La Barbie® autiste fait débat sur les réseaux sociaux
La présentation, ce lundi, d’une nouvelle poupée autiste dans la « collection inclusive » de Barbie® suscite de nombreuses réactions, tantôt enthousiastes vis-à-vis du projet, tantôt reprochant un excès dans la recherche d’inclusivité. La poupée, qui succède à celles « atteinte d’un diabète de type 1 » ou « de trisomie 21 », possède plusieurs outils utilisés par certains autistes ainsi que des caractéristiques propres : un casque anti-bruit et une robe ample qui limite le contact du tissu avec la peau, pour représenter la sensibilité sensorielle, une tablette avec des applications pour la communication, un hand spinner pour aider à la concentration. Les coudes et les mains sont aussi flexibles pour permettre de faire exécuter par la poupée les mouvements de mains utilisés par certains autistes pour communiquer ou se calmer. Enfin, subtilité de la création, son regard est légèrement sur le côté pour symboliser la fuite du contact visuel. Le jouet aux multiples détails a été créé en dix-huit mois, en partenariat avec l’organisation américaine ANSN (Autistic Self Advocacy Network).
Une initiative saluée par certains internautes…
Sur les réseaux sociaux et dans les médias, les commentaires vont bon train. Des personnes touchées par l’autisme, personnellement ou dans leur entourage, se réjouissent de l’arrivée de cette poupée sur le marché. La principale raison de l’engouement repose sur la diversité des symptômes représentés, permettant à un maximum d’enfants autistes de s’y retrouver, que leur handicap s’exprime par une sensibilité extrême ou par des difficultés de communication, par exemple.
À ce sujet — [Satire à vue] Enfin une poupée Barbie transgenre !
Roxane Bambara, ambassadrice de la Barbie® autiste en France et mère de quadruplés autistes, dont deux filles, explique dans la vidéo de promotion sur son compte Instagram : « Mes filles ont aujourd’hui une poupée à laquelle elles peuvent s’identifier. […] Je suis très contente pour elles et pour toutes les petites filles qui ont des spectres de l’autisme. […] C’est hyper important pour les enfants de se sentir représentés. » D’autres commentateurs remercient Mattel® de faire ainsi connaître et de « normaliser » ce handicap souvent méconnu. Sur ce point, les arguments sont assez proches de ceux qui avaient été échangés pour les poupées trisomiques : elles permettent de mettre en avant ces particularités pour favoriser l'acceptation sociale, ce qui est finalement le but annoncé de la gamme inclusive de Barbie®. Enfin, beaucoup soulignent la finesse de certains détails de la poupée autiste. Par exemple, le hand spinner en forme de fleur rose à son doigt tourne vraiment. Quant à la tablette, elle est vraiment présentée comme l’outil de communication utilisé par ceux qui rencontrent des difficultés sur ce plan. Mais cette précision dans la représentation n’est pas du goût de tous.
… mais critiquée par d’autres
« J'ai été extrêmement choquée par ça, c'est quand même un trouble qui est sérieux, et là, on a l'impression que c'est devenu un accessoire », a réagi Olivia Cattan, présidente de l’association SOS Autisme, auprès de France Info. Sur les réseaux, de nombreuses personnes semblent rejoindre son propos. Quels sont les reproches faits à cette poupée ? Tout d’abord, sur les détails : le casque, la tablette et le hand spinner ne plaisent pas toujours. Certains critiquent une présentation clichée de ce handicap dont les formes peuvent être multiples : tous les autistes n’utilisent pas ces accessoires et, à l’inverse, porter un casque anti-bruit ou se calmer avec un hand-spinner ne signifient pas qu’on est autiste. Enfin, un autre grief que l’on trouve sur les réseaux est… la couleur de la poupée, puisque celle-ci est métisse. Aux questions sur l’existence d’une autre version de la poupée, noire ou blanche, le producteur de jouets a répondu qu’il n’en existait pas, pour le moment. Alors les petites filles autistes qui ne seraient pas métisses peuvent-elles vraiment s’identifier à la nouvelle Barbie® ? Ce n’est certainement qu’une question de temps pour que des adaptations paraissent, comme c’était le cas pour la Barbie® trisomique et celle en fauteuil roulant, qui existent chacune en deux versions au moins.
Mais finalement, à force de vouloir être toujours plus inclusif, ne risque-t-on pas d’entrer dans un cercle vicieux ? Faudrait-il créer une poupée différente pour chaque enfant, afin qu’elle lui ressemble parfaitement, avec ses qualités et ses défauts ? On se heurterait alors aux limites mêmes du jouet, dont l’apparence physique ne peut suffire à représenter toute la richesse, la complexité et la beauté intérieure de chaque individu.
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23 commentaires
A propos de minorités, en voici une bien bonne …
Quand le député RN Mattias Renault a pris connaissance de l’existence des TRANS MUSICALES, son sang n’a fait qu’un tour.
Pour lui, il s’agit là d’un « festival d’artistes « TRANSGENRES » et donc, dans un amendement au projet de loi de finances publié le 6 janvier 2026, il a demandé la fin des subventions pour ce festival musical qui en 2026 en sera à sa 48e édition.
Il faut dire que dans son monde, tout ce qui commence par “TRANS ” provoque une légère panique. TRANSPORT ? Méfiance. TRANSITION Alerte rouge. TRANSAT ? À condition qu’il soit bien de droite.
Alors forcément, quand il a entendu parler des TRANS MUSICALES , il a imaginé un immense festival où les notes changent d’identité entre deux portées, où les dièses deviennent bémols par militantisme, et où le solfège menace les valeurs de la République.
Ne lui dites surtout pas qu’il existe dans la langue française 1644 mots débutant par TRANS, le premier étant TRANSACTINIDE et le dernier TRANSYLVANIENS, et encore moins qu’il est un député TRANSPARENT …
Une Barbie avec le visage de Brigitte Bardot aurait eu sans aucun doute plus de succès. Erreur marketing et démagogie associées. J’espère que les parents n’auront pas l’idée stupide d’acheter un tel « jouet » pour leurs enfants.
La plupart de ces critiques sont justifiées. J’en ajouterais une, esthétique : le modèle que
je peux voir est horrible avec ses membres réduits à des allumettes ! L’incitation à la minceur
est manifeste ! très mauvais message pour les fillettes …
Ils devraient faire une barbie Greta ou Mathilde, ça devrait rapporter un max.
je ne sais pas si cette nouvelle poupée Barbie inclusive de l’autisme aura du succès, mais ce que je constate c’est que la connerie est vraiment très bien représenté – Un enfant » s’identifie » au jouet qu’il possède grâce à son imaginaire, sinon chaque enfant passerait son temps à se regarder dans un miroir !
Oui Smartlady, son imaginaire doit être positif et lui donner des ailes pour avancer dans la vie.
Pourquoi pas Barbie est l’image de la vie …mais comment reconnaître l’autiste ?
C’est vraiment ridicule. Mattel veut juste faire du pognon. S’il voulait être inclusif il s’y prendrait autrement, en employant des personnes handicapées par exemple.
C est l horreur ! Un jouet doit faire rêver et non rappeler tous les jours qu on est différent de l autre. Les adultes ont le don de tout détruire et font croire aux parents que c est bon pour leur progéniture. Tout ceci n est que profit et manipulation. Que pensent les bons psys ?
Le consommateur doit punir ce type d’entreprises pour lesquelles tout est bon pour faire de l’argent.
Il faut boycotter ce type de jouet et revenir à ldentique Barbie qui fait rêver les petites filles ou même les petits garçons.
Pourquoi pas une barbie naine (personne de petite taille) ou aveugle (non voyante) ou amputée d’une jambe, ou en fauteuil roulant. C’est n’importe quoi.
Ne vous inquiétez pas, ça va venir vite. Il y a déjà la Barbie fauteuil roulant et – je l’apprends ici- Barbie trisomique !
Ça va être dur de reconnaître une barbie autiste puisque l’autisme c’est dans le cerveau! C’est marketing ou de la politique et ça ne change rien d’un point de vue morphologique. Juste un coup de pub et un nom sur un carton d’emballage. Inutile donc next!
Ayant un cas proche je pense qu’il faut considérer les autistes comme des personnes normales et ne pas les mettre dans des cases particulières, ils apprennent à vivre avec leur différence et nous devons leur faire oublier qu’ils vivent dans un monde un peu différent du notre. Ces poupées, même si elles partent d’un bon sentiment, les enferment dans leur monde.
Entièrement d’accord. Tout ça c’est pour faire du fric.
Trump va s’occuper de cette affaire!
Question idiote, je suppose: est ce que les autistes et autres handicapés ne proféreraient-ils pas être considéré comme des gens « normaux », et surtout pour jouer à la poupée, d’avoir des poupées « normales »? croyez vous que pour un enfant unijambiste, son rêve et d’avoir une poupée unijambiste, ou au contraire d’avoir une poupée avec ses 2 jambes??
Je crois que dans ce domaine il faut se fier à ceux qui sont confrontés à ce handicap et laisser la réponse aux enfants autistes. S ils adhèrent alors c’est positif. Les gens normaux comme vous dites ne connaissent rien au handicap. Alors taisons nous et observons.
Il n est pas question de se taire ! C est scandaleux. Beaucoup d enfants réussissent dans la vie car on ne les installe pas dans un état d handicapé. Ils sont élevés dans l optique d aller de l avant, de progresser et non de régresser avec des jouets et des comportements limitant de la part des parents .
Créer des jouets pour handicapés n’est ce pas enfermer ces enfants dans leur handicap ?
Tout à fait Camandre
Pfff, être « choqué » par ça, en ce moment sur Terre. Tâchez d’avoir une vie.