Les adolescents français sont-ils plus de droite que leurs parents ?

Si l’on en croit l’IFOP, les électeurs de demain opèrent un déplacement progressif vers la droite.
droite

Le jeudi 5 février, l’IFOP publiait une enquête réalisée pour Elle sur les adolescents de 15 à 17 ans. Elle s’intéresse notamment aux valeurs et au positionnement politique des électeurs de demain et les compare à ceux de leurs parents.

Sans grande surprise, les membres de la génération Alpha, n’ayant encore jamais mis les pieds dans un bureau de vote, sont moins attachés aux partis politiques que les adultes qui, eux, ont la possibilité de s’exprimer dans les urnes. « 45 % des jeunes déclarent ne se sentir proches d’aucun groupe politique », tandis qu’ils ne sont que 25 % à être dans la même situation à l’âge adulte.

Moins politisés

Moins intéressés par l’étiquette, les adolescents interrogés peinent aussi à choisir une nuance sur le spectre des couleurs politiques. Aujourd’hui, « 35 % des jeunes ne se situent pas politiquement sur l’axe gauche/droite », alors qu’ils n’étaient que 18 % à ne pas prendre position, en 1994.

Ces deux statistiques montrent un désintérêt grandissant de la jeunesse de France pour la politique. Dans les cours de lycées, on se sent visiblement moins concerné par l’avenir du pays qu’il y a trois décennies.

Ces données traduisent un rapport plus distant à la politique institutionnelle, dans un contexte où la génération Alpha évolue dans un univers marqué par l’instantanéité, le numérique et une faible tolérance aux processus longs et complexes, caractéristiques du fonctionnement politique.

Ce qui l’était peut-être moins, c’est que ces jeunes se déclarent majoritairement de droite. Selon l’IFOP, « 56 % des adolescents se situent désormais à droite, contre 44 % à gauche ». En 1994, le rapport était inversé, avec 54 % des 15-18 ans se disant de gauche. Ce changement ne peut être attribué à une opposition au pouvoir en place, car si les jeunes d’aujourd’hui n’ont connu que le hollandisme et le macronisme, ceux de 1994 n’avaient guère connu autre chose que le mitterrandisme.

Plus de droite

La jeunesse de France reflète ainsi une tendance plus large observée dans l’ensemble de la société : un déplacement progressif vers la droite, une droitisation. Certes, elle le fait moins vite que la population générale, mais elle le fait tout de même, avec en fer de lance les garçons. « 64 % des garçons se positionnent à droite (contre seulement 36 % à gauche), tandis que les filles demeurent majoritairement à gauche, à 53 %. »

N’en déplaise aux wokistes, même lorsqu’il s’agit de politique, filles et garçons sont différents. N’en déplaise aux gauchistes, la France est en train de prendre un virage à droite, toutes générations confondues.

BV n’a pu que le constater lors de son événement consacré aux Françaises en danger, dont plusieurs extraits sont disponibles sur notre site. La salle était comble, mais aussi pleine de jeunes de moins de vingt ans : des jeunes de droite et fiers de l’être, des jeunes qui espèrent un sursaut, des jeunes qui voteront pour la première fois au mois de mars ou au printemps 2027, des jeunes qui ont bien l’intention de prendre leur avenir et l’avenir de la France en main.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 09/02/2026 à 15:50.

Vos commentaires

22 commentaires

  1. A mon avis , celui qui arrive à s’extirper du groupe de ceux qui imposent leur vision des choses accompagnés de leurs suivistes » bêlants  » aura plus de caractère et ne s’en laissera pas compter . Si il rencontre d’autre personnes de son acabit pour former un groupe cohérent cela peut être profitable à la société . Parce que la France crève de ses idéologues fous .

  2. Peut être ne faut il pas prendre ses désirs pour la réalité. D’abord « les jeunes » ça ne veut rien dire. Ça va de l’enfant de cœur qui s’investit dans la charité au barbare qui tue pour un portable. Ensuite beaucoup n’ont aucune culture politique et peuvent répondre n’importe quoi. L’éclatement de la société en archipel de petits groupes fédérés sur les réseaux sociaux rend très difficile le travail des sondeurs. Alors restons méfiants devant ce genre d’études.

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