Jean-Luc Mélenchon ricane des conséquences du meurtre de Quentin
Vous avez sans doute entendu parler de la dernière réunion publique de Jean-Luc Mélenchon à Perpignan, ce dimanche 1er mars : son erreur de prononciation sur le nom de Raphaël Glucksmann, quelques jours après son obsession sur la façon de prononcer celui de Jeffrey Epstein, a fait la polémique. Mais ce passage n’était qu’une minuscule anecdote au milieu des ignominies proférées par l’ancien sénateur socialiste.
Cela a commencé avant même la prise de parole de Jean-Luc Mélenchon. Le candidat LFI à la mairie de Perpignan, Mickaël Idrac, a voulu s’attaquer au RN. Et pour cela, il s’en est pris à Jean-Marie Le Pen, disant « savoir » si ce dernier était antisémite (sous-entendu oui).
Au meeting de LFI à Perpignan, le candidat à la mairie, Mickaël Idrac, s’en est pris à Jean-Marie Le Pen, déclarant savoir s’il "était antisémite".
Quelques jours après la sortie de Jean-Luc Mélenchon à Lyon (et une heure avant sa sortie sur Raphaël Glucksman), il fallait oser… pic.twitter.com/DcbMxaR6ZY— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) March 2, 2026
On passera sur l’élégance de s’en prendre à un homme qui n’est plus là pour se défendre. Mais on remarquera quand même qu’aller sur ce terrain, deux jours après le meeting de Lyon où Jean-Luc Mélenchon est revenu encore et encore sur la prononciation du nom « Epstein », c’est un peu fort de café, comme on dit.
Mais il ne s’agissait là que de l’introduction, et place, maintenant, à Jean-Luc Mélenchon lui-même. Le premier passage à relever peut faire sourire, mais il est révélateur. Sans doute vous souvenez-vous que Jean-Luc Mélenchon se fantasme en immigré maghrébin ; BV l’avait relevé en novembre dernier :
Lors de sa dernière conférence, Jean-Luc Mélenchon s’est fantasmé en immigré maghrébin : « Tous ceux qui comme moi viennent du Maghreb le savent : quand on va au bled on est un Français, quand on revient ici on est un arabe. » pic.twitter.com/qjmyrul849
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) November 7, 2025
Eh bien, la période maghrébine de Jean-Luc Mélenchon est terminée, car à Perpignan, il se proclame pied-noir !
Alors qu’on l’avait entendu à de multiples reprises se fantasmer Maghrébin, Jean-Luc Mélenchon change d’identité à Perpignan pour se proclamer Pied-noir… avant, une demi-heure plus tard, de dire qu’il n’est Français « que depuis deux générations ». Il faudrait savoir ! pic.twitter.com/Uqb5D7J6e5
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) March 2, 2026
Avant, une demi-heure plus tard, d’affirmer qu’il n’est Français « que depuis deux générations ». À un moment, il va falloir choisir, Monsieur Mélenchon !
Mais retour, ensuite, aux bonnes vieilles habitudes : celles d’insulter les Français ! Et, plus précisément, d’insulter les Perpignanais, qui ne seraient « vraiment pas malins » s’ils votaient pour Louis Aliot.
Lors de son meeting à Perpignan, Jean-Luc Mélenchon s’est livré à son sport favori : celle d’insulter les Français, et en l’occurrence les Perpignanais, qui ne seraient « vraiment pas malins » s’ils votaient @louis_aliot. pic.twitter.com/aV3RM0v56c
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) March 2, 2026
Mais tout ceci n’était qu’un hors-d’œuvre ; le festival d’horreurs ne commence qu’ensuite. Revenant sur le lynchage de Quentin Deranque, Jean-Luc Mélenchon pose LFI en victime.
Revenant sur le meurtre de Quentin par des antifas, Jean-Luc Mélenchon a l’outrecuidance de se poser LFI… en victime ! « Nous avons été victimes d’un traquenard » dit-il avant de demander la dissolution du @Coll_Nemesis. pic.twitter.com/6yBXsaTwko
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) March 2, 2026
« Nous avons été victimes d’un traquenard », répète-t-il sans la moindre once de décence, car la victime de ce lynchage, c’est bien évidemment Quentin, ses parents, ses proches, mais certainement pas LFI.
Au nom de ce traquenard, il demande la dissolution de Némésis… avant de se montrer goguenard, se demandant pourquoi ni Némésis, ni Nous Vivrons (désigné comme « une petite bande fasciste soutenue par le PS parisien ») ne viennent perturber ce meeting. « Vous vous êtes dégonflés ? »
Jean-Luc Mélenchon est goguenard après la mort de Quentin, se demandant où sont le @Coll_Nemesis et @nous_vivrons (qualifié de petite bande fasciste !). « Vous vous êtes dégonflés ? » lance-t-il en ricanant.
Avant de demander qu’on interdise à Nemesis de manifester le 8 mars. pic.twitter.com/iqFL5LjEZk— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) March 2, 2026
« Qu’est-ce qui se passe, les dégonflés, vous ne savez pas ce que vous faites, vous ne savez pas où vous allez ? » Et il ricane.
Ce que fait Jean-Luc Mélenchon est évident, mais tellement odieux qu’on peine à le concevoir : il se moque du fait que Némésis n’ose plus mener d’action contre lui depuis le meurtre horrible de Quentin. Il en ricane, sous les applaudissements de la foule.
Oui, c’est immonde et dégueulasse. Tellement dégueulasse que l’auteur de ces lignes est allé vérifier une troisième fois que c’est bien ce qui avait été dit dans ce meeting ; le lecteur qui n’oserait y croire est invité à consulter la vidéo diffusée par LFI, de 1 h 18 minutes jusqu’à 1 h 20 minutes.
La suite est presque anecdotique. Jean-Luc Mélenchon s’en prend une nouvelle fois à Quentin, qu’il qualifie de nazi – sans doute cela donne-t-il le droit de ricaner des conséquences de sa mort.
Jean-Luc Mélenchon s’en prend une nouvelle fois à Quentin, « qui était un nazi ». Le respect dû aux morts, il n’a pas l’air de connaître.
Avant de dire qu’il ne veut aucune Marine, sous-entendu ni Le Pen, ni Tondelier. pic.twitter.com/xxZvzZTxyl— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) March 2, 2026
Et il sombre dans un complotisme délirant, déclarant que la façon dont la presse parle de l’affaire Epstein est « un plan mondial » pour « attribuer aux Russes » le dégoût suscité par les actes de Jeffrey Epstein.
Lors de son meeting de Perpignan, Jean-Luc Mélenchon a déliré sur « un plan mondial » pour « attribuer » l’affaire Epstein « aux Russes ».
Du complotisme assumé. pic.twitter.com/g89XpBxffx— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) March 2, 2026
Un plan mondial, rien que ça ! On a presque envie d’en rire. Et puis on se souvient du ricanement de Jean-Luc Mélenchon devant les conséquences du lynchage de Quentin. Et on ne rigole plus, mais alors plus du tout.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour


































50 commentaires
A ce niveau, cela décourage le commentaire.
Albert Einstein disait de la sottise humaine que celle-ci était sans limite. L’indécence non plus semble-t’il…
Cet olibrius devra répondre un jour ou l’autre de ces ignominies.
Je pense que le mieux serait d’arrêter de parler de mélenchon, la baudruche finira par se dégonfler toute seule.
certes mais l’air qui se dégagera à ce moment là sera irrespirable tant il sentira mauvais.
Malheur à celui par qui le scandale arrive . Cette phrase lui va comme un gant . Cessons de parler des ignobles personnages pour s’interesser à ceux qui le méritent en menant de vrai combat . Personnellement j’aime le combat mais pas les coups bas . Mélenchon tu devrais le savoir
C’est vrai que l’histoire ne repasse pas toujours les plats ,mais regardons par exemple deux cent ans avant la révolution,… 1588, le duc de Guise qui bouscule les parisiens et provoque les barricades, se croyant puissant il joue pour l’étranger, en l’occurrence l’Espagne de Philippe 2, et sa fameuse invincible Armada, finalement Élisabeth taille en pièces ses navires, et Henri de Lorraine termine sa triste vie dans le château de Blois sous la dague.