Le ministre de l’Éducation nationale supplie les parents d’élèves de s’impliquer
Le gouvernement a décidé de prendre tous les problèmes à bras le corps, et ça tombe bien, il lui reste une année pour tenter de rendre la France au minimum dans l’état dans laquelle la Macronie l’a trouvée. Pour ce faire, notre gouvernement n’est pas en manque d’idées : pour régler le problème de la dénatalité ? Une lettre ! pour lutter contre les violences dans nos écoles ? Une lettre ! Les parents d’élèves ont reçu la leur le 12 février, pour les futurs parents il faudra attendre l’été. À tout problème sa petite lettre : c’est certain, la France sera rebâtie en trois jours.
Chers parents,
Face au fléau de la violence, nous avons besoin de vous.
Ces dernières semaines ont été marquées par plusieurs actes violents d’une particulière gravité, comme celui qui a frappé une de nos professeures à Sanary-sur-Mer la semaine dernière.
Si l’École fait… pic.twitter.com/pabdlWynVv
— Édouard Geffray (@EdouardGeffray) February 12, 2026
Suppliques, invectives et ton martial
Alors, avec sa plus belle plume, son meilleur clavier plutôt, Édouard Geffray, notre ministre de l’Éducation nationale, tente d’impliquer les parents dans l’éducation de leurs propres enfants, c’est dire si le mal est profond ! « Nous nous mobilisons chaque jour pour faire réussir vos enfants, mais nous ne pouvons y parvenir sans vous », explique le ministre après avoir rappelé l’utilité de l’école publique : « Elle constitue une chance immense. Ce n'est pas le fruit du hasard. C'est le fruit d'une volonté, née avec la République : celle de faire de l'École le berceau de notre destin commun. […] En un mot, nous sommes redevables à l'institution ». Notre ministre tente de prendre les parents par les sentiments, enfin par le sentiment national si tenté qu’il existe encore…
« L'École repose sur un ensemble de principes et de valeurs qui ne sont ni amendables, ni négociables », harangue-t-il ensuite sur un ton martial mais l’« […] avenir ne peut se construire si nos enfants sont confrontés à la violence ». Alors, il appelle à un « sursaut collectif pour préserver ce qui nous unit » et supplie les parents de s’impliquer « face au fléau de la violence et du harcèlement ». Il faut dire que le dernier paragraphe de la lettre aurait plutôt tendance à pousser les parents vers la déscolarisation : « Cette mobilisation doit porter sur tout le spectre de la violence : nous ne pouvons admettre ni la banalisation de l'insulte, ni, plus grave encore, les violences physiques ou le port d'armes blanches. Un enfant ou un jeune n'a pas à avoir de couteau dans sa poche. Il n'a pas à agresser verbalement ou physiquement ses professeurs ou les personnels de l'éducation nationale. Il n'a pas à être violent, tout simplement. » Un rappel qui implique que lesdits parents ne soient pas les versions augmentées de leurs enfants puisque le ministre est obligé de préciser qu’« Il en va de même de ses parents. […] ».
La politique des petites lettres
Cette stratégie des petites lettres est surtout un constat d’échec : le gouvernement impuissant face au gouffre dans lequel s’enfonce la France tente de lui lancer des bouées à moitié gonflées. On se demande bien qui, à part les parents qui se sentent déjà un minimum concernés par l’éducation et l’instruction de leurs enfants, prendra la peine de lire cette lettre diffusée par mail par les directeurs d’établissement et sera ensuite sensible aux supplications et aux invectives du ministre. Honnêtement, quel bénéfice compte en tirer Édouard Geffray si ce n’est l’illusion d’avoir tenté quelque chose ? Parce qu’il avouait lui-même au micro de RTL que sur les 1 500 contrôles de cartables effectués mensuellement entre mars et décembre 2025, pas moins de « 525 élèves ont été interceptés par les forces de l’ordre avec un couteau ». Là où le ministre n’a pas tort c’est qu’évidemment, « tout ne dépend pas de l’école », mais pense-t-il sincèrement qu’une lettre, même si elle en appelle au sentiment national, au respect de l’autorité, aux devoirs parentaux, empêchera les élèves d’insulter leurs professeurs, voire de les menacer ou pire de les poignarder comme dernièrement à Sanary ?
Des paroles, et les actes ?
Si, auprès du Point, des chefs d’établissement se félicitent de l’initiative qui, dans l’idée, devrait responsabiliser un peu plus les familles, les parents, eux, ne se font pas beaucoup d’illusions : « Cette lettre […] est un premier pas, mais elle sera qu’un aveu d’impuissance s’il n’est pas accompagné de mesures concrètes de la part de l’institution scolaire », y témoigne par exemple Grégoire Ensel, vice-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). Effectivement, si l’Éducation nationale pense avoir réglé le problème de la violence dans les écoles de la République avec une lettre bien troussée c’est qu’elle n’a définitivement pas perdu ses illusions ou bien qu’elle a déjà baissé les bras.
« Des mots, encore des mots, toujours des mots », chantait Dalida … Des lettres, encore des lettres, toujours des lettres pourrait reprendre la Macronie pendant que la France se demande bien quand elle passera des « paroles, paroles » aux vraies solutions.
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48 commentaires
L’Education Nationale aurait dû s’appeler Instruction Nationale et s’en tenir à instruire. Au lieu de vouloir éduquer à la place des parents (programme EVARS, idéologies diverses et variées..). Autrefois il y avait un cours hebdomadaire d’instruction civique dans les écoles primaires. Et puis mai 68 est passé par là…
Ecrire ne suffit pas, il faut s’impliquer, se regrouper pour agir !
Bon article.
Mais au fait, ce cher ministre de l’éducation nationale, ne parle pas de l »immigration extra-européenne qui gangrène et, tue les Français. Il y a beau temps que le niveau intellectuel des Français a diminué!. Mais la bien-pensance ne veut pas en parler, car pour elle, c’est du racisme, de la discrimination!. Il y a quelques années, j’ai lu un livre » l’ école des crétins » excellent ouvrage.
C’est en prévision du manque de papier dans les toilettes!..
Quand on est ministre et qu’on supplie c’est qu’on est impuissant. Une supplique n’a jamais résolu le moindre problème. Quand Sarko s’est attaqué à la délinquance routière, il a tapé au porte-monnaie et miraculeusement on est passé de 8000 à 3500 morts par an. Alors quand les enfants se comportent mal on tape les parents au porte-monnaie.
Faudra déjà que cette lettre soit lue, il faudra qu’elle soit comprise par ceux qui l’auront lue, car tous les parents ne comprennent pas bien le français, et donc son contenu.
Nous connaissons maintenant les retombées de l’enfant roi.
Alors ce blabla pleurnichard et macronien (c’est pas nous mais vous les coupables), oublie de remettre tout simplement de l’autorité et de la fermeté : exclusion, interruption des allocations etc.
Une lettre! Pour un contenu aussi vide, un télégramme aurait suffit, voire un SMS. Le ministre croit-il vraiment qu’il suffirait que plus de parents s’investissent dans l’éducation de leurs enfants pour que s’améliore la vie scolaire? Et quels parents? Combien y en a-t-il qui ne parlent pas français à la maison? La mosaïque anthropologique qui s’étale sur les bancs de l’école, et l’engagement à gauche d’une majorité du corps enseignant, ne permettent aucun espoir d’amélioration dans la lâcheté ambiante. Il existe un étroit oculus, dont le volet s’ouvrira au printemps 2027. Les Français sauront-ils voter à sa lumière?
Oui, mais quand on parle d’éducation nationale on dit que l’école a pour vocation d’éduquer et non pas d’instruire. Comment voulez vous que certains parents ne démissionnent pas lorsque l’Etat se donne pour mission d’éduquer (et quelquefois contre la volonté d’éducation des parents). Et comment peuvent réagir des enfants à qui l’état donne une éducation qui peut être contraire à celle donnée par les parents. Que l’Etat ait moins d’ambitions et accepte juste d’instruire (en s’en donnant les moyens) et laisse les parents éduquer leurs enfants.
La violence de la société tout entière se manifeste jusque sur les bancs de nos écoles. Elle produit des antifas fascistes qui assassinent des Quentin et des islamistes qui égorgent nos professeurs et nos prêtres, massacrent aveuglement des Français. Cette situation est le fruit de l’abandon de l’autorité. Celle des parents incapables d’éduquer leurs enfants, de les élever depuis la condition de petit sauvage égoïste vers l’honnêteté de l’Homme civilisé. Celle de l’Etat, qui abandonne les victimes aux mains de l’idéologie gauchiste d’une justice qui considère que les bourreaux sont des victimes de la société. Il faudra que l’Etat se dote d’une volonté de fer pendant le temps long d’une à deux générations si l’on souhaite rétablir la sécurité dans notre pays. Tout est à repenser. L’Education nationale doit redevenir l’Instruction publique. Les parents défaillants doivent être punis ou remplacés. Les délinquants doivent être punis dès le premier larcin, quel que soit leur âge. Les forces de l’ordre doivent être renforcées et protégées dans l’exercice de leur mission. La justice doit frapper très fort et enfermer dans des prisons qui ne seront plus des clubs de vacances. Les étrangers délinquants doivent être expulsés définitivement et sans délai. La justice administrative doit être au service des Français, pas de droits de l’´Homme à géométrie variable. Les lois doivent être démocratiques, c’est à dire votée par un
Parlement élu par le peuple et non pas transcrites d’un droit européen imposé
Par une Commission européenne cooptée et corrompue. Mais qui aura ce courage ?
Et pour ceux qui ne savent pas lire ??? Encore un truc qui va couter cher, pour rien comme d’habitude
Il élargit la violence faite par leurs enfants aux parents… pourtant personne n’élargit la légitime défense aux parents des enfants victimes…
Enfin, l’école se veut uniquement instructive et non éducative… on voit bien le principe de réalité qui démonte cette doctrine complètement débile et délétère !!!
Les artisans du néant…
Il parle dans le désert juste pour masquer son incompétence et son impuissance. Le problème de la violence à l’école va crescendo avec l’augmentation du nombre d’écoliers issus de parents musulmans mais bien entendu le reconnaître est strictement tabou
Le temps est venue non pas des cathédrales mais de la disparition de ce fléau qui s’appelle macron !
Cet homme a-t-il la meilleure expérience professionnelle pour parler du phénomène de la violence dans le milieu scolaire ? Il a obtenu une maîtrise d’histoire économique et sorti de l’ENA , il entre au Conseil d’Etat puis est nommé secrétaire général de la CNIL Commission nationale de l’informatique et des libertés . Quand a-t-il été confronté de près ou de loin à cette violence , ayant 5 enfants sans doute préservés de celle-ci et c’est tant mieux pour eux . Il n’est qu’une nouvelle marionnette dans la collection de notre Occupant élyséen !
Nous avons les « dirigeants » que nous méritons… le pays est chute libre. Partout… et aucun pilote dans l’avion !
On pourrait envoyer une lettre à ce ministre inutile : de licenciement.