« La pire période de l’année » : la haine de Noël s’affiche dans Libération

La gauche est parfaitement en mesure de nommer Noël… quand il s’agit de lui cracher dessus.
Paul B. Preciado (Photo by Monika Skolimowska / dpa Picture-Alliance via AFP)
Paul B. Preciado (Photo by Monika Skolimowska / dpa Picture-Alliance via AFP)

« L’horreur approche. » À quelques jours du réveillon, l’esprit de Noël n’est pas encore dans toutes les têtes. Certains sentent, au contraire, l’angoisse monter et rêveraient que les fêtes soient déjà passées. C’est le cas de Paul B. Preciado, chercheur-écrivain-cinéaste-philosophe, qui vient de signer une tribune dans Libération intitulée « Je déteste Noël ». Cette plume d’extrême gauche y vomit sans nuances la fête chrétienne, qualifiée de « pire période de l’année ». « Noël est la période de l’année la plus stupide et la plus vide, celle où l’on regarde les pires films et les émissions de télévision les plus embarrassantes, où l’on écoute et chante les pires chansons, où l’on organise les pires fêtes, où l’on envoie et reçoit les messages les plus bidons, où l’on a les conversations les plus fausses et où, malgré les apparences et les dépenses, on mange le plus mal », écrit-elle, recyclant tous les clichés les plus éculés.

À la lire, Noël serait un véritable calvaire pour le commun des mortels : « Les tristes sombrent dans la dépression. Les malades s’aggravent. Les couples en crise se disputent. Ceux qui luttaient pour ne pas retomber dans un vice qui les rongeait finissent par s’y abandonner désespérément. » Bref, c’est une hécatombe.

La fête des dominants

Convoquant à son corps défendant le défunt écrivain Charles Bukowski, Paul B. Preciado voit en Noël « un rituel collectif cruel qui sert aux riches à faire savoir aux pauvres qu’ils sont pauvres ». Une orgie capitaliste où coulent l’argent des puissants et la « joie mercantile du père Noël ». Et qui, dans ce tableau dégoulinant, pour incarner le souriant bonhomme barbu ? On vous le donne en mille : Donald Trump, bien entendu, « vêtu de rouge, dans son traîneau tiré par les rennes Poutine et Netanyahou ». Sans surprise, « le père Bolloré et le père Bernard Arnault » y font également une rapide apparition, sans oublier Elon Musk dans le rôle d’un Saint-Esprit diabolique « qui fait naître un enfant Jésus cloné spermatiste blanc pour apporter le fascisme dans chaque cœur »… Comprenne qui pourra.

Histoire de cocher toutes les cases du progressisme mondain, la tribune consacre un court passage à l’impact environnemental de Noël, affreuse « bacchanale de consommation d’objets jetables en plastique ». Quid de l’empreinte carbone du ramadan et de ses festins nocturnes ? Paul B. Preciado n’en parle pas. Il ne faudrait pas se tromper d’ennemi. Ici, c’est Noël qu’on cherche à salir en s’en prenant, pour cela, aux « sapins morts plantés dans les salons » ou à leurs boules décorées qui « à mesure que la nuit avance, ressemblent à des têtes d’enfant réduites ».

La névrose woke

« Noël est la période de l’année où tous les maux du corps et de l’âme s’intensifient jusqu’à la folie », s’emporte enfin le dénommé Paul. Le thème du trouble psychique est plutôt bien vu. C’est effectivement un lourd parfum de mal-être existentiel et de névrose carabinée qui se dégage de cette tribune. On devine la souffrance personnelle derrière l’évocation de « la violence de genre et sexuelle déguisée en cadeaux sous le sapin », « l’inceste transformé en fête enfantine »« Quand on est queer ou trans chez des chrétiens, Noël est le moment du grand reniement de soi », ajoute encore la plume de Libération.

Cette dernière a un profil étonnant : née Beatriz Preciado, elle s’est fait connaître en tant que militant trans, adepte de positions aussi radicales que baroques, relayées dans des canards de gauche. En 2014, elle avait signé dans Libé un autre texte dans lequel elle appelait à s’opposer à la politique nataliste voulue, à l’époque, par le gouvernement espagnol en recourant à la masturbation, l’avortement mais aussi le fétichisme, la coprophagie et la zoophilie. Âmes sensibles, s'abstenir. « Ne laissons pas pénétrer dans nos vagins une seule goutte de sperme national catholique », écrivait alors l’égérie woke.

Manifestement, la petite Beatriz a été traumatisée par une ambiance familiale malsaine et une enfance vécue dans un corps qui ne lui convenait pas. Soit. Elle a gardé, depuis, de mauvais souvenirs des repas de famille. Fort bien. Mais si celui qui se fait appeler désormais Paul n’aime toujours pas Noël, qu’il se contente de ne pas le célébrer. Inutile de chercher à nous en dégoûter : il n'y parviendra pas.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

128 commentaires

  1. Diarrhée verbale qui cache mal l’indigence intellectuelle de cette malheureuse personne…
    Mais sur le plan de la communication il devient urgent de se réveiller et de commencer à lutter pied à pied contre ces attaques incessantes de l’extrême gauche, aussi débiles soient elles

  2. Laissons Paulette la reine des paupiettes piquer sa crise, elle arrêtera quand elle comprendra que tout le monde se fout de ce que les wokistes pensent de Noël. Pour ma part, je sais que ce soir, je vais savourer un excellent repas, gâter mes proches, être gâté en retour et passer un merveilleus moment en famille. Le fait de savoir ça me suffit et m’aide surtout à me tamponner le coquillard des lubies pseudo-progressistes de ce genre d’esprit malade.

    • J’ai adoré le début de votre commentaire et d’accord avec le reste
      Je fête Noel avec mon meilleur ami et nos deux chats, qui auront aussi un cadeau lol !!!
      Je ne vois plus ma famille pour x raisons, mais envoyé un bouquet à ma Maman voilà
      Et pour les esprits chagrins, faites ce que vous voulez mais laissez vivre et être heureux un peu

  3. La haine de Noël attribuée aux gauchistes, est d’abord leur intolérance absolue à tout ce qui est organisé, structuré, plaisant, cultivé, citoyen, humain en somme. Hommes et femmes sexués, famille, Nation, société… autant de repères qu’il leur faut détruire.
    Il faudrait à la France et à l’europe de la finance, un Trump, pour faire cesser ces agitations de décérébrés.
    Trump vient d’interdire de visas US cinq paranoïaques de l’européanisme, dont Th. Breton dont on ne vante plus les mérites apatrides. Ces personnalités occupent précisément des responsabilités dans des organismes ou associations qui propagent la haine envers les Citoyens patriotes. Ce sont ces gens là, qui accusent les patriotes, les républicains amoureux de leurs pays, de leurs cultures et de leurs Peuples, d’être haineux -ils disent machin-truc-ophobes- envers ceux qui les privent de leurs Libertés Fondamentales… et de plus en plus fréquemment, de leurs vies!

    • Interdire la venue de T Breton aux US, est pour moi un petit cadeau tant ce personnage, qui a fait tant de dégâts , à ce qui était avant France Télécom
      Merci Monsieur Trump
      Et si macron pouvait se casser ce soir, je devrais commander du champagne en express

  4. De toute façon la gauche c’est 2siècles de bouffe-curés et 40 ans de lèche mollahs… Alors OSEF mais d’une force qu’ils ne peuvent pas imaginer. Si des crétins achètent encore ce PQ c’est pitoyable (attention, je ne parle pas de BV qui souffre de le lire pour nous informer de leur connerie)..

  5. André Gide aussi avait un grand ressentiment lié au fait que son homosexualité n’était pas facilement acceptée dans la société de l’époque. Du coup, il a écrit : “familles je vous hais”.
    Ce nommé Preciado, au parcours sexuel chaotique, parcours qu’il est dorénavant obligatoire d’admirer sous peine de poursuites, nous propose une version woke sous la forme d’un “Noël je te hais”. Nous sommes supposés oublier ou renier illico tous les bons souvenirs que nous avons de Noël. Pour ma part ça ne marche pas.

  6. Cet(te) individu(e) est sans doute un(e) brillant(e) intellectuel(le), mais, je me demande bien pourquoi, me parait surtout très malsain(e).

  7. Ne pas respecter une ancienne et grande tradition comme Noël, c’est ne pas se respecter soi-même. Respect n’est pas soumission. Dénigrement systématique est soumission …à une bien-pensance qui ne repose sur rien en dehors de l’aigreur et de la haine.

  8. Plus à plaindre qu’a blâmer, mais ce n’est pas une raison pour  » dérailler » à ce point et vouloir gâcher le bonheur des autres.

  9. Visage inquietant qui traduit sans doute un esprit chagrin ! Noël est un mot grossier quand on est pauvre et à gauche mais il prend toute sa saveur quand il s’agit de prime ! En effet un inactif au RSA ne peut pas demander une prime de fin d’année, cela n’est pas assez apitoyant il vaut mieux parler de prime de Noël pour faire pleurer dans les chamières et attendrir les portefeuilles ! A cet instant vive Noël !

  10. Noêl c’est la naissance du Christ , le journal libération s’est enfermé , (oxymore ? ) dans une posture anti catholique , comme si le pouvoir clérical faisait autorité dans notre pays . Alors que l’islam est devenu incontournable dans nombre de quartiers et là , libé est aux abonnés absent. il faudrait que les ringards de libé se réveillent, nous ne sommes plus au temps où notre voisine de palier maghrébine nous offrait la chorba au moment du ramadan . Quand libé sera autant critique avec l’islam qu’il l’est avec les fêtes chrétiennes , ils pourra de nouveau se revendiquer d’être libre de toute pression, communautariste , et lobbyiste, et politique !

  11. Bonjour, ce type n’a rien compris de Nöel , Et je pense qu’il se goinfre autant que ceux qu’il critique ! ! ! Mais il ne sait pas, que cette fête est l’anniversaire de la naissance de jésus Christ . Et il ne sait pas non plus que ce Jésus est le plus grand « SOCIALISTE » , que la terre n’a jamais porté. Il a prêche la justice , la paix, l’amour des autres , le partage, et beaucoup d’autres vertus que l’homme a bien du mal a mettre en oeuvre, surtout ces gens de Libé ,qui se prennent pour des socialo communistes et qui renient toutes ces valeurs . Quelle hypocrisie que ces journaux de Gauches qui prétendent défendre les pauvres , et qui les laissent dans leur malheur. Je trouve cet homme inconvenant ,de décrier Noel comme il le fait. Certes nous fêtons cette naissance, car elle est pleine d’espérance , contrairement à Libé, et tous ces gens de Gauche, qui nous ont foutu dans le m…. depuis 45 ans ! ! ! !

  12. Rien n’empêche ces grands penseurs à revenir aux sources de Noël, à prier et partager. Mais leur rage traduit leur grande inquiétude quant au sens de leur vie terrestre et surtout leur grande trouille de l’après. Il nous faut les plaindre car ce sont des malheureux chroniques.

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