Les études disent NON au transfert de la tapisserie de Bayeux
La tapisserie de Bayeux traverse aujourd’hui une étape décisive de son histoire, puisque la broderie millénaire vient d’être déplacée vers un lieu provisoire, amorçant ainsi une nouvelle phase qui soulève autant d’interrogations que d’inquiétudes. En effet, tandis que les autorités politiques ne cessent d’assurer que toutes les précautions seront prises pour garantir l’intégrité de la tapisserie jusqu’à Londres, de nombreux rapports scientifiques commandés ces dernières années mettent en garde contre les dangers liés au transport de l’œuvre.
Un déplacement récent
Depuis le 1er septembre, le musée de la tapisserie de Bayeux est fermé afin de mener de vastes travaux de transformation. Pour protéger l’œuvre durant cette période, les autorités ont décidé de la déplacer vers un lieu de conservation provisoire, toujours situé à Bayeux. Ainsi, le 19 septembre 2025, dans la soirée, la broderie a quitté le lieu où elle était exposée depuis 1983 pour rejoindre le Musée d’art et d’histoire Baron-Gérard, à quelques centaines de mètres seulement.
Le transfert, opéré au début de la nuit, s’est déroulé sous haute surveillance. Enfermée dans un caisson de bois spécialement conçu, la tapisserie a été transportée dans un camion climatisé, escortée par des véhicules de police et protégée des regards derrière des bâches et des grilles. Cette opération, aussi discrète que méticuleuse, n’est néanmoins qu’une transition. En effet, la broderie demeurera dans ce lieu sécurisé jusqu’en juin 2026 avant (sauf changement) d’être envoyée à Londres, selon la volonté d’Emmanuel Macron, pour être présentée au British Museum entre septembre 2026 et juillet 2027.
Les dangers encourus
Depuis plusieurs années, selon La Tribune de l’Art, les études commandées par l’État français alertent sur l’extrême fragilité de la tapisserie et sur les risques associés à sa manipulation. Le constat d’état de juin 2020 a révélé les déchirures et zones d’usure de la broderie, suivi par une étude préalable à la restauration en octobre 2021 et par une étude de faisabilité en mars 2022, qui s’est penchée spécifiquement sur les conditions de déplacement et sur un éventuel transport transfrontalier. Cette dernière insiste sur un point essentiel : les solutions techniques envisagées restent théoriques et n’ont pas encore été éprouvées sur une œuvre d’une telle nature.
Les risques identifiés sont également multiples. Les secousses mécaniques provoquées par la route pourraient rompre les fibres anciennes de la tapisserie. Les vibrations prolongées d’un trajet sur longue distance risquent aussi d’endommager progressivement le lin et la laine. À ces menaces s’ajoutent les manipulations inévitables et répétées, lors de l’emballage, du déballage ou des réinstallations successives, qui fragiliseront irrémédiablement certaines parties de la toile.
Les conclusions de ces travaux sont claires : il n’existe à ce jour aucun dispositif validé capable de protéger efficacement la tapisserie contre les effets cumulés d’un transport international. Les cahiers des charges techniques produits dans le cadre des appels d’offres fixent des protocoles mais ils ne constituent pas des garanties scientifiques.
Les controverses
Ainsi, dans l’état actuel des connaissances, les experts, appuyés par de nombreux conservateurs, restaurateurs et défenseurs du patrimoine, estiment, preuves à l’appui, que le transport de Bayeux à Londres comporte un risque réel et sérieux pour l’intégrité de la tapisserie. Plusieurs pétitions ont vu le jour, dont une lancée par La Tribune de l’Art, qui dénoncent ce qui peut être considéré comme un véritable crime patrimonial si l’œuvre venait à être altérée, dans l’espoir de faire annuler ce projet.
Face à ces critiques, le ministère de la Culture, la préfecture du Calvados et la DRAC Normandie se veulent rassurants. Ils rappellent que toutes les étapes seront strictement encadrées, à l’image du déplacement déjà réalisé le 19 septembre sans incident, et assurent que des études complémentaires permettront de définir les conditions optimales d’un éventuel voyage vers Londres. Un manque de confiance peut subsister, toutefois, envers cette affirmation, dans la mesure où l’étude de 2025 invoquée par le passé pour justifier la faisabilité du transport n’était en réalité qu’un simple cahier des charges techniques et non une véritable analyse objective et vérifiée. Lors d’une conférence de presse, les autorités ont néanmoins reconnu qu’aucune solution totalement sûre n’avait encore été trouvée, en particulier sur la question sensible des vibrations.
Qui, des spécialistes du patrimoine ou des décideurs politiques, aura le dernier mot sur le sort de la tapisserie ? Témoignage unique d’un épisode fondateur de notre Histoire médiévale, œuvre d'art non moins unique, il est triste de la voir aujourd’hui menacée dans son intégrité par la volonté d’un Président en fin de règne.
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43 commentaires
DESTITUTION !!!!!! Et puisqu’on condamne ce jour Nicolas Sarkozy sur des faits qui n’existent pas et sur des intentions hypothétiques, quid du financement des deux campagnes de Nullissime 1er ?
Gouverner contre le peuple, dans la cinquième république ( ARTICLE 3.
La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.), c’est pas un motif de destitution ça ?
Il est urgent de se libérer de cet homme dangereux et la prochaine fois, réfléchissez avant de voter bande de cr****s!
Tant qu’il n’aurapas été évincé de son poste, Macron n’en fera qu’à sa tête ! Nouvel exemple la Tapisserie de Bayeux.
Macron n’en est pas à son coup d’essai. Il restera dans l’histoire comme un souverain avide de réaliser ses caprices au sel but de se mettre sur le devant de la scène. Et même si tout le monde attend, qu’enfin, il tombe dans la fosse située devant cette scène … En même temps, pourquoi voulez-vous, au prétexte de sauvegarde du patrimoine, qu’il admette l’impossibilité de transporter cette œuvre alors que, pour lui, le patrimoine ça n’existe pas ?
Comme n’existe pas la dette abyssale de la France puisqu’il continue à jeter l’argent par les fenêtres. En effet, quelqu’un s’est-il posé la question du coût d’une telle opération ?…
Coût de cette opération résultant du fait du prince : 20 millions d’euros ! Mais, il parait qu’il est pris en charge par les britanniques…A suivre !
Pourquoi Monsieur Macron ne prêterait-il pas la pyramide du Louvre au Musée du Caire ? Démontages, remontages et autres transports seraient probablement moins risqués que le prêt d’une irremplaçable et fragile très vieille Dame de près de 1000 ans !
De quel droit macron se permet une telle décision sans consulter les autorités compétentes pour la conservation et la,sécurité des œuvres d’art mondialement reconnues? Il y en a maaaaarrre.
Allez Macron, il reste encore quelque chose à détruire! Lorsque nous n’aurons plus rien, on ne pourra plus rien nous prendre…
J’ai vu que les préparatifs pour envoyer cette tapisserie avaient commencé hélas !!!
Il n’aura écouté personne de toute façon
Notre histoire il s’en moque de toute façon
Et si dégradation??? QUI va payer: NI-CO-LAS. déjà le coût de ce déplacement (A/R) va coûter plusieurs millions d’€ ( 3,5 à 4)
Pour nôtre Occupant élyséen qui a nier l’existence de la culture française , cette tapisserie n’est rien de plus qu’un revêtement décoratif mural que l’on peut prêter a ses meilleurs amis .
Et puis, en plus, si cette tapisserie est détériorée, ce ne sera pas grave puisque Nicolas payera. Hollande avant Macron l’avait dit: ça ne coute rien puisque c’est l’état qui paie!
C’est hélas ça, aucun respect
On demandera à dame Brigitte de la restaurer, elle qui a « refait » la déco de l’Elysée…
Le fait de l’avoir déposée en raison des travaux est une occasion unique pour effectivement la prêter pour l’exposer ailleurs, et c’est une affaire de spécialistes habitués à ce genre d’opérations et conscients des risques effectivement encourus… Gardons-nous d’écouter seulement ceux qui s’y opposent, peut-être pour des raisons plus politiques que patrimoniales!
Ils veulent la voir, qu’ils viennent en France.
Macron a dit oui « quoi qu’il en coûte « . EXECUTION!
Si cette tapisserie historique est dégradée ou au pire irréparable, on pourra attribuer ce fait d’arme à ce président narcissique, obtus et entêté.
peut être…mais on l’aura perdue dans son intégrité
….on pourra l’exposer…par lambeaux…..dans plusieurs sites…..
Ce président puérile aura autant détruit que les antifas .Et il continue
Ce prêt est une stupidité absolue d’autant que les Anglais en ont une très belle copie depuis plus d’un siècle, commande d’une riche mécène anglaise. Nous avons en France, créé Lascaux II, pour préserver l’original. Il faudrait, peut-être, un peu logique dans la politique de conservation du patrimoine national. Ce n’est pas parceque sa majesté le Prince l’a dit qu’il faut le faire. l’autre majesté , la vraie, peut comprendre que ce n’est pas faisable. EM a déjà des vitraux à son actif, cela devrait lui suffire.
Viendrait-il à l’idée des Egyptiens de faire voyager la barque solaire conservée avec mille précautions au pied de la pyramide de Keops ?
Et c’est pas fini…