Les États-Unis attaquent : l’UE veut « contrôler le discours en ligne à l’échelle mondiale »
« La Commission européenne a fait pression sur les entreprises de réseaux sociaux pour qu'elles censurent les voix américaines. Cette audition porte sur la question de savoir si la liberté d'expression américaine est muselée par les autorités de régulation outre-Atlantique. La vérité est que c'est bien le cas. » Difficile d’être plus clair. L’accusation, accompagnée d'une carte des pays les plus répressifs, est grave : pour l’auteur de ces mots, Jim Jordan, l’UE est bien un organe de censure. Jim Jordan n’est pas n’importe qui. L’homme qui écrit sur X, ce 3 février, préside la commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis depuis trois ans. Ancien sénateur de l’Ohio, Jordan est certes un républicain, fidèle de Donald Trump ; il n’en occupe pas moins un poste à très haute responsabilité à la tête de l’un des deux organes du pouvoir législatif américain. Ses propos ne sont pas prononcés en l’air. Quelques jours après l’annonce d’une amende de 140 millions d’euros infligée à X par l’UE et au lendemain d'une perquisition dans les locaux parisiens de X, les mots de Jim Jordan accompagnent et résument un rapport de 160 pages consacré à « La menace de la censure étrangère : la campagne européenne depuis une décennie pour censurer Internet et ses conséquences sur la liberté d’expression américaine aux États-Unis ».
Un rapport au vitriol. On n’est pourtant pas là dans les phrases à l’emporte-pièce du président américain qui joue de la provocation et de l’exagération pour faire avancer les dossiers. La commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis a effectué un travail colossal. Le résultat de son analyse, résumé dans une suite de messages X (thread), laisse pantois.
The EU Censorship Files, Part II
For more than a year, the Committee has been warning that European censorship laws threaten U.S. free speech online.
Now, we have proof: Big Tech is censoring Americans’ speech in the U.S., including true information, to comply with Europe’s… pic.twitter.com/Fg0gxzoTxD
— House Judiciary GOP (@JudiciaryGOP) February 3, 2026
« Pressions sur les plates-formes afin qu'elles censurent »
L’instance parlementaire rappelle d’abord qu’elle a entendu les représentants des géants de la tech et des réseaux sociaux. Objectif : « comprendre comment les lois étrangères [notamment européennes, NDLR] sur la censure entravent la liberté d'expression des Américains ».
Aux États-Unis, on ne plaisante pas sur ce principe constitutionnel fondateur. Les réseaux américains Facebook, Twitter, etc., ont apparemment pas mal déballé et transmis des pièces : « Des milliers de documents internes des géants de la tech et de communications avec les autorités de régulation européennes, publiés aujourd'hui pour la première fois, dressent un tableau clair : l'Europe a mené avec succès, pendant une décennie, une campagne visant à contrôler le discours en ligne à l'échelle mondiale », explique la commission judiciaire de la Chambre des représentants. Les Américains datent le début de l’offensive européenne à 2015, avant l’arrivée de Macron et de von der Leyen au pouvoir. La Commission européenne aurait « créé des "codes" et des "forums" grâce auxquels elle pouvait faire pression sur les plates-formes pour qu’elles censurent la parole de manière plus agressive ». La synthèse du rapport évoque ainsi une volonté « de censurer les contenus à grande échelle ».
Les grands principes brandis à tout bout de champ par l’UE sont ici confrontés à la réalité des réglementations sur les sujets les plus sensibles et les plus structurants du débat démocratique, comme l'immigration. « En clair, les limites du débat sur des sujets politiques comme les migrations de masse, la présence des hommes dans le sport féminin, et bien d'autres, sont définies par les règles de la communauté », écrit la commission judiciaire de la Chambre des représentants.
Censure liée « aux vaccins contre le Covid »
La commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis décrit une forme de harcèlement : « Lors de plus de 90 réunions organisées dans le cadre du Code de lutte contre la désinformation entre 2022 et 2024, la Commission [européenne, NDLR] a fait pression sur les plates-formes pour qu'elles modifient leurs règles globales de modération des contenus et censurent davantage de contenus. » Ces règles ont abouti au DSA (Digital Services Act), un ensemble de règles imposées par l’UE aux grandes plates-formes.
Avec succès, selon ce rapport. « La campagne de pression a fonctionné », écrit la commission, qui donne plusieurs exemples. Depuis 2024, « TikTok censure désormais des informations véridiques dans le monde entier, ainsi que des catégories vagues de contenus protégés par le Premier Amendement, comme les "discours marginalisants" ».
Le rapport de la commission judiciaire de la Chambre des représentants revient aussi sur le traitement du Covid. « Durant la pandémie, [l’UE] a fait pression sur les plates-formes pour qu'elles censurent les contenus américains relatifs aux vaccins contre la COVID-19 pour les enfants. »
Enfin et surtout, la commission américaine n’a apparemment pas apprécié les menaces d’un certain Thierry Breton, lorsqu’il était commissaire à la concurrence. « La forme la plus claire de l'ingérence de la Commission [européenne, NDLR] dans les élections américaines a été la lettre du commissaire Thierry Breton menaçant X de représailles réglementaires pour avoir organisé une interview en direct avec le président Trump aux États-Unis en août 2024. » On retrouve l'épisode sur le média européen Euractiv.
Le rapport y voit la preuve d’une ingérence européenne dans son processus électoral et stigmatise une forme d’habitude. « Il s'avère que l'ingérence dans les élections est une pratique courante pour la Commission européenne, explique la commission judiciaire de la Chambre des représentants. Avant au moins huit élections dans six pays européens depuis 2023, la Commission [européenne] a rencontré des plates-formes pour les inciter à censurer les discours politiques dans les jours précédant le vote. »
« Aucune preuve » d'une campagne russe en Roumanie ?
Là encore, la commission a été obéie, assure ce rapport. « Des documents internes à la plate-forme montrent qu'après ces réunions, TikTok a censuré des affirmations politiques conservatrices "courantes" sur les questions transgenres, telles que "il n'y a que deux genres". »
La commission judiciaire instille enfin le doute sur l’invalidation de l’élection présidentielle roumaine en 2024 : « TikTok a déclaré à la Commission européenne n'avoir trouvé "aucune preuve" d'une campagne russe coordonnée visant à soutenir le candidat vainqueur Calin Georgescu — principale allégation formulée par les autorités roumaines — et a informé les autorités de cette conclusion. Depuis, des informations publiques ont montré que la prétendue campagne russe sur TikTok était en réalité financée par un autre parti politique roumain. »
Conclusion des Américains : « La campagne de censure menée par la Commission depuis dix ans ne montre aucun signe de ralentissement. »
Ces éléments donnent leur sens aux propos très critiques de JD Vance à Munich et de Donald Trump à Davos. Lors d'un point-presse ce 4 février, la Commission européenne a répondu et... campé sur ses positions : « Qui fait peser des risques sur nos élections, sur nos enfants, qui diffuse du contenu illégal ? Les plates-formes en ligne ! On va continuer ! [...] En Europe, le far-west, c'est fini. Nous protégeons nos citoyens et nos démocraties. » La guerre UE-USA sur le terrain de la liberté d'expression ne fait que commencer.
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53 commentaires
La France est dans un piège mortel organisé par l’UMPS devenu HYPERCENTRE. Sa sortie de la démocratie réelle remonte à 2008 avec l’effacement d’un referendum très clair. Nos représentants nous trahissent ouvertement depuis cette date. L’Europe a décidé qu’il n’y aurait plus d’alternance et pour cela elle construit un carcan législatif qui permet d’écarter les candidats indésirables, permet de censurer la liberté d’expression, voire même fermer des chaînes TV . Elle organise l’arrivée massive de migrants sans mandat pour le faire et favorise l’émergence d’un extrême gauche islamophile pour éviter le regroupement des mécontents de l’UE sur un parti de droite qui pourrait devenir largement majoritaire. C’est du grand art! Seulement la colère monte et finira par exploser. Nos finances sont celles de 1788, attention!
Serait-ce pourquoi ce matin même, une mise à niveau de mon moteur de recherche m’a été imposé ?
Tous ces gens qui veulent mon bien (CE et politiques français): « Nous protégeons nos citoyens et nos démocraties », sans me demander mon avis me hérissent. Je n’ai plus 6 ans et je crois avoir été suffisamment bien formé à la critique et à la réflexion pour décider, moi-même, si les écrits de Primo de Rivera sont plus pertinents que les déclarations de VdL ou JLM!
« En voilà un qui remet l’église au centre du village » ….mais il n’est pas français !
l’Europe, c’est « hunger game », avec 27 districts et une oligarchie miniature à 9 « commissaires », élus par aucun district et 27 districts qui doivent obéir jusqu’à la mort s’il le faut.
La puissance des faibles se caractérise par la multiplication des notions de censures. Réduire la liberté d’expression à sa plus simple manifestation, si possible insipide, favorise un vide qui laisse place à toutes les manipulations puisque pas de contradiction possible. Nous flirtons de plus en plus avec le totalitarisme.
Ajoutons à cette manifestation totalitaire l’affaiblissement de tous nos moyens de production, pour certains bradés, placer ainsi la population en survie. Ajoutons l’affaiblissement de l’instruction afin de réduire à l’insignifiance les pouvoirs d’expression de la population ainsi dépourvue de la culture propre à l’analyse et à la critique.
Ces élites font de la population un troupeau de soumis limités à bêler dans de maigres pâturages pollués par les importations. A l’image de Macron, ce petit monde est satisfait de lui. Il domine par le mépris, par l’effacement.
« En clair, les limites du débat sur des sujets politiques comme les migrations de masse, la présence des hommes dans le sport féminin, et bien d’autres, (je rajoute, les questions de genre, l’islamisation rampante, le « green deal ») sont définies par les règles de la communauté »
C’est parfaitement exact, l’administration UE veut faire taire tous les opposant à ses folies immigrationnistes, islamogauchistes et à sa dictature escrologique. Sans parler de la préparation de la disparition des espèces au profit de l’euro numérique…
Bravo au EU qui commence à comprendre que dans UE c’est une dictature c’est eu qui décide qui sera le futur président,surtout pas le peuple comme cela c’est passer en Roumanie accusé la Russie alors que c’était faut,nous avons à la téte de l’état et de UE les pirent personnes depuis bientot 10 ans.
Aujourd’hui la France est une « inaptocratie qui est un « système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d’un nombre de producteurs en diminution continuelle ». —
Superbe analyse! Et tellement vraie!
L’Europe incarne la mauvaise foi et la manipulation de ses membres.
L’Europe bafoue la démocratie et détruit les peuples qui la composent.
Il faut reprendre notre liberté.
Oui! F R E X I T ! ! !
Cessons d’être les colonisés volontaires des USA et les vassaux d’une prétendue Union Européenne aux ordres d l’OTAN et de la globalisation .
Lunaire ! Si seulement ça pouvait suffire à faire sauter le DSA, tout ce qui suit, et TOUT ce qui va suivre… Pour moi, notre salut, s’il vient, ne pourra pas venir de France. Il n’y a PERSONNE en France capable de nous sortir de cette méga ornière. IL faudra que ça vienne de l’étranger. Obligé.
« En Europe, le far-west, c’est fini. Nous protégeons nos citoyens et nos démocraties ». Et en plus, il se moquent de nous. Chacun est capable de se faire sa propre opinion sur ce qui est dit. deVilliers nous avait déjà alerté, il y a 15ans, sur la présence un peu trop invasive de Soros dans les bureaux de Juncker. Breton n’est qu’une marionnette de Soros.
Et ils ont raison !!! Sans compter l’anti Trumpiste dans les différents JT des différentes chaines (subventionnés par nos impôts) ou privées comme BFM avec idéologie du parti au pouvoir, c’est pas mieux !
On peut voir la volonté réelle de cette UE RSS, de vouloir tout censurer et surtout que la vérité sur leurs méfaits ne soient pas mis au jour mais tout va si vite que tout reste hélas pour eux et heureusement pour nous !!!
De toute façon, nous serons de moins en moins « libres » et il faut sortir de cette UE et vite, mais aucun parti à part Philippot ne le proposent, et hélas il ne pèse pas lourd et on le laisse rarement s’exprimer, et quand il peut le faire il a ……………. 15 minutes, super la démocratie quand les gauchistes qui font peu dans les urnes, eux sont partout, on n’entend qu’eux….
Tiens la dernière , ils veulent faire voter les non européens donc……..ils ne reculent devant rien !!!