Laurence des Cars : responsable mais pas coupable
La chose peut paraître cocasse… Alors que les membres de la commission d’enquête sur le Louvre se déplaçaient pour y rencontrer la présidente et les responsables des différents secteurs, ils découvraient que non seulement personne n’avait jugé bon de les y accueillir, mais en apprenaient la raison : Laurence des Cars venait de démissionner.
Personne au Louvre pour accueillir la commission d’enquête
Le mardi 24 février, Christine Kelly accueille Alexandre Portier, député LR du Rhône, sur le plateau de Face à l’info. Le président de la commission des Affaires culturelles chargée d’enquêter sur le Louvre après le cambriolage rocambolesque du 19 octobre raconte sa folle journée.
« Je me suis battu pour une chose, depuis le 19 octobre, c’est pour que la poussière ne soit pas mise sous le tapis. » Il insiste : « On sait comment ça se passe, dans notre pays. Après le moment de l’émotion, assez vite, on a l’habitude de faire comme si rien ne s’était passé, qu’il n’y ait jamais de responsable. Je me suis battu pour qu’on puisse secouer le cocotier, c’est pour cela que j’ai voulu cette commission d’enquête. » Et comme il voit que les choses s’enlisent, il décide, avec son équipe, d’effectuer une visite surprise au musée. « L’objectif était de pouvoir faire un point d’étape pour voir si les choses avaient changé. Malheureusement non », dit-il.
Mais sur place, personne ! « Habituellement, on s’attend plutôt à être accueilli par le patron d’un tel établissement. Vous avez le président de la commission d’enquête qui vient, le président des affaires culturelles, on doit l’auditionner [la présidente] demain, explique-t-il. On va dans plusieurs services, au PC sécurité, on va voir les systèmes de vidéoprotection, les nombreuses salles où il y a des fuites d’eau, les archives, un certain nombre de points sensibles, et en pleine visite… on apprend la démission de la présidente. »
Peut-être Laurence des Cars était-elle encore dans l’aile Mollien, la partie privée, en train de se confier au Figaro ?
Laurence des Cars, dernier fusible en état de fonctionnement ?
Le titre claque : « J’étais là pour prendre la foudre. » Heureusement que ce n’est pas le musée, comme disent les mauvaises langues. Nous l’avions d’ailleurs écrit, l’incendie est la dernière catastrophe à ne pas être tombée sur le monument…
Bref, la présidente serait le dernier fusible en état dans ce bâtiment qui prend l’eau. Elle aurait tout fait, assure-t-elle, pour tenter de secouer une institution pachydermique, mais ses tentatives pour remettre le Louvre « en mouvement » ont été vaines. « Cette lucidité a pu être parfois douloureuse, mais elle était indispensable pour mettre le Louvre sur la voie de la transformation. J’en paye peut-être le prix aujourd’hui. » Elle se sacrifie, donc.
On veut bien croire Laurence des Cars lorsqu’elle évoque les drames de l’inertie sur fond de politique politicienne. « Je ne suis pas une femme politique, je suis une directrice de musée », souligne-t-elle, et de rappeler qu’on lui a refusé sa démission au lendemain du cambriolage. Elle a tenu bon, comme on le lui demandait : « Je suis sereine et fière du travail accompli. Mais tenir la barre ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir avancer. Et les conditions pour avancer ne sont plus réunies. »
Responsable de par sa fonction mais certes pas coupable, elle insiste : « Le vol du 19 octobre a mis en lumière de manière cruelle ce sur quoi j’ai alerté depuis mon arrivée : la vétusté du bâtiment, l’obsolescence des installations techniques et les problèmes massifs de congestion, pour ne citer qu’eux. » Le président de la République a feint d’y répondre par un nouveau projet pharaonique plutôt que de se consacrer à l’urgence.
Interrogée sur les mouvements de grève récurrents dans l’établissement, Laurence des Cars répond que ce qui la fait partir, « ce n’est pas la grève mais bien l’impossibilité de transformer le Louvre dans le contexte institutionnel actuel ». Enfin, à la question « Qu’aimeriez-vous que les salariés du Louvre retiennent de vous ? », elle répond : « J’aimerais qu’ils se souviennent d’une femme volontaire, d’un engagement plein et sincère au service du Louvre, qui ne s’est pas résignée au statu quo. » Hélas, si l’on en croit la rumeur, il semblerait qu’ils en retiennent surtout que cette présidente-là « ne disait jamais bonjour » !
On apprend que l’audition de Laurence des Cars, prévue ce mercredi 25 février, « sera reprogrammée ». Alexandre Portier l’entendra car, dit-il à Christine Kelly, « le patrimoine, c’est n’est pas une vieille branche du passé, c’est la racine de l’avenir. Notre mission, c’est de le protéger et de le préserver. »
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22 commentaires
« L’assistante » de Madame des Cars,qu’est-elle devenue après cette démission-promotion de sa protectrice?Mais, respect de la vie privée.. aux frais généreux du contribuable
La nullité recasée. C’est ça la macronie. Et ça » passe crème » dans tous les médias… Bizarre.
AHURISSANT : ne manquez surtout pas la révélation de « JOËL » ci dessous, à 12h56 ..!!!!
Bonne journée