Le Collectif Némésis, bouc émissaire de la mort de Quentin ?
« La famille de Quentin tient à préciser, de manière très ferme, que le jeune Quentin n'était ni agent de sécurité, ni membre d'un quelconque service d'ordre et qu'il n'avait aucun antécédent judiciaire », expliquait l’avocat de la famille de Quentin dans son communiqué de presse le 13 février. Qu’à cela ne tienne, la gauche prépare sa défense et s’est trouvée un bouc émissaire : le collectif Némésis, qualifié de groupuscule d’extrême droite dont le mode d’action serait la provocation.
Un groupuscule « identitaire » et « proche de l'extrême droite »
Les médias, d’abord, installent le cadre. Un article de l’AFP, repris le 15 février par RTL, BFMTV, Ouest-France et La Croix notamment, entendait répondre à la question : « Qu'est-ce que le collectif nationaliste Némésis ? » en variant les qualificatifs : « identitaire », ou encore « proche de l'extrême droite ». Gageons que les termes n’ont pas été choisis au hasard… D’ailleurs, plus loin, le collectif est qualifié de « groupuscule proche de l’extrême droite », puis de « groupuscule très visible ». L’article explique ensuite que « des associations féministes et des syndicats les avaient accusés de "bordéliser (les) manifestations" ». Tristan Boursier, chercheur associé au Centre de recherches politiques (Cevipof) y expose que Némésis ne fait que de « dans l'agitation-propagande » puisqu’ « aller dans ces manifestations, les parasiter et se faire refouler ou se faire mal accueillir, c'est ce que recherchent ces groupes qui ne représentent pas beaucoup de monde ». Ils ne sont pas allés jusqu’à présenter le Collectif Némésis comme des « militantes fémonationalistes ». Ni jusqu’à décrire Quentin comme l'un de leurs « copains [qui] sont en réalité un groupe d’activistes identitaires issus de divers collectifs d’extrême droite », comme Mediapart : il faut bien qu’ils tentent de sauver leur vernis de neutralité !
Qui provoque, parasite, bordélise voire agresse ?
Une fois que le cadre est posé, et qu’en chœur, les médias ont expliqué que le Collectif Némésis n’était qu’un « groupuscule proche de l’extrême droite » dont les actions « coup de poing » sont faites pour provoquer, « parasiter », ou « bordéliser » les manifestations de ceux qui se considèrent comme le seul et vrai féminisme, il ne reste plus qu’à embrayer pour les politiques et les militants de gauche.
Ainsi, Sandrine Rousseau, reconnaît sur le plateau de France Info, et c’est tout de même la moindre des choses, que c’est un acte d’une extrême gravité, que Quentin, « ce n’est pas parce qu’il est militant nationaliste qu’il mérite quoi que ce soit et aucune violence physique » mais, la députée se cache derrière l’enquête en cours, et explique doctement que « dans les moments de bascule vers l'extrême droite dans les pays, les militants de gauche sont souvent accusés de tous les maux et on exonère aussi trop facilement les responsabilités d'en face […] ». Pense-t-elle réellement que renvoyer la balle est judicieux alors qu’un étudiant a été sauvagement tué ?
Sophia Chikirou, député LFI de Paris, expliquait, quant à elle, sur le plateau de BFM TV dimanche 15 février, sa seule certitude : « […] Némésis est un groupuscule d'extrême droite qui provoque régulièrement dans des manifestations, qui provoque dans des réunions publiques […] ». La palme de l’indécence revient tout de même au chef de file, Jean-Luc Mélenchon qui, tout en disant son « empathie » et sa « compassion » pour la famille de Quentin affirme : « C’est nous qui sommes agressés, réunion après réunion. Tout a été truqué, arrangé pour faire croire à une sorte d’expédition du service d’ordre insoumis pour traquer un pauvre malheureux », a-t-il affirmé pendant son meeting montpelliérain rapporte Le Figaro. L’inversion accusatoire à son paroxysme et l’apothéose de l’indignité. Alice Cordier est d’ailleurs venue y répondre sur CNews, presque forcée de venir expliquer que Némésis n’était pas l’agresseur.
Minimiser, déresponsabiliser et renverser l'accusation
Si l’outrance et la victimisation sont une habitude chez LFI qui joue sa partition et peut-être la survie de son mouvement dans les urnes à un mois des municipales, d’autres comme Prisca Thévenot, député Renaissance des Hauts-de-Seine, n’hésitent pas sur le plateau de France TV à expliquer que « Némésis ce n'est pas un mouvement féministe, c'est un mouvement identitaire ».
La question portait uniquement sur Némésis.
Je ne parlais pas de Quentin.
Donc si je comprends bien, on n’a plus le droit d’avoir un avis sur Némésis sans que vous le transformiez en insinuation déplacée ?
Caricaturer pour indigner : du populisme à l’état pur … https://t.co/F8JfWnceA7
— Prisca THEVENOT (@priscathevenot) February 16, 2026
Comme Jon De Lorraine sur X, on peut se demander ce que cela peut bien vouloir dire dans ce contexte ? « Qu’il l’a donc bien cherché ? » La députée se défend évidemment, explique qu'elle « ne parlai[t] pas de Quentin », mais il n’en demeure pas moins qu’on s’interroge : pourquoi, dans quel but s’attaque-t-elle à Némésis en l’affublant de tout ce que la bien-pensance considère comme infâme ?
Sur le plateau de France Info Télé, l'historien Sylvain Boulouque va même jusqu'à renvoyer dos à dos la victime et ses agresseurs estimant qu'il y a « un équilibre dans les violences de part et d’autre et qu’on a des formations qui se font face avec des drames et la mort de ce jeune garçon », expliquant même qu' « a priori s’il fait partie d’un service d’ordre quand on fait partie d’un service d’ordre, c’est qu’on vient quand même pour en découdre ou protéger, c’est qu’on sait qu’il y a un risque de violence ».
Sur X, certains ne se gênent pas pour faire, eux, l’ultime raccourci : « Si les petites racistes de @Coll_Nemesis @CordierAlice2 n’avaient pas décidé d’aller chercher la merde à Sciences Po, Quentin ne serait pas mort […] », affirme sans aucune honte Kamil Abderrahman dans un post vu par 246 000 utilisateurs de X.
SI LES PETITES RACISTES DE @Coll_Nemesis @CordierAlice2 N’AVAIENT PAS DECIDÉ D’ALLER CHERCHER LA MERDE À SCIENCES PO, QUENTIN NE SERAIT PAS MORT.
5 ans que ces fachiottes starifiées par les médias de Bolloré embrigadent des petits gamins sur les réseaux sociaux pour les envoyer… https://t.co/F9hfe78R2O
— Kamil Abderrahman (@kamilabderrahmn) February 15, 2026
Que l'on cherche à relativiser le meurtre d’un étudiant en incriminant les actions et les idées d'un collectif dont il serait proche, ou que l'on tente d'exonérer les auteurs présumés du coup fatal, en invoquant leurs prétendues provocations, cela tient de la même rhétorique : celle qui consiste à justifier le viol d’une femme à cause de sa jupe trop courte, ou à minimiser les violences conjugales parce que l’épouse serait exaspérante. Un comble pour ceux qui se proclament du seul et vrai féminisme que de reprendre la logique des agresseurs.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour


































49 commentaires
Il ne serait peut être pas incongru de rechercher la responsabilité de la direction de l’ENA Lyons dans ce drame. Puisque de toutes évidences, il est reconnu a RIMA HASSAN le droit de cracher sur la France, en remerciement du droit d’asile et de la Nationalité Française, qui lui ont été accordés, qu’ il nous soit permis de nous interroger sur la cause , la pertinence, et à quel titre sa venue en ce lieu qui ne devrait pas être considéré comme une salle-des-fêtes, et d’exprimer notre désaccord.
C’est bien connu : les 7 jeunes femme s de Némésis, d’extrême droite, identitaires, se baladant avec « Mein Kampf » dans leur sac, aidées par Quentin, visages découverts et mains nues, ont menacé la trentaine de « Jeunes Gardes » qui n’étaient venus, cagoulés et armés de barres de fer, que pour protéger Rima Hassan dont elles menaçaient la sécurité. Après ça n’a été que de la légitime défense…
« Némésis, d’extrême droite », ben voyons !
Toujours ce besoin de salir chez les gauchistes…
Nimésis, une fierté nationale. Au moins elles, ne font pas que blablater, comme certaines… Elles agissent. Toutes leurs actions devraient être protégée par la Police Nationale.
Elles dénoncent les viols dont sont victimes les femmes, et pas que certaines femmes comme ces pseudo féministes de gauche, qui « choisissent », leurs victimes , selon le violeur……
Je pense que les manifestations diverses de Nemesis ont tout lieu d’être, elles ne semblent pas du tout violentes au contraire des discours de certains LFI. Elles sont à mon sens d’authentiques féministes.