néonazie comme professeur d’histoire ». Mediapart la présentait, en effet, comme une figure des mouvances fascistes et néonazies en s’appuyant sur son parcours : son passage au syndicat de la Cocarde étudiante, son rôle d’assistante auprès de parlementaires RN et UDR à l’Assemblée nationale, jusqu’à son engagement dans le collectif Luminis accusé d'organiser des maraudes racistes pour privilégier les sans-abri européens, ainsi que sa participation à la marche annuelle du Comité du 9 mai. Organisé en hommage à un militant de L'Œuvre française mort il y a 30 ans en tentant d'échapper à la police, le rassemblement est réputé attirer les plus ultras de l'extrême droite, mouvances néonazies et des militants sulfureux venus de l'étranger, des « moutons noirs » que les organisateurs, concède Maylis de Cibon, ont du mal à tenir à l'écart. De son côté, la jeune femme souligne n’avoir reçu aucune plainte, ni des parents d’élèves ni de ses collègues, dont certains se sont même montrés attentionnés à son égard après la publication de l’article, rapporte-t-elle.

D'ailleurs, sur ses engagements passés, la direction lui avait assuré qu’ils n’étaient pas, en soi, la cause de la procédure engagée auprès du rectorat. Le « risque de trouble » au sein de l’école suscité par l'article de Mediapart était plutôt la raison de ce départ forcé par la direction de l’établissement lui-même, lui avait-on dit. Pourtant, dans la circulaire parue au sein de l'établissement, quelques jours après l'article de Mediapart, « l’émotion légitime suscitée par l’article » et l'impossibilité de « s’accommoder d’une idéologie contraire à l’Évangile » étaient invoquées pour faire quitter à Maylis ses fonctions. Surprenante décision de l'administration, alors qu'une autre enseignante de Sainte-Marie, « elle aussi engagée en politique », aurait concédé la direction, exerce sans être inquiétée auprès des classes de terminale.

Une militante d'extrême gauche à Sainte-Marie

Thérèse du Sartel, professeur de philosophie, cofondatrice du Dorothy Café et membre du collectif d’extrême gauche Anastasis, n’a, elle, jamais provoqué d’émotion comparable. Pas d'articles à charge, pas de circulaire à son encontre, donc pas de risque d'être virée. Pourtant, le collectif auquel elle appartient et pour lequel elle intervient régulièrement de façon publique ne laisse guère de doute sur la portée politique de ses engagements.

Très investi dans la défense de la Palestine, Anastasis, qui se de définit comme antifa chrétien, relaie articles et points de vue dénonçant clairement les « invasions » des « colons israéliens » ou soutenant encore la flottille Global Sumud, dans laquelle s'est engagée, pour rejoindre la Palestine, la députée insoumise Rima Hassan, régulièrement accusée d'antisémitisme et de complaisance envers le Hamas. Les participations du collectif à tous les rassemblements arborant un keffieh ou un drapeau palestinien sont par ailleurs largement relayées sur les réseaux sociaux. Quant au Dorothy Café, très étroitement lié au collectif Anastasis qui y organise des événements, et dont Thérèse du Sartel est co-fondatrice, il recevait en 2023, dans le cadre d’un cycle de conférences sur l’antiracisme, la militante indigéniste Houria Bouteldja. BV y consacrait un article et rappelait les nombreuses controverses sur fond d'homophobie, de racisme et d'antisémitisme dans lesquelles baignait la porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR). Au lendemain des attentats de Toulouse, en 2012, Bouteldja avait notamment relativisé la responsabilité de Mohammed Merah dans les attentats qu'il avait perpétrés et déclaré : « Mohammed Merah, c’est moi, et moi, je suis lui. Nous sommes de la même origine, mais surtout de la même condition. Nous sommes des sujets postcoloniaux. Nous sommes des indigènes de la république. »

Sur la scène sociétale française, la rhétorique du collectif est tout aussi marquée à l’extrême de la gauche. Actif dans la plupart des appels à manifester - pour l'écoféminisme, la Palestine - Anastasis s’était associé à la journée du 10 septembre en appelant à « tout bloquer ». Après la mort de Nahel, en juin 2023, le collectif avait dénoncé les « violences policières » et affirmé que « l’institution chargée d’assurer la sécurité tue périodiquement, notamment des corps de garçons noirs et arabes ». Lors des manifestations de Sainte-Soline contre les méga-bassines, il avait relayé un texte prenant fait et cause pour les manifestants, dénonçant les escadrons de gendarmes et leur « usage de la violence ». En mai, encore, Thérèse du Sartel prenait la parole au micro du média très racialiste et antisioniste Parole d’honneur, qui se revendique comme « la voix des quartiers et de l’immigration postcoloniale ». Le média recevait notamment, ce 30 septembre, un homme condamné à deux ans d'emprisonnement pour refus d'obtempérer. Enfin, « pour la justice sociale » et surtout « contre l’extrême droite », Anastasis avait appelé sans hésiter à voter pour le Nouveau Front populaire, lors des législatives de 2024.

Pourtant, sans attendre la fin de sa troisième semaine de cours, c'est Maylis de Cibon qui a dû plier bagage. Le collège Sainte‑Marie, qui n'a répondu à aucune de nos sollicitations, lui a demandé de partir, « compte tenu de la situation », sans lui laisser le temps de dire au revoir à ses élèves. Passionnée par sa matière et déterminée à transmettre sa discipline, elle confie avoir ressenti une profonde tristesse, face à cet arrêt abrupt, alors qu’elle venait à peine d’entamer son parcours d’enseignante. Et, surtout, une injustice difficile à encaisser, face à ce deux poids deux mesures qui traduit une capitulation de plus devant les offensives de la gauche contre l’enseignement catholique.

Vos commentaires

105 commentaires

  1. L hégémonie ideoogique de a gauche est indéboulonnable. Les cathos sans cesse lui donne des gages et ainsi ils s autodetruisent. Quelle tristesse. Vive le roi quand même

  2. Bref,la direction de cet établissement comme les parents des leurs élèves sont des lecteurs assidus de Mediapart… et ça se dit catholique ??? Tout ce qu’on peut leur souhaiter, c’est que Mediapart les prenne dans son collimateur, pour dénoncer ces bourgeois nantis ! parce qu’enfin, il est peu probable que cet établissement, avec des frais de scolarité de plus de 1.000€ par an, accueille majoritairement des enfants issus des classes populaires…
    Mais, quand on sait que parmi ses anciens élèves devenus célèbres, on compte Simone de Beauvoir, quoi d’étonnant ???

  3. En plus de croire à l’existence d’improbables êtres surnaturels qui leur dictent comment ils doivent vivre les cathos seraient veules ? Si c’est le cas c’est terrible !

    • Il y a aussi des gens et des organismes qui nous forcent à vivre comme ils l’entendent et ils n’ont rien de surnaturels

  4. C’est ça les gôcho-bobos-écolos parisiens
    leur maire : UDI ! et le prochain : ou le même ou un LR : ça devrait éclairer tout le monde sur les électeurs de ces 2 partis dans lesquels ils se reconnaissent

  5. Pas mal se vautrent dans le courage fuyons tant Mediapart avec ses fausses enquêtes couramment appelé Fake News si dangereuses pour la paix social et favoriser la haine est capable de casser n’importe qui en n’importe lieu.
    En suite rien ne peut l’inquiéter dans son blockhaus prêt a viser d’autre victimes de droite tel le diable cherchant a remplir son enfer.

  6. Bonjour , Quelles sont les sources de Médiapart sur ce fait ???? Comme d’habitude , la rumeurs, les lettres anonymes , mais aucune plainte déposée dans un lieu officiel !!!! A quoi joue ce média d’extrême gauche dans notre pays, soutenu par les gouvernements ! ! ! ! Je mz pose la question . . .

  7. BV paraît étonné ? C’est cela qui est étonnant. Les écoles catholiques et diocèses sont très souvent engagés pour une gauche se rapprochant de l’extrême gauche, et ça n’est pas d’hier, cela ayant commencé avec les premiers prêtres ouvriers. J’avais d’excellentes relations avec certains Rien de surprenant donc..

  8. Médiapart encore et toujours au tribunal de la guillotine.
    Perso, je ne laisserai pas mon gosse en philo avec une prof de gauche pro Palestine

  9. Merci pour cette info révoltante. Ne pouvez-vous pas nous indiquer une adresse mail de l’école pour que nous puissions réagir ?

  10. Les bobos pleins aux as de Neuilly se donnent une conscience à bon compte tant qu’on touche pas à leur compte en banque

  11. Après les juges et l’ARCOM c’est Mediapart qui dirige la France . Je ne connais plus ce pays.

  12. Ces bobos, de gauche ou de droite, sont pathétiques, encadrés qu’ils sont par les bornes de la pensée unique déterminée par les gauchistes.

Commentaires fermés.

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