Jusqu’au 11 novembre, le Puy du Fou honore les héros de France

Un hommage qui fait hurler LFI...
@Puy du Fou
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C’est Nicolas de Villiers, président du parc du Puy du Fou, qui l’annonce sur Instagram : du 1er au 11 novembre, le parc d’attractions préféré des Français va célébrer la « semaine des héros ».

 

Le 11 novembre, qui fut la commémoration de l’armistice de 1918, est désormais, on le sait, consacré à tous les morts pour la France, y compris ceux qui ont donné leur vie au cours des guerres dites coloniales ou d’opérations extérieures plus récentes (Afghanistan, Libye, Irak, Syrie, Mali, entre autres). Cette excellente idée, qui permet à la fois de conserver cette date combien symbolique et d’associer le sacrifice de nos poilus à celui de leurs héritiers, a inspiré la famille Villiers – une famille « pauvre et glorieuse », habituée à payer l’impôt du sang, comme l’a rappelé Philippe de Villiers, sur CNews, il y a dix jours.

Le Puy du Fou a noué un partenariat avec le Bleuet de France, organisation qui vient en aide, depuis 1925, aux familles des morts pour la France et des blessés de guerre. Une grande collecte sera donc organisée au profit de cette association. Ce centenaire est également l’occasion, pour le grand parc, d’offrir l’entrée aux militaires d’active et aux pupilles de la nation. On n’entend pas grand monde, à l’approche du 11 novembre, pour célébrer, fût-ce en des termes convenus, l’engagement de nos soldats au service d’une cause plus grande que leur existence, au service d’une histoire millénaire, plus profonde que celle de la République.

Haine systématique

Et de République, parlons-en, justement, puisque c’est l’argument qu’utilise La France insoumise, dans un communiqué de presse publié le 2 novembre, pour demander au ministère des Armées la cessation immédiate de ce partenariat. Il faut lire ce trésor de bêtise et de haine pour constater que la gauche est décidément le parti du ressentiment dirigé contre ce qui est beau, bien, grand, vrai.

Ainsi donc, la famille qui a créé et qui fait encore vivre le Puy du Fou, ce « parc à thèmes réactionnaire », serait coupable de « propagande politique antirépublicaine ». On imagine que LFI vise la commémoration du génocide vendéen, pourtant bien réel, qu’il serait temps pour la République d’assumer, justement. « Nous demandons à la ministre des Armées de revenir immédiatement sur cette opération de communication et de réaffirmer le caractère républicain du Bleuet de France », exigent-ils.

 

Derrière l’attaque personnelle stupide, ce texte pose une vraie question de fond. Sont-ils vraiment morts pour la République, nos soldats de Verdun, d’Uzbin ou d’ailleurs ? Ou pour l’Europe, d’ailleurs, au passage ? Se sont-ils battus contre Daech en chantant l’Hymne à la joie ou en criant « Vive Robespierre » ? À la différence des commissaires politiques de l’URSS ou des Waffen-SS, nos soldats n’ont aucun fanatisme politique. Ils sont morts pour la France, c’est-à-dire avant tout pour l’idée intime qu’ils s’en faisaient : histoire familiale, paysages, ancêtres, lectures, espoirs… Les bleuets, comme toutes les fleurs, sont semblables en apparence, mais uniques, comme les raisons de vivre et de mourir pour son pays.

Et ce n’est pas de la faute de Nicolas de Villiers s’il n’y a que le Puy du Fou pour rendre hommage à nos soldats. Les mélenchonistes, trop occupés à célébrer les massacres du FLN, auraient peut-être même oublié le 11 Novembre, sans cette petite polémique. On parie que les députés insoumis qui porteront un bleuet à la boutonnière ne seront pas nombreux. À nous de leur montrer l’exemple. Le Puy du Fou, passeur de mémoire, est aussi le gardien de nos gloires vivantes.

Picture of Arnaud Florac
Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

19 commentaires

  1. J’espère que cette saloperie ( qu’on me pardonne cette grossièreté, mais je ne vois pas d’autre qualificatif approprié) de la part de LFI, conduira, comme pour le film Sacré Cœur, à l’effet exactement inverse !

  2. Merci M. de Villiers, mon grand oncle est mort au Chemin de Dames devant Craonne dans l’Aisne et j’ai retrouvé il y a peu le lieu où il est inhumé près d’Amiens. Je ne l’ai bien évidemment pas connu mais je vous remercie de contribuer à perpétuer sa mémoire comme celle de tous ceux qui sont morts pour que nous puissions vivre libres. Ce souvenir est un bien commun dont personne n’a le monopole. Qui aurait songé décemment à s’insurger contre la parution de l’excellent livre de Pierre Lemaître puis du film d’Albert Dupontel intitulés « au revoir là-haut » ? des exaltés, peut-être ? des inconscients, sans aucun doute.

  3. Que cela doit étre magnifique de voir des poilus de la guerre de 14/18 bravo à la famille De Villiers de faire revivre l’histoire de la grande guerre en France,dommage que ce n’est pas à coté de Brignoles.

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