La préfète de la Mayenne s’oppose au legs des archives de Patrick Buisson

La Ligue des droits de l'homme s'était alarmée de la cession de ces archives à la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier.
Brève 1

Selon France Info, la préfète de la Mayenne, Nadège Baptista, a annoncé, lundi 29 décembre, à ici Mayenne (ex-France Bleu), qu’elle s’opposait au legs des archives personnelles de Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée entre 2007 et 2012, à la congrégation catholique Saint-Vincent-Ferrier, installée dans le sud du département.

Pour justifier son opposition à ce don d’archives, la préfecture s’appuie sur « l’objet statutaire de la congrégation, qui ne concerne qu’un caractère religieux ». Dès lors, « celle-ci ne peut accepter de recevoir les droits d’auteurs patrimoniaux et extra-patrimoniaux des œuvres de Patrick Buisson, puisque la gestion des droits d’exploitation de ces œuvres n’entre pas dans son objet statutaire ».

La section locale de la Ligue des droits de l’homme avait au préalable fait part de ses inquiétudes, précisant que « les archives de monsieur Buisson sont issues, pour l’essentiel, de ses fonctions exercées au sein des plus hautes institutions de la République, notamment à la présidence de la République. Elles ne peuvent, de ce fait, être assimilées à de simples archives privées. Elles relèvent pleinement du patrimoine archivistique public et doivent être traitées comme telles. »

Vos commentaires

29 commentaires

  1. Il y a peut-être dans ces archives des choses un peu « dérangeantes », dirons nous. La campagne de 2027 approche, et il ne faut pas éveiller une trop grande réflexion dans les esprits électeurs. Bien voter reste le maître mot.

  2. Elle ferait mieux de s’occuper de l’insécurité dans son département. C’est marrant, ces filles qui s’autorisent à penser au lieu de ne faire que leur boulot.

  3. Celle-là fallait y penser…. Heureusement que les générations qui les ont précédées n’ont pas fait la même chose… il n’y aurait pas grand chose dans nos centres d’Archives Départementales et Municipales…. C’est du grand n’importe quoi, du « talibanisme » à l’état pur : interdire des archives catholiques, ici, chez nous, en France. Et cette trahison vient du préfet lui-même ! Wouah….

  4. Des archives sans doutes gênantes a ne pas mettre entre les mains de n’importe qui elles seront enterrés comme bien d’autres.
    La préfète ne s’y trompe pas.

  5. La prefete dépend directement du ministère de l’intérieur, qui dépend du premier ministre et surtout de Macron qui les a tous nommés…comme dirait l’autre  » on ne nous dit pas tout! »..

  6. Cela dépasse tout !
    J’espère au moins que l’ASLA va pourvoir intervenir pour obtenir un référé-liberté faisant échec à cette décision administrative liberticide. Merci à BV de nous avoir prévenus.

  7. Si il y a rien de compromettant pour d’anciens hauts responsables, la non publication des archives risquent de cultiver le  » complotisme »..on va imaginer des liens personnels de certains avec la lybie, l’algerie des financements occultes,de la corruption, des abus de biens sociaux,des accords politiques,contre nature,des coucheries..
    alors qu’il ne doit rien y avoir…:)

  8. La préfète devrait demander conseil à ses juristes avant de dégrader sa fonction par de tels absurdités. Elle peut toujours s’opposer mais en droit sauf à prouver que les archives détiennent des éléments sensibles tel que couvert par le secret défense, les chances de voir sa demande validée par un tribunal sont proches du néant du moins en état de droit. Cela montre la médiocrité de notre corps préfectoral de la Macronie. Cette dame devrait suivre les cours de droit de 1ère année voire retourner au lycée pour apprendre la séparation des pouvoirs.

  9. « les archives de monsieur Buisson sont issues,… de ses fonctions exercées au sein des plus hautes institutions de la République, notamment à la présidence de la République. … Elles relèvent pleinement du patrimoine archivistique public et doivent être traitées comme telles ».
    Donc tout le monde pourra y avoir accès, puisque public ? ou disparaitront-elles ?

    • A parier qu’elle disparaitront car contenant s’en doute des écrits, des malversations que certains certaines ne veulent pas voir étaler sur la « voie » publique , tout comme l’on été les archives de Bérégovoy dont les coffres de sont bureau au ministère et chez lui ont été vidé dans l’heure qui suit sont  » suicide » par des hommes en noir.

      • Poulbot : Effectivement, l’argument « Secret d’Etat » est toujours le « bon » arguments à faire valoir (une fois de plus !) dans ce cas là. Mais : « Qui se sent morveux se mouche »…

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