Le meurtrier de Théo déclaré irresponsable : peut-on encore parler de justice ?
Les affaires se suivent et, hélas, se ressemblent : les assassins de nos enfants s’en sortent tous, ou presque. Vendredi, la cour d’assises de Seine-et-Marne a – une fois de plus – rendu un verdict en ce sens dans l’affaire Théo, ce jeune homme de 18 ans poignardé à mort, le 10 juillet 2021, dans la boutique Bouygues du centre commercial de Claye-Souilly. La cour a déclaré son assassin, Ousmane Diallo, pénalement irresponsable.
Peut-on se fier aux experts ?
Au vu du jugement qui déresponsabilise Ousmane Diallo, il est bon de rappeler les faits. Au cœur de ce drame, un litige de 93,62 euros. Ousmane Diallo, Sénégalais de 62 ans, considère que l’opérateur de téléphonie lui a surfacturé ses communications vers le Sénégal. Il exige qu’on le rembourse et se rend à trois reprises dans la boutique, les jours précédant le meurtre. Il menace de revenir régler ses comptes. Dont acte. Le matin du crime, Ousmane Diallo consulte son compte bancaire pour voir si la somme qu’il réclame lui a été restituée et, dans la négative, s’empare d’un couteau qu’il dissimule pour se rendre à la boutique où il va poignarder Théo Muxagata.
Lors du procès, qui s’est déroulé la semaine passée, les policiers qui l’avaient interpellé ont témoigné : « J’ai vu dans ses yeux qu’il était déterminé. Ce n’était pas quelqu’un d’aliéné ou qui était ailleurs », dit le policier de la BRI qui l’a appréhendé. Confirmation de la policière qui l’a entendu lors de sa garde à vue : « Pour lui, blesser ou tuer n’avait pas d’importance. Il a pris son couteau chez lui et s’il n’avait pas de remboursement, il passait à l’acte. Il paraissait normal, il savait très bien ce qu’il faisait. » Pour ces professionnels, pas de doute : Ousmane Diallo a prémédité son geste. Ce n’est pas l’avis des collèges d’experts qui l’ont examiné mais, comme souvent, ils ne sont pas d’accord entre eux. La psychiatrie n’est pas une science exacte.
Trois collèges d’experts se sont penchés sur la personne d’Ousmane Diallo, pendant l’instruction. Deux ont conclu à l’abolition du discernement, le disant atteint de psychose délirante de type paranoïaque. Faux, dit le troisième, qui veut bien conclure à une « altération du discernement » mais pas à l’abolition qui dispense de jugement. C’est la raison pour laquelle la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris décidait, le 23 avril 2024, de renvoyer l’affaire devant la cour d’assises. À noter qu’Ousmane Diallo, Sénégalais en situation régulière sur notre sol puisque son titre de séjour a été renouvelé, est connu pour des affaires de violences et de vols commises entre 1993 et 2006. La famille de Théo, soulagée de voir que l’affaire était suivie, espérait alors « que justice soit faite ».
L’insupportable mépris pour les parties civiles
Le psychiatre Vincent Mahé estime que le suspect est responsable de ses actes, même s’il manifeste un « trouble de la personnalité de type paranoïaque », qui l’a emporté. Il l’a redit jeudi dernier, devant la cour : Ousmane Diallo n’est pas malade. C’est un « sujet carencé sur le plan intellectuel avec des capacités d’élaboration limitées », et marqué par des « traits surdéveloppés » (orgueil démesuré, sentiment de persécution, méfiance, psychorigidité, etc.). Le Dr Mahé a expliqué que le passage à l’acte d’Ousmane Diallo relevait d’une « blessure d’orgueil », persuadé qu’il était d’être victime de surfacturation « parce qu’il était noir ».
Pas de maladie, donc, juste une altération. Pourtant, vendredi, la cour d’assises de Seine-et-Marne en a décidé autrement, plongeant la famille de Théo dans un abîme de tristesse et de colère. Sa mère s’est confiée au Figaro : « Monsieur Diallo est coupable mais pas responsable, dit-elle. C’est difficile à entendre et impossible à accepter. C’est de la faute à qui, alors ? Ce verdict nous a dévastés. »
L’assassin de son fils part en unité psychiatrique pour malades difficiles (UMD). Pour quelle durée ? « On nous aurait dit qu’il sera suivi sur le plan psychiatrique jusqu’à la fin de sa vie, cela aurait été entendable. Mais là, se dire qu’il sortira un jour... Le problème, c’est l’incertitude et le suivi. » Et vu l’état de la psychiatrie en France, on peut effectivement penser qu’il ne passera pas sa vie derrière les murs.
« Cette justice nous a fait comprendre que nous, victimes, ne sommes rien », conclut la maman de Théo, dans Le Figaro, mais comme toutes ces mères et pères courage auxquels de pseudo-malades mentaux ont arraché un enfant, elle ne se taira pas. On relèvera que ce jugement inique a fait réagir… aux États-Unis : Elon Musk s'est indigné, mais pas l’AFP ni l’essentiel de la presse française.
How many times must this happen? https://t.co/33DNFMUYbe
— Elon Musk (@elonmusk) February 22, 2026
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60 commentaires
Dommage que ce verdict ait été rendu avant la récidive du meurtrier de Sarah Halimi, lui aussi avait été qualifié d’ irresponsable et placé en UMD. Ce sont les juges qui sont irresponsables.
Ne pas se faire d’illusions ! Les juges rouges verrouillent, sélectionnent ! Attendez voir l’inverse, soit un gauchiste tué ou molesté par la droite ! Allez voter, et bien cette fois !
Une fois de plus, la justice frabçaise, aux mains de gauchistes plus ou moins avérés a démontré à quel point elle pouvait être détournée. Le recours à des « psychiatres » était dans cette affaire inutile sauf à permettre de dédouaner le coupable. Assassinat prémédité, point barre.
Je ne parle jamais de « Justice » mais d’administration judiciaire ( avec ses syndicats etc ). C’est étonnant le nombre de gens irresponsables. Il faudrait vérifier s’ils sont ou ont étés irresponsables pour tous les actes de leur vie… Dans le fond, comme le disait un juriste _ un policier aussi _ ces institutions font surtout peur aux braves gens…